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Blue Dragon : RalΏGrad

Un dragon, des monstres, des coups qui pleuvent et au final, un petit shônen simpliste mais explosif. Au crayon, Takeshi Obata.

Les Kages, des ombres maléfiques matérialisées sous forme de monstres hideux, font des ravages dans le monde, dévastant tout sur leur passage et n'épargnant personne. Ces ombres maléfiques sont dirigés par la reine Obscuria, également appelée Lady Bira par ses troupes. L'humanité est vraiment menacée ! Un seul être pourrait vaincre ces ombres et c'est celui qui leur ressemble...: Ral ! Ral n'est plus tout à fait humain : un Blue Dragon, appelé Grad, vit en lui. Les hommes ont dû se résoudre à enfermer Ral pour contrôler ce terrible Blue Dragon. Il est maintenant temps de libérer Ral et Grad! Depuis l'enfance de Ral, la jeune Mio a été chargée de lui inculquer tout ce qui pourrait lui être utile un jour : à mieux connaître les humains mais également à maîtriser Grad, le Blue dragon. Mio a juste omis une chose : expliquer à Ral ce qu'est une fille. Ral est donc curieux d'en apprendre plus au sujet de ces mystérieuses créatures que l'on nomme « femmes ». C'est plein d'énergie que Ral part à l'assaut du repaire de la reine Obscuria, avec l'aide du puissant Blue Dragon Grad qu'il peut diriger à sa guise ainsi que de Mio. Chemin faisant, nos amis rencontreront Kafka, un combattant à l'esprit chevalier, fidèle à sa Princesse et dont l'objectif est également de vaincre la reine Obscuria. Ensemble parviendront-ils à débarrasser le monde des Kages ?!

Blue Dragon
Blue Dragon
Tiré d'un jeu vidéo Xbox, Blue Dragon : RalΏGrad ne s'embarrasse pas de complications et propose une histoire allant directement à l'essentiel. Sans coup férir, nous voici plongé dans un univers d'héroic fantasy au sein duquel des monstres sèment la terreur. Face à eux, un héros qui leur ressemble mais n'ayant pas bien saisi les règles de société : Ral. Son problème : l'obsession des poitrines féminines. Notre désarroi : un ressassement intempestif de CE problème. Outre ceci, si le manga propose une action soutenu, il le fait en dépit de véritables rebondissements. Car l'intrigue est linéaire, avec un intérêt faiblard pour le dénouement... Alors, on appréhende l'univers médiéval et les caractéristiques du combattant et de son dragon, sorte de familier avec lequel il forme une équipe titanesque. Bizarrement, les relations et la psychologie des personnages n'est qu'effleuré et le shônen ne devient plus qu'une succession de combats pour atteindre Obscuria et défendre la race humaine. Pas de quoi casser cinq pattes à un dragon...

Le bestiaire proposé est plutôt joliment travaillé car la plume de Takeshi Obata est toujours aussi affutée, délivrant des planches tout bonnement magnifiques. Son talent de mise en scène se retrouve à chaque instant imprégnant un rythme constant tandis que son art du remplissage conserve les caractéristiques entrevues dans ses précédentes œuvres. Mais il n'en demeure pas moins étonnant de retrouver son nom associé à cette adaptation moyenne et finalement très peu convaincante. Il y avait la place de proposer autre chose qu'un shônen sans envergure, confiné en quatre volumes peu subtils.

Blue Dragon : RalΏGrad ne fait pas dans la finesse, se contentant de se montrer comme une adaptation simple et explosive d'un titre lui aussi simple. Un shônen comme tant d'autres qui peine à convaincre mais dont le dessin d'Obata sauve grandement les meubles.  

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2 commentaires

  • Doudy

    29/04/2009 à 14h06

    Répondre

    J'attendais votre critique pour poster mon avis. Je ne suis donc pas le seul à penser que ça ne vole pas très haut. Heureusement effectivement que le dessin et les jolies filles denudées sont là pour rattraper le tout car sinon...


     

  • audreyangel

    25/12/2009 à 18h35

    Répondre

    blue dragon est mon 4e manga et comparer a full moon et fruits basket ou encore fma il laisse a dessirer =x mais ca passe j espaire que le 4e volume saurra meilleur que les autres et qui e surprendra ^^,, apres tout c le desinateur de death note

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