4.5/10

A bout portant

Un shônen explosif qui se classe dans la série des divertissements dont on n'attend pas grand-chose à part quelques scènes d'action inspirées...

En l'an 20XX, la police doit faire face à une recrudescence de la criminalité. Débordée, elle fait appel à une police civile qui agit sous ses ordres.Mikuru Nazumé est un agent de la police civile Minkei . Lycéenne, elle partage son temps entre l'école où les garçons sont fous d'elle et la lutte contre la criminalité, avec, comme fidèle compagnon, son pistolet "Bren Tren". Elle met un point d'honneur à capturer ses ennemis sans les tuer.

A Bout Portant
A Bout Portant
Les actioners pur souche nippon sont une caste de mangas particulièrement prisés par leur côté rentre dedans et allant à toute berzingue. Pour autant, les réussites critiques sont souvent rares à cause de schémas répétitifs et de personnages au QI au raz des pâquerettes. A Bout Portant n'en est qu'une nouvelle illustration. A la manière de titres aussi explosifs que Geobreeders, Tetsuwan Birdy ou Venus Versus Virus, il essaye de faire son trou en se plaçant dans le cadre "propice" du drama school. On se croirait presque dans Rose Hip Rose (les deux titres datant quasiment de la même époque) avec une héroïne à la gâchette sensible et un jeune homme faiblard qui ne cesse de vous rappeler Ken-ichi , le disciple ultime par son côté froussard, maladroit et prise de tête. Un scénario peu engageant qui ne va aller en s'améliorant et dont le duo de personnages principaux ne dégage pas énormément de charisme par leurs réactions prévisibles et des quiproquos relativement peu nouveaux en la matière, d'autant plus qu'un peu de (léger) fan service permet au mangaka d'adapter son shônen à la mouvance actuelle sans y gagner quoique ce soit car totalement gratuit.

Les scènes d'action sont plutôt bien menées avec un enchevêtrement de gunfights au découpage extrêmement actifs. Ce point est constamment mis en avant et réveille l'attention du lecteur dès qu'une bataille éclate au travers de ce triste tableau. A Bout Portant bouge beaucoup, explose dans tous les sens mais cela se montre rarement suffisant pour convaincre. A la manière du découpage des pages, ledessin se montre lui aussi très actif, servant bien les scènes d'action mais le chara design trop classique lui fait perdre ce bénéfice. Et ce schéma installé dès le premier volume n'évolue plus, les personnages secondaires et les nouvelles missions venant agrémenter l'intrigue principale n'arrivant pas à élever le niveau.

Le manga se lit comme un joyeux défouloir pas vraiment inspiré mais tout juste bon à vous titiller les yeux un petit moment. Une sorte de divertissement "boum boum pan pan" amusant sur l'espace de quelques chapitres, voire volumes mais qui lasse tout de même assez rapidement par la répétition des situations et son ton shônen des plus classiques.
A découvrir

Akihabara@Deep

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