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Baby Pop

Le troisième titre de Yayoi Ogawa édité par Kurokawa. Drôle mais peut sans doute mieux faire aux vues des précédents...

Alors qu'elle est encore une petite fille, les parents de la jeune Nagisa divorcent. La mère de Nagisa obtient la garde sa fille mais décède subitement dans un accident. Nagisa va devoir vivre avec le nouveau compagnon sa mère : Ryunosuke. Malheureusement pour eux, ils ne se supportent pas. Trentenaire, photographe, bon vivant, débraillé, Ryunosuke, représente tout ce que la jeune fille déteste. Pourtant, elle va découvrir très vite qu'il ne faut pas toujours se fier aux apparences, et que sous ses airs d'hédoniste que rien ne touche se cache un beau-père attentif qui veillera sur elle... qu'elle le veuille ou non !

Baby Pop
Baby Pop
Yayoi Ogawa est bien connu des amateurs de shôjo et de jôsei avec ses précédents titres Candy Life et surtout Kimi Wa Pet. Kurokawa, éditeur de ces deux titres, ne voulait pas s'arrêter en si bon chemin et s'est donc adjugé Baby Pop, un dyptique autour d'une relation entre une héroïne et son beau-père déluré et inconscient. Vous comprendrez évidemment que le titre va partir dans un déluge de situations rocambolesques et autres quiproquos dans lequel le personnage de Ryunosuke va tenir le rôle principale par son côté loufoque et complètement absurde, à l'instar des autres personnages adultes du titre. Car finalement, les personnages adolescents s'avèrent fades et peu intéressants dans leur développement personnel. La relation belle-fille / beau-père étant traité superficiellement, il ne reste plus que les gags à Baby Pop pour attirer l'attention et ceux-ci s'avèrent rondement menés avec des situations souvent drolatiques conférant à la mangaka un titre moins bon que sa saga mais meilleur que son one-shot. L'univers développé ne comble pas totalement le manque de scénario et on assiste uniquement à des confrontations générationnelles sur un ton drôle et simple. Les rôles des personnages sont inversés mais la mangaka rajoute une dose de sentimentalisme débordant lors des instants cruciaux qui finissent par tourner le tournis.  

Forcément, Ogawa en fait beaucoup, plus même que dans Kimi Wa Pet, mais son credo marche encore car elle arrive à se renouveler en installant des situations pas toujours évidentes avec une absurdité flagrante mais aussi une naïveté permanente qui dessert le titre à de nombreux égards. Si elle reste dans des carcans connus, son trait est sensiblement identique à celui qu'elle proposait dans ses autres oeuvres, à savoir un trait portant plutôt sur le jôsei avec un chara design plus adulte et un remplissage approchant du néant. L'édition étant plutôt soignée, le titre n'en demeure que plus facile à lire.  

Baby Pop c'est deux volumes sans grande consistance mais qui apporte plus de rire que d'émotions. il reste un titre mineur dont on ne garde un maigre souvenir passé quelques temps, rappelant uniquement le bon souvenir de Kimi Wa Pet.

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