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Bremen : les déjantés

Bremen est un manga non seulement intéressant, mais aussi drôle, divertissant et s'adressant à un large public, sans pour autant tomber dans le n'importe quoi. Un shonen digne d'intérêt

Bremen est un manga quelque peu étrange. On y retrouve des éléments communs à tous les mangas, mais certains aspects sont assez originaux. Le sujet traité est assez déplacé, et le devient encore plus par la manière dont il est abordé.

Le hard rock. Ce mouvement fut l'objet de toute une révolution dans les années 80. Il faut croire que ceux qui ne sont pas de cette génération auront bien du mal à imaginer la portée du changement social véhiculé par cette musique. Contrairement au mouvement hippie, le respect de la vie et d'autrui est mis de coté, c'est l'individualisme qui prime dans cette nouvelle idéologie. Le hard rocker se moque de ses pairs, c'est un incompris qui chante sa rage.
Bremen : les déjantés
Bremen : les déjantés
L'idéal du chanteur rebelle qui exulte sa rage de vivre est de nos jours quelque peu dépassé, à mon avis. J'ai personnellement du mal à m'identifier à un égocentrique qui hurle dans un micro. Ce sera pourtant le sujet principal de Bremen.

Hino Reiji, 17 ans, est le fils d'un riche homme d'affaires qui le délaisse pour son travail. Du jour au lendemain, il décide de quitter sa maison pour aller faire fortune à Tokyo en tant que guitariste d'un groupe de rock. Sur la route, il rencontre Romio Kasuga, un jeune garçon de son âge. Je-m'en-foutiste, anarchiste, et violent, il vit la vie à fond, son seul mode de pensée étant d'écraser tous ceux qui l'empêchent d'atteindre son rêve. Quel rêve ? Lui-même ne sait pas vraiment en quoi il consiste, mais il est sûr d'une chose, tout le monde reconnaîtra son génie un jour où l'autre. Impressionné, Reiji lui demande de faire partie de son futur groupe de rock.

Dés les premières pages, le personnage de Kasuga fait penser à une autre forte tête : Eikichi Onizuka de GTO. Intellect faible, force brute et instoppable, mais surtout ce rêve ambitieux à la démesure du personnage. Leur débilité relative est d'ailleurs le moteur de tout l'humour du manga, omniprésent dans les deux oeuvres. Là où les deux héros diffèrent, c'est dans leur psychologie. Onizuka est un homme, avec des faiblesses assez prononcées, alors que Romio Kasuga fait clairement partie du monde des idoles, il est l'incarnation de l'esprit hard rock.

Mettre en scène un personnage aussi immoral et violent que Kasuga dans un manga pour jeunes adolescents requiert bien entendu des concessions. Ainsi, le jeune homme n'est pas aussi ego-centré qu'il prétend l'être, et se transforme parfois en défenseur de la veuve et de l'orphelin, chose facile pour lui qui se bat avec des plaques d'égout où des disques en vinyles sans distinction de poids. Mais il y a la un certain paradoxe qui pourrait nuire à la logique du manga. Cependant, Umezawa Haruto, l'auteur, s'en sort assez bien, grâce à certains talents de suggestion, en nuance parfaite avec l'esprit brutal de ses héros.

L'auteur est conscient de l'aspect dépassé de son sujet et semble l'utiliser à son profit. On ne sait pas vraiment à quelle époque se déroule l'histoire. L'on serait tenté de croire qu'elle a lieu dans un monde parallèle où le rock n'a jamais cessé d'être roi. De même, le style graphique quelque peu passé de mode ressemble à un clin d'oeil aux nostalgiques de cette ère musicale qui a du mal à bien vieillir.

Bremen est un manga non seulement intéressant, mais aussi drôle, divertissant et s'adressant à un large public, sans pour autant tomber dans le n'importe quoi. Un shonen digne d'intérêt, peut-être plus que la moyenne, car l'un des rares à vraiment offrir une vision unique de la société, et une réflexion assez originale sur ses extrêmes : il ne s'agirait pas de les éviter, mais de les combiner, à l'image du personnage de Ryo Hayama, batteur du groupe, qui vit dans un appartement luxueux et subvient aux besoins matériels du groupe tout en se rebellant contre la société nantie. On pourra conjecturer sur le degré d'hypocrisie à atteindre pour suivre un tel idéal, mais le débat reste ouvert...

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9 commentaires

  • joms_le_moustachu

    04/08/2004 à 00h00

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    je trouve personelemment ce manga très bon car il represente une vision delirante de l'esprit rock à la fois brutal (comme le heros), rebelle comme le guitariste, en fugue, et changeante commme le batteur du groupe, un travesti......de plus ce manga laisse la part belle à l'action et à l'humour....au final un manga distrayant et sympathique mais pas indispensable.....

  • juro

    06/08/2004 à 00h00

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    Mouais... pas très convaincant dans sa mise en forme et dans l'histoire qu'il propose, Bremen est moyen aussi au niveau du dessin sans véritable finition. Un peu d'humour et un personnage principal charismatique pour relever le niveau mais sinon cela ne vole pas haut. Bremen fait plus référence à l'image de la rock star dans ces travers. des délires de barge et un personnage qui ne doute de rien, ça ne suffit pas à en faire un manga appréciable. Et en qui concerne l'esprit musical ma préférence s'oriente plus pour Beck et même Nana où il est beaucoup mieux retranscrit.

  • Anonyme

    11/09/2004 à 00h00

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    J'adore Bremen, même si je prefère Nana dans le style de manga musical. Mais je pense que ce ne sont pas du tout le même genre de manga, qu'ils ne sont pas comparables. L'époque est claire pour moi, et date de sa publication au Japon : 1999. Quand à ce que l'auteur de l'article écrit sur le passé et "dans un monde où le rock est toujours roi", je lui signalerais que si en France et en Europe on n'écoute plus que de la soupe, au Japon, le rock coexiste parfaitement avec la pop (surtout en 1999) et il y a chaque année des dizaines de groupes de rock qui passent major, et qui deviennent de véritables rockstars. Ce manga n'est donc pas du tout à coté de la plaqu ni dans une note idéaliste : le look des héros correspond d'ailleurs très bien à la mode des années 2000 des jeunes japonais punk qui trainent vers Harajuku et Shinjuku.

  • Anonyme

    16/10/2004 à 00h00

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    J'adore Bremen, même s'il a ses défauts c'est un manga très drôle et assez intuitif avec de belles histoires. J'aime beaucoup le style de dessins et les personnages. Comment ne pas aimer Ryô ? Ou Run ? Ou bien Reiji et Romio ? C'est l'un des meilleurs manga possibles !

  • aurely

    20/10/2004 à 00h00

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    j'adore Bremen, ce manga est vraiment génial, il donne une vision délirante du rock. Malgré la violence de certains passages, il est agréable de voir des personnages hauts en couleurs, avec des personnalités différentes qui s'unissent dans un même rêve, de devenir des dieux du rock. Le style de dessin est superbe, les personnages sont attachant. Comment ne pas craquer pour Hino, Reiji,Run et Ryo.
    C'est un manga sympathique et dynamique qui mélange l'action et l'humour.

  • Orin

    13/08/2007 à 03h23

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    J'avais acheté ce manga un peu par hasard à sa sortie mais j'ai tout de suite été séduit. C'est drole, totalement décalé, et les personnages excellents et attachants. Bref que du bon, c'est vraiment à lire, surtout que 9 tomes c'est pas long.
    Seul petit bémol pour moi, le final avec le 9eme tome que j'ai trouvé un peu baclé, j'me rappele avoir été légérement déçu mais cela n'enleve rien au plaisir que j'ai eu a suivre les aventures des Bremen dans les 8 précédents tomes.

  • Anonyme

    17/03/2010 à 21h34

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    c'est un manga vraiment super ^^

  • Anonyme

    27/04/2010 à 14h38

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    trop cool !!!


     

  • Anonyme

    27/04/2010 à 14h39

    Répondre

    oui tu as raison kinder c'est super cool !!!!!!!


     


     

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