5.5/10

Atori

Une chasseuse et des démons, la Buffy nippone se prénomme Atori et elle possède son manga à elle. Seulement, elle commence couçi-couça sa période d'essai

Atori a un job à mi-temps peu commun : chasseuse de démons ! Après les cours, elle part traquer ses proies pour le compte d'une mystérieuse organisation appelée "N.U.E". Pour ce faire, elle dégaine un sabre redoutable caché dans sa chevelure. Mais cette jolie lycéenne a tout oublié de son passé et souffre de se savoir mi-humaine mi-démon. Elle a néanmoins su mettre à profit cette particularité pour s'entourer de nombreux amis, tant humains que de l'Au-delà. Si jusqu'à maintenant, sa vie était plutôt paisible, une ombre hostile plane désormais au-dessus d'elle...

 

Atori
Atori
Par son côté fantastique et un léger fan service, Atori se place comme un shônen qui n'en demandait pas tant pour se confondre dans la masse. Les aventures d'Atori se déroule dans un univers fantastique qui rappelle tout shônen moyen du genre avec de l'action en quantité et une dose d'humour vraiment amusante en parallèle. Comme tout drama school qui se respecte, les lycéennes vues par en dessous sont légion mais si chaque chapitre en possède une dose, le véritable attrait d'Atori réside dans ses scènes d'action et le background en devenir de son héroïne. En dépit de quelques trouvailles sympathiques dans les premiers volumes, le titre se révèle plan-plan. Un démon, une intrigue minimaliste, pif, paf, pouf, épreuve suivante... Le schéma éculé a fait ses preuves et montre qu'il a encore de beaux jours devant lui.

Ce n'est pas non plus le chara design qui marquera les mémoires. Juste bien sans proposer une foultitude d'originalité, le trait s'exprime mieux dans les scènes d'action (encore heureux...). Le chara design n'est pas très aguicheur mais le bestiaire développé commence à se montrer agréable en reprenant le folklore nippon dans la plupart des cas. Pour le reste, le découpage marche plutôt pas mal avec frénésie aux moments clés sans en faire des tonnes. La répétition de scènes de fan service laisse tout de même dubitatif par leur gratuité constante...

Si l'intrigue autour de la personnalité d'Atori constitue l'unique attraction du titre, on reste tout de même circonspect à plusieurs points de vue, notamment au niveau du potentiel du shônen dont l'originalité demeure bien faible et répétitive. C'est cruel mais il semblerait que la chasseuse se soit fait surprendre par le démon du petit shônen pépère et sans vague...

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