7.5/10

Bleach: The Diamond Dust Rebellion

Second épisode stand-alone destiné au grand écran au pays du solei levant, ce Bleach: Diamond Dust Rebellion est une vraie réussite du fait du sérieux apporté à sa conception par le studio Pierrot.

Alors qu'il ramène à la Soul Society le « sceau du roi », un artefact ancien qu'on dit imprégné d'une formidable puissance, un convoi dirigé par le capitaine de la 10ème division du Gotei 13, Hitsugaya Toshiro, est attaqué par un mystérieux individu qui s'empare de la précieuse relique. Hitsugaya, qui semble connaitre cet agresseur qui maîtrise comme lui le pouvoir de la glace, abandonne son poste et se lance à la poursuite de ce dernier. Devant sa disparition soudaine et celle du sceau, la Soul Society déclare sa traitrise et ordonne sa capture immédiate ainsi que son exécution. Mais quelques Shinigamis, dont Kurosaki Ichigo, refusent de croire de croire que leur compagnon les a trahis. Afin de retrouver le « sceau du roi » et laver l'honneur du capitaine Hitsugaya ils vont se lancer sur les traces du mystérieux voleur et découvrir un terrible secret enfoui dans l'histoire de la Soul Society.

Ichigo aimerait bien comprendre ce qu'il se passe
Ichigo aimerait bien comprendre ce qu'il se passe
Bleach : The Diamond Dust Rebellion
est le deuxième long métrage tiré du shonen à succès de Kubo Tite et se concentre sur un personnage d'ordinaire un peu en retrait dans la série, le capitaine Hitsugaya. Surtout destiné aux inconditionnels de la série (car ceux qui ne connaissent pas l'univers de Bleach risquent de se sentir largués, comme c'est d'ailleurs souvent le cas pour beaucoup de longs métrages adaptés d'une série fleuve, et celle là compte quand même plus de 200 épisodes) le film n'en demeure pas moins de qualité grâce à une réalisation soignée et très rythmée. Paradoxalement c'est aussi ce qui le plombe un peu, car on reste sur sa faim quant à l'élément principal de l'intrigue, à savoir la relation entre Hitsugaya et le voleur du sceau. Le réalisateur Abe Noriyuki n'en fait d'ailleurs pas mystère dans l'interview qui lui est consacrée dans les bonus du film, quand il déclare que s'il avait disposé d'une durée de projection plus longue lui et son équipe auraient insisté plus en détail sur le lourd passif et les relations qui unissent ces deux protagonistes. Le choix final aura donc été de privilégier la nervosité du récit au détriment d'un scénario plus profond, mais malgré tout les enjeux liés aux choix moraux des 2 personnages centraux apparaissent clairement et la trame de l'histoire conserve sa cohérence en toutes circonstances, ce qui démontre un indéniable savoir faire de story-teller.

...ce qu' Hitsugaya ne semble pas prêt à lui révéler
...ce qu' Hitsugaya ne semble pas prêt à lui révéler
Graphiquement c'est le Studio Pierrot, déjà responsable de l'animé ainsi que du premier film (Bleach : Memories of Nobody) et d'un troisième sorti en 2008 au Japon (Bleach : Fade to Black), qui s'occupe de la réalisation avec pour le coup un rendu légèrement supérieur aux opus TV (qui sont déjà de qualité) et certains plans très chiadés dans la mise en scène de la lumière sont réellement somptueux. Pas de mauvaise surprise à ce niveau là donc, de même que pour la musique toujours signée Sagisu Shiro qui, bien qu'elle reprenne de nombreux thèmes de la série propose aussi quelques morceaux composés spécialement pour le film et qui participent efficacement à soutenir l'ambiance sans jamais prendre le dessus sur le visuel. A noter également que l'interprétation est de haute tenue en V.O (on retrouve ici aussi le cast de l'animé), carrément convenable en V.F et que le tout peut se savourer en 5.1.

Un film équilibré donc, réalisé par une équipe qui connait son boulot et s'acquitte de la tâche avec le respect du travail bien fait, et qui garantira au fan du shonen sa dose de valeurs vraies et de combats dantesques, notamment lors d'un final bien « pêche ».

Pour finir, signalons que Kaze propose en supplément du film un DVD bonus très complet comprenant diverses interviews, dont une assez longue du réalisateur Abe Noriyuki et du character designer Kudoh Masashi et une autre du compositeur Sagisu Shiro.

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1 commentaires

  • Anonyme

    06/02/2010 à 19h06

    Répondre

    bleach en animé c'est aussi bien que dans le manga: SURPRENANT !!!

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