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T'Abuses Ikkô !

Tourner la religion en dérision avec un bon gros shônen pantsu des familles. Petites culottes au milieu de la pureté traditionnelle du bouddhisme, T'Abuses Ikkô ! se fait le chantre de cette réunion improbable d'un apprenti moine se découvrant des super pouvoirs incongrus à la vue des dessous ou attributs féminins. Rien de bien nouveau mais ce mélange de Tennen et de Love Hina a le mérite de mener son entreprise à bien juste pour rire sans prise de tête.

Hajime no Ikkô

T'Abuses Ikkô !
T'Abuses Ikkô !
Ikkô Hatanaka, jeune garçon de 16 ans, vient d'intégrer le temple bouddhiste Saienji pour y suivre une formation de moine à la demande de ses parents. Il rejoint ainsi sa grand-mère, la Grande Prêtresse et plusieurs jeunes filles venues elles aussi suivre une formation. Un garçon gaffeur et pervers peut-il atteindre la sérénité au milieu de six superbes créatures ? En tous les cas, une telle vision de bonheur réveille en lui ses instincts de « Super moine », lui permettant d'exorciser n'importe quel revenant ! Mais la route est encore longue pour ce jeune scarabée avant d'atteindre le nirvana...

Bouddhisme et culottes. Bah oui, T'Abuses Ikkô ! pourrait laisser entrevoir de grands yeux écarquillés à la vue de son scénario et son enchaînement de chapitres suivant la ligne directrice de tout manga du genre. Avec un schéma classique de comédie romantique voyant notre héros masculin confronté à la vue d'abominables filles en pleine puberté, comment peut-il conserver son calme et sa pureté originelle ??? Difficile ! Pour autant, les tentations, aussi fortes soient-elles, le laissent de marbre... ou pas. Comme tout adolescent qui se respecte, Ikkô demeure bouche bée devant certaines scènes le mettant nez à nez avec le genre féminin. Et à la manière des oeuvres de Ken Akamatsu, le voilà la tête la première contre une poêle à frire ou une batte de base-ball à subir un châtiment pour une situation non désirée. Une fois, ça va. Deux fois, ça va. Mais trois fois, bonjour les dégâts. Et comme un énième manga de genre, T'Abuses Ikkô ! tire sur la chevillette mais la bobinette ne cherre plus. Trop usé. On assiste aux éternels mêmes scènes déjà vus dans d'autres mangas de genre, comme des passages obligés aux shônen de comédie romantique jusqu'à boire le calice jusqu'à la lie...

Ikkôkotame

La religion n'est qu'un prétexte au scénario avec son petit côté traditionnel bien pensant et ses courtes explications bien mieux développés dans Tennen, ou mieux Bouddha pour mettre en scène le pantsu à fond. Dans toute sa lourdeur, T'Abuses Ikkô ! possède tout de même son côté rafraîchissant avec son personnage principal torturé entre son devoir et ses envies mais pathétique en ce qui concerne les relations humaines. Et comme souvent, dans ce type de shônen, les personnages secondaires se révèlent bien meilleurs. Bien sûr, pas les filles au look et comportement stéréotypés mais la grand-mère, petit délice d'humour méchant et dirigiste, chef respectable de ce groupe d'adolescents idiots.

Niveau dessin, on ne relèvera pas spécialement de positif. Le trait dynamique sert les personnages simplement avec une bonne grosse resucée du genre : caractères super expressifs jusqu'aux débordements intempestifs, remplissage presque absent, idem pour les détails. De l'autre côté, gros plan bien orienté fan service sur les parties charnues et opulentes du corps féminin et positions suggestives, voire légèrement déshabillés qui combleront tout amateur en la matière. La mise en scène comblera le lecteur avec un événements à toute page mais moins le lecteur averti qui remarquera que les bouilles rondes et les yeux démesurément pleureurs des élèves féminines de l'internat laissent véritablement à désirer dans ce chara design ultra conservateur.

Bon, autant le dire, on ne prend pas un grand plaisir à lire les aventures d'Ikkô après plus de trois chapitres car le caractère répétitif et sempiternel du genre comédie romantique sous forme de chapitre amusant n'apporte pas grand-chose au genre. Remettez-vous devant un vrai manga avec une bonne histoire comme Video Girl Aï et qu'on n'en parle plus. Une bonne fois pour toutes.

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5 commentaires

  • Prospero

    15/03/2007 à 08h53

    Répondre

    Et dire qu'il a fallu un dessinateur et un scénariste pour produire ça.

    Mon dieu.

  • juro

    15/03/2007 à 10h19

    Répondre

    Et il existe aussi une version animée... c'est presque forcée pour ce genre de best-seller.

  • Anonyme

    30/08/2007 à 23h45

    Répondre

    Juro, le mec qui ne connaissait que Video Girl Aï, et qui aimait faire remarquer dans toutes ces critiques que lorsque c'était du déjà-vu, c'était nul...


    Excellente série pour ma part


    ("oh l'autre il argumente même pas eh...")


    Des femmes toutes nues, donc des gros lolos, des bonnes fesses bien rebondis : j'adooore


    ("tsss espèce d'obsédé va, encore un bouffon qui lit que des ecchi, tsss c'est même pas un vrai fan de manga...")


    Une série hilarante

  • juro

    31/08/2007 à 18h53

    Répondre

    Oh non, Batou, c'est toi le plus hilarant [img]http://www.krinein.com/forum/images/smilies/bwehe.gif"%20border="0[/img]).


    Par contre, on serait enchanté que tu nous montres ce que tu as aimé (sincèrement). Mais je crois qu'il ne faut pas trop y compter...




     

  • Anonyme

    12/02/2010 à 10h27

    Répondre

    Ce  mangas est vraiment trop bien,de l'action de l'humour.

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