7/10

Black Jack NEO

Une adaptation récente d'un des meilleurs manga de Tezuka par l'auteur de Battle Royale ! Ca saigne toujours autant !

Celui qu'on ne présente plus, le médecin des causes déjà perdues, nous revient en dandy longiligne à lavallière pour une série d'histoires moins centrée sur la médecine mais plus sur des existences individuelles, comme cet ex-espion d'une certaine république de K qui, mal dans sa peau d'homme, a fui son pays et est devenue chanteuse, ou ce lutteur de K1 mal dans sa peau d'homme violent.

Tezuka forever

Black Jack en chair...
Black Jack en chair...
Black Jack en chair... L'univers de Tezuka revu par l'auteur de Battle Royale, ça peut paraître surprenant sur le papier et cela apparaît une nouvelle fois comme lancer la carrière d'un mangaka à travers un clin d'oeil poussé à une série reconnu comme l'un des fleurons de la BD nippone. Certainement mais Black Jack NEO possède d'autres arguments. On peut se poser énormément de questions sur Taguchi en connaissant son passé plutôt orienté vers des titres avec beaucoup d'action pour déboucher sur une série aussi riche en sentiments dramatiques de toutes sortes comme celle-ci. Néanmoins, la chance donnée à l'auteur est exploitée sans brio mais avec une idée sympathique : faire se rencontrer les différents héros du maître (Princesse Saphir, Astro Boy...) et d'autres moins connus (Vampires, L'Enfant aux Trois Yeux, Ayako...) par l'intermédiaire du médecin en noir. Mais cela tourne plus à une démonstration de la connaissance de l'univers en question qu'à une nouvelle vision porté sur l'oeuvre. Black Jack se trouve soumis à des aventures que Tezuka n'aurait pas renié mais qui n'apporte rien de novateur au mythe. Les scénarios prolongent les pérégrinations du médecin avec des thématiques actuelles (notamment celles de Saphir).

Si le fond contentera tout amateur d'une bonne aventure de Black Jack, la forme prend une tournure radicalement différente par rapport à l'oeuvre originale. Masayuki Taguchi offre un spectacle servi en grandes pompes avec un trait qui force le respect mais qui donne des allures bizarres à certains des personnages l'univers tézukien. Notre héros se retrouve avec une coiffure ressemblant à celle d'une popstar nippone sur le tard, Pinoko évolue sous la forme d'une mini lolita... A l'inverse, la mise en scène est brillante alors que le découpage et le remplissage sont largement à la hauteur. La meilleure adaptation pure et dure de Black Jack jusqu'à maintenant après les divers soupes commerciales ressorties sur le sujet provient de la main inattendue de Masayuki Taguchi. L'auteur a su se mettre au profit de Tezuka sans beaucoup le renouveler pour offrir un titre correct sans être surprenant. Un bon moyende compléter une série maîtresse en seulement deux volumes.

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