5.5/10

Akihabara@Deep

Un manga avec plein de hackers, d'ordinateurs et un vilain conglomérat. On aurait presque pu voir Akihabara@Deep comme une allégorie des petites entreprises contre Microsoft. Mais en fait, pas du tout...

Kôji Shima est un jeune homme qui peine à trouver un job. Ses recherches d'emploi le mènent dans le quartier tokyoïte d'Akihabara, où il découvre le monde des « Otakus », des « Cosplayeuses » et des bars où les serveuses sont déguisées en soubrettes sexy. Il y fait la rencontre d'un groupe d'adolescents qui ont pour mission de gérer un site internet dont le nom est « Le garde du corps de Yui ». Ce site a pour vocation de protéger le quartier d'Akihabara et ses habitants de tous les problèmes générés par d'éventuels « hackers » mal intentionnés. Kôji, grâce à ses compétences informatiques hors normes, va tout naturellement intégrer cette équipe et donner ainsi un sens à sa vie.

Akihabara@Deep
Akihabara@Deep
En avant pour un manga traitant de technologie ! Akihabara@Deep présente une équipe de hackers réuni autour d'un beau projet, bien candide mais qui va se révéler terne au fur et à mesure des volumes par un manque de rythme évident dans le dénouement. Avec un ensemble de petits génies informatiques luttant contre la grosse société dominatrice, le scénario pouvait pencher du bon ou du mauvais côté de la balance, ici il connaît un bon départ avant de glisser sur la pente de la mauvaise inspiration avant de connaître un soubresaut avant la dernière ligne droite. Mais ce seinen au ton très shônen se montre sous un jour finalement assez classique avec son manichéisme flagrant et des personnages clichés dont on aurait bien aimer se passer. Néanmoins, le titre fait son petit effet dès qu'il parle de nouvelle technologie car même en y étant peu sensible, il est aisément accessible et explique avec simplicité son discours. Un peu comme Tokyo Toybox (qui le fait de manière encore plus ludique), Akihabara@Deep, joue du contexte des nouvelles technologies pour parler d'autre chose, de valeurs symptomatiques d'amitié et d'entraide de personnages partageant une même passion. Le problème réside dans la linéarité des propos amenant le scénario à se chercher entre son postulat de départ et son dénouement car même si les auteurs tentent bien d'y insérer une hsitoire de rivalité amoureuse et de nouveaux personnages secondaires, on se demande bien l'utilité de ce genre de propos.

Graphiquement, on sent une influence shôjo derrière Akihabara@Deep avec son chara design très typé et ses mentons en "V" mais un gros effort a été réalisé pour trouver un découpage actif rendant les quelques scènes d'action un poil plus intérressantes avec des effets de style "cinématographiques" (ralenti, etc...) ainsi que sur le remplissage. Du coup, le mélange donne une bizzarerie assez particulière dont on ne saurait dire si elle est plaisante ou repoussante.

Au final, un petit manga tiré du catalogue de 12bis qui ne marque pas son territoire plus que cela mais dont les quelques bonnes idées laissent entrevoir le travail d'une association scénariste / dessinateur appelé à être revu. 
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