7.5/10

Alter

Les aventures d'un flic qui retourne sa veste en perdant la notion du bien et du mal. En reprenant les classiques de la SF et le traitement du film Renaissance, Alter soulève la fonte très haut !

Connaissez-vous Marcus Donovan ? Droit et intègre, on dit qu'il est le meilleur flic de la ville. Un soir d'avril, il arrête Georges Tarot, dealer de drogue et ex-leader de la division 11, l'unité dont il rêvait de faire partie. Violent et imprévisible, il est dépendant d'une drogue appelé Connaissance. Il abandonne la femme qu'il aime lorsqu'elle a le plus besoin de lui. Jusqu'où ira-t-il au nom de la justice ?

Alter
Alter
Shogun nous avait déjà proposé des titres permettant de se faire une idée sur les points forts d'un bon manfra avec des titres comme Sanctuaire Reminded ou Tengu-do. Il y aura aussi Alter désormais. En se basant sur un scénario au demeurant assez simple et avec des transitions manquant de clarté et sur un graphisme rappelant sans cesse celui du film d'animation Renaissance, le quatuor d'auteurs crée un univers futuriste dans lequel une organisation parallèle à la police joue les terroristes afin de contrer une menace venue de l'espace. On se laisse happer par le destin de Marcus Donovan, type peu commun, assez renfermé et avec une idée fixe en tête : coincer l'homme qui lui a refusé l'accès à une brigade prestigieuse : Georges Tarot. Alter un actioner pur et dur qui ne fait pas la dentelle et avance rapidement. Mais c'est tellement bien fait et le rythme suffisamment soutenu pour avoir envie de connaître la suite. L'univers d'Asimov n'est pas si éloigné non plus et les auteurs se plaisent à utiliser tous les pans de la SF pour enrichir leur univers.

Comme dit précédemment, le Noir et Blanc est utilisé de manière à concevoir des phases d'ombre et lumière qui rendent justice à la fois au côté polar et à la SF. Les deux sont totalement imbriqués l'un dans l'autre et on prend un malin plaisir à voir évoluer Marcus Donovan dans ce monde fourmillant de détails à travers un découpage faits de grandes bandes horizontales du meilleur goût pour pouvoir apprécier au mieux le rendu de ce grand format. Alter exprime beaucoup de sentiments à travers son dessin. Si on pourra toujours reprocher un certain manque de profondeur dans les explications amenant à un dénouement très rapide, le manfra se lit bien et donne quelques envies supplémentaires de s'intéresser aux publications françaises.

Un petit titre appartenant autant à la BD qu'au manga pour un résultat intéressant mais qui demande confirmation, notamment en creusant les thèmes en profondeur. Une lecture comme on aimerait en voir plus souvent chez Shogun capable du meilleur comme du pire...

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