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Bahut des Tordus (Le)

Avec un titre aussi explicite que Le Bahut des Tordus (Cromartie High School), les souvenirs des séries japonaises comiques mettant en scène des étudiants complètement barges et profondément ancrés dans la bêtise la plus profonde ont tôt fait de ressurgir. Le Bahut des Tordus ne fait pas dans la finesse...

Avec un titre aussi explicite que Le Bahut des Tordus (Cromartie High School), les souvenirs des séries japonaises comiques mettant en scène des étudiants complètement barges et profondément ancrés dans la bêtise la plus profonde ont tôt fait de ressurgir. Considéré comme un croisement entre Le Collège Fou Fou Fou et Racaille Blues, cette nouvelle production animée se devait d'aller encore plus loin dans l'humour déjanté. Et à scénario déjanté, risques multipliés. Voir le scénario partir en vrille ou taper un peu plus fort sous la ceinture que ses prédécesseurs, Le Bahut des Tordus ne fait pas dans la finesse. Drôle mais...

Freddie Mercury feat. Gorillaz

Le lycée Cromartie est spécialisé dans l'accueil des « jeunes sauvageons » coupables de multiples larcins. Les casiers judiciaires affolent les statistiques alors que les terribles ‘furyos' se préparent à une nouvelle rentrée sous le signe des gnons et des dents cassées. Seule erreur de casting, Takashi Kamamiya, ne possède aucun titre de noblesse pour faire valoir son rang de furyo local, c'est-à-dire aucune ligne sur son casier judiciaire. Au beau milieu de Cromartie, cette situation est totalement improbable mais elle ne décourage pas celui qui va s'imposer comme le nouveau boss du pire lycée du Japon, le ramassis des pires jeunes crapules. Des crapules aux faciès improbables comme un sosie de Freddie Mercury muet, un gorille artiste, un mécha nul en mécanique et toute une bande de pseudo voyous qui cachent leurs rêves derrière des rêves délirants. Les autres lycées prétendant au trône du pire lycée ont du mouron à se faire...

Parler d'un scénario en ce qui concerne Le Bahut des Tordus relève de la pure fantaisie. Les épisodes sont construits de manière à enchaîner les situations les plus folles et inédites car si le sujet a été épuisé par de multiples adaptations, l'humour burlesque caractérisant les épisodes arrive à donner un rythme conséquent. Seul problème, les événements sont présentés de manière décousue et le foutoir prend la forme de succession de saynètes sans enchaînement concret. A partir d'un délire ou d'une réflexion rondement menée, chaque nouvel épisode s'engage à fond dans l'improbabilité totale provoquant rires et soupirs en onze minutes. Tout n'est pas drôle dans l'anime et les passages lourdingues sont très longs, à croire que les scénaristes partis dans une surenchère de coups bas s'enfoncent inconsciemment dans les tréfonds de leur inspiration. Point positif, peu de baston gratuite pour faire des jeux de mots simplistes.

La mauvaise éducation

Le bas blesse au niveau de l'animation. Les plans sont souvent fixes, peu aguichants jusqu'à vraiment moches sur des tons grisâtres qui rebutent l'oeil. Les personnages sont peu expressifs à cause d'un chara design qui les fige en permanence dans leurs poses classiques de ‘voyou' sur des décors unicolores ou retrouvables dans des animes vieux de dix ans. Ce petit côté kitch voulu ne dessert pas forcément l'anime et le plaisir procuré mais nécessite un temps d'adaptation pour accrocher pleinement au reste. Les personnalités des personnages restent le point le plus sympathique avec des caractères de furyo présentant des faiblesses inavouables à leur milieu sous peine de perdre le respect de leurs ‘camarades' : le chef des secondes toujours digne mais malade en transport, le fier furyo brimé par sa mère ou un autre au visage terrorisant désireux de faire de l'humour et fan de personnages kawaï. L'intérêt de l'anime passe essentiellement par le contraste entre la personnalité de façade du furyo et sa réelle personnalité.

L'OST ne restera pas dans les mémoires avec un titre de J-Pop plus que moyen et des BGM peu ragoûtantes laissant un goût d'inachevé de ce côté. Les bonus sont assez pauvres avec les habituelles bandes annonces des autres produits de Kaze, la galerie des personnages et les publicités japonaises annonçant l'anime et le jeu vidéo. La bonne idée vient du packaging typé selon le personnage du mecha de la série.

Au final, Le Bahut des Tordus ne relève pas le niveau mais se laisse regarder sans réfléchir car après tout c'est bien de rigolade dont il est question et l'humour soit très niais, soit réussi parvient tout de même à sauver la mise à l'anime même si les lacunes techniques sont ennuyeuses. Bref, un ‘anime de genre' pour se détendre...

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1 commentaires

  • Anonyme

    11/10/2008 à 03h20

    Répondre

    le language utilise dans l'article est des plus douteux. la mise en valeur dans l'introduction, qui fait tres commercial fanboy, est detruite par une conclusion opposee qui ne voit meme pas les vrais defauts de la serie. les scenes figees, qui ne concurrencent pourtant meme pas violinist of hameln(champion invaincu des slideshows), ne sont pas si derangeants. Par contre, passer 10 minutes, soit un episode entier, sur une seule blague du manga, c'est parfois pas du tout assez et ca donne l'effet de tirer en longueur.


    l'OST n'a rien d'exceptionnel, excepte son opening accrocheur.


     Cela en fait un anime raisonnable, pas specialement mauvais, mais nettement moins bon que le manga.

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