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Burn-Up Excess & W

L’unité féminine d’intervention spéciale Warrior a carte blanche pour mener à bien ses missions : arrêter un pervers multirécidiviste, sauver une navette spatiale d’un crash, éliminer un savant fou aux pouvoirs surhumains… C’est la belle Maki qui est à la tête de cette brigade déjantée, composée de trois plantureuses créatures et d’un garçon, bien évidemment pervers ! Il y a Rio, endettée jusqu’au cou, elle passe son temps à fuir ses créanciers, Maya, sniper de génie et Lilika, un prodige de l’informatique et… Yûji, le serial peloteur.

En tant que lecteur, impossible de ne pas être curieux face aux oeuvres de jeunesse d'un auteur que l'on apprécie. Connaissant Himiko-denEnfer et Paradis et Air Gear, j'ai été presque naturellement attiré par ce oneshot du même auteur. Résultat ? Autant l'annoncer tout de suite et avec une petite citation d'Oh! Great lui même : "Toi qui a lu ce tome jusqu'au bout... je comprends ta douleur !" Eh oui, rien que ça ! 

Un graphisme un poil brouillon...


Une superbe couverture.
En tout cas, pour du Oh! Great. On est très en dessous des derniers tomes d'Enfer et Paradis ou même des premiers en fait. On ne le voit pas sur les premières pages puisqu'elles sont particulièrement soignées (et en couleur) mais l'auteur utilise presque sans cesse la technique du trait fuyant sur des pages où certaines zones semblent complètement vides. 

On peut aussi déplorer le manque de travail sur le chara-design puisque les nombreux personnages ne restent pas gravés dans les mémoires. On se demande assez souvent qui est qui et qu'est-ce qu'il/elle fait là. Autant certains personnages suivent une certaine ligne de conduite, autant la plupart agit un peu comme ça lui plaît, ce qui fait qu'on se retrouve avec pas mal de "surprises"... 

Une banale histoire de culotte ? 

Si vous avez lu le scénario, vous vous doutez sans doute que ça ne va pas aller trop loin. Effectivement... La première partie du tome se consacre à un pervers qui s'est donné pour objectif de toucher un maximum de paires de seins. Manque de chance pour l'héroïne, il veut faire d'elle son "chef d'oeuvre"... Un tome, c'est court. Gaspiller 50 pages avec une histoire de "pelotage" de poitrines est un peu dommage et sachant que c'est tout au début, la crédibilité du titre prend un coup fatal dès le départ...

Lecteur, suis le conseil d'Oh! Great lui-même, ne te laisse pas appâter par une belle couverture tape à l'oeil. N'en voulez pas non plus à l'éditeur qui s'en sort plutôt bien en fait puisqu'on a le droit à des pages couleurs et à une adaptation un peu meilleure que d'habitude (en tout cas, le texte paraît plus fluide). Même en étant ultra-fan de l'anime, je ne vois aucune raison de vous procurer ce tome unique si ce n'est le plaisir d'avoir absolument toutes les oeuvres de l'auteur dans votre mangathèque. Avec un graphisme en dessous des capacités réelles de l'artiste et un scénario qui n'apporte absolument rien à la série, Burn-up Excess est, au plus, une lecture passable dont vous feriez mieux de vous passer justement... 

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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