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Beet the Vandel Buster

Beet est une démonstration, un exemple parfait de ce que l'on peut faire sans aucune imagination mais avec du travail. Un parfait shônen pour les boulimique de Daï

Le monde du shônen est un monde merveilleux. Et ce n'est pas Kana qui va dire le contraire. Editeur de Naruto, Hunter X Hunter, Shaman King et de bien d'autres, il a fait du manga pour adolescents son fond de commerce. Malheureusement pour lui, il est arrivé trop tard sur le marché, et c'est Glénat qui lui a volé Dragon Ball Z, et Fly est parti chez J'ai Lu. Qu'a cela ne tienne, il éditera Beet, le manga qui n'est qu'un croisement de ces deux succès. Et si la qualité n'est pas forcément au rendez-vous, il s'agit là d'un exemple de recyclage assez impressionnant.

Beet the Vandel Buster
Beet the Vandel Buster
Beet est un gosse. Un sale gosse même. Du genre à traîner dans les pattes des aventuriers les plus costauds du coin. Même quand ils se battent contre un Vandel extrêmement puissant. Et ça, c'est pas très malin. Les Vandels, ce sont tout des même des démons qui prennent très à coeur leur rôle de destructeurs de l'humanité. Et forcément, l'effet est à peu près le même que lorsque l'on va jouer sur une autoroute : on finit plus ou moins mort. Heureusement, les héros sont gentils : ils sacrifient leur vie pour sauver celle de Beet, en lui transférant leurs Saïga, la matérialisation de leurs pouvoirs. En faisant cela en plein milieu d'un combat, ils sont sûrs de mourir, mais le jeune Beet a un coeur tellement pur, il ne peut pas mourir ! Lorsqu'il reprend connaissance, les guerriers sont morts, le mal à triomphé. Mais sa décision est prise : il deviendra un Buster, un chasseur de Vandel, un défenseur de la veuve et de l'orphelin. Il le jure sur les Saïgas que lui ont légué ses héros.

Le mot que vous cherchez après avoir lu ce résumé, c'est "shônen". Ou bien "consternant". Tout dépend de ce que vous pensez du genre. En soit, ce n'est qu'un manga de combat de plus, qui n'a pour seul défaut que celui d'avoir un background très faible. La quête du héros qui veut devenir fort est un thème récurent dans tous les shônens, mais tout les shônens n'osent pas se baser sur l'idée de "je veux devenir le grand gentil". Généralement, le but du héros est de devenir plus fort. Ils ne sont pas tous emplis d'un tel humanisme. Mais Hunter x Hunter l'a montré, même avec un thème aussi naïf, il est possible de faire un manga relativement sombre. Dommage qu'ici ce ne soit pas le cas. Beet est une série binaire : les gentils contre les méchants. Les gentils sont des enfants beaux et forts, les méchants sont des démons dont le but est de détruire la terre. Simple, clair. Niveau intellectuel requis pour appréhender le concept : rien ou presque. On est atterré devant tant de naïveté et tant de pauvreté scénaristique. Le seul manga qui avait osé faire aussi simple et binaire était Fly, il y a déjà quelques années. On ne s'étonne donc pas de trouve au scénario la personne qui avait déjà commis Fly.

Petit jeu : que partage Beet et Fly en plus de leur scénariste ? Réponse : leur dessinateur ! Je ne m'étendrais pas plus sur les parallèles que l'on peut faire entre les deux "oeuvres". Beet n'est qu'une resucée de Fly, avec juste un dessin plus moderne, et un nouveau nom pour les méchants. On sent également l'influence de Dragon Ball sur cette série. On retrouve énormément de Freezer, Cell et consorts dans le design des méchants. Le fait que Inada (le dessinateur) ait été l'assistant de Toriyama n'est sans doute pas étranger à cela.

Et pourtant, en dépit de tout ce que l'on peut dire de manière assez objective sur les défauts de ce manga, on ne peut pas nier que l'ensemble est travaillé. C'est certes du réchauffé, mais la recette de base prend. Il suffit - pour vraiment apprécier - ce manga de ne pas avoir dans ses références personnelles Fly, et de ne pas être choqué par l'extrême naïveté de l'ensemble. L'histoire est bien construite, le dessin soigné, les personnages attachants (même si leurs personnalités sont très pauvres). Les auteurs connaissent leur travail. Beet est une démonstration, un exemple parfait de ce que l'on peut faire sans aucune imagination mais avec du travail.

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A propos de l'auteur

    5 commentaires

    • Kyosuke

      19/04/2007 à 20h05

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      Over Dose de Shonen, serie fade, ennuieuse, du shonen stéréotypé et nul comme c'est pas possible (avis perso.).

      Mais j'ai un profond respect pour les auteur, parce que l'épée du hero merite son nom de divine, son charac. design est magnifique, c'est sa seule épée toute plate-forme confondu a pouvoir porter le nom de divin.

    • Anonyme

      19/04/2007 à 20h44

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      Je dirais qu'en l'état actuel des choses, Beet the vandel Buster n'est certainement pas un must.

      Réutilisant à souhait les formules qui ont fait le succès de la série fly alias Dragon quest, Beet pêche par son manque d'originalité et son côté un peu vieillot (le dessin n'utilise pas du tout la nouvelle vague de dessin plutôt rough et dynamique, style one piece, dream land etc..)

      Cependant, c'est le type même de série pouvant devenir sympa lorsque l'on rentre un peu dans l'univers et que l'on attend sagement d'avoir lu un dizaine de tome. Plus c'est long, plus c'est bon ^^ . Un série moyenne donc (l'animé est vraiment mauvais), mais qui pourrait s'avérer pas si mal sur la durée. De toute façon, la série devrait s'arrêter en cours car pour le moment le mangashi (magazine de prépublication) qui le prépublie, monthly jump, doit cesser de paraître cet été...

    • rambijey

      19/04/2007 à 20h46

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      eurk, j'avais oublié de m'enregistrer (je suis l'auteur du précédent message). Un forum où l'on n'est pas obligé de s'enregistrer pour poster, étonnant ^^

    • Castel

      20/04/2007 à 10h25

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      La seule chose qui pourrait sauver la série ce serait des méchants à la hauteur, comme Fly avait su nous en présenter et qui participait de la saveur de ce titre, comme Myst, Kilvan et Hadora

    • Kei

      20/04/2007 à 13h01

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      Effectivement, quand on s'inflige 15 tomes d'une série, on finit par s'attacher aux personnages. Ca s'appelle le syndrome de Stockholm...

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