8.5/10

Bye bye, my brother


Chat boxeur ?
Nidô, ancien boxeur prodige réduit à la misère, a vu ses rêves de gloire détruits par un accident qui lui a coûté sa jambe. En outre, la mort de son jeune frère survenue il y a déjà bien longtemps le hante encore, tout comme la culpabilité ne cesse de le ronger. Solitaire, sans espoir, retrouvera-t-il l'envie de rêver à nouveau ? Sa rencontre avec le jeune boxer Jirô sera pour lui la chance de revivre sa passion pour la boxe. Il entraînera le futur champion et en prendra soin comme il n'a pu le faire avec son petit frère. Mais le Dieu de la mort les guette et les mettra à l'épreuve à mesure que le match décisif de Jirô approchera. Les deux compagnons se retrouveront irrémédiablement liés par le destin et devront se confronter aux fantômes de leur passé.

Je n'aime pas les chats, c'est un fait. Là, vous êtes en train de vous dire : "Mais pourquoi est-ce qu'il nous raconte sa vie celui-là ? Tout ce qu'on veut, c'est la critique !". Eh bien, ce détail a son importance puisque me faire lire jusqu'au bout une histoire où tous les héros sont des chats est un petit exploit en soi (j'ai jamais réussi à passer la deuxième case d'un strip de Garfield...). Yanagawa se débrouille pour faire de ces chats de véritables avatars (sauf qu'ils sont pas bleus ceux-là). On est rapidement entraîné dans la vie de Nidô et on se prend de sympathie pour ce personnage qui n'a vraiment pas eu beaucoup de chance dans la vie (entre la mort de son petit frère et l'attaque qui lui a coûté la jambe...). En fait, on en vient presque à oublier que les personnages sont des chats...

Le graphisme est tout simplement sublimes avec des traits évasifs qui font penser à des estampes et des jeux de trames qui font penser à de la peinture à l'eau. Le résultat final est propre, soigné et donne à l'œuvre une singularité rare. L'auteur a aussi fait attention à varier ses types de chats et même à glisser quelques références comme le "Chat Shinigami" (celui qui représente la mort) qui fait immédiatement penser au Chat de Cheshire (Alice au pays des merveilles), ce qui ne manquera pas de vous tirer un petit sourire en coin quand vous lirez ces dialogues (plein d'espièglerie).

L'épisode spécial (un peu plus d'une cinquantaine de pages tout de même) proposé à la fin nous permet de découvrir la jeunesse de Nidô un peu plus en détail. Je dois avouer que j'ai un peu moins apprécié cette partie mais ça s'explique assez simplement puisque j'ai trouvé que la façon dont l'auteur développait la relation Nidô/Jirô, un peu à la manière d'un couple maudit, rendait vraiment bien. La boxe va servir de prétexte à une amitié que le destin n'avait pas vraiment prévue.

Sakka nous propose une fois de plus de découvrir un conteur plus qu'un auteur. Bye Bye, my brother a le défaut d'être un peu court (sans "l'épisode spécial", le tout ne fait que 120 petites pages...). C'est dommage dans la mesure où certaines choses auraient pu être un peu plus développées sans nuire à l'ensemble. La plupart des scènes de boxe sont assez furtives et même si l'on sait que c'est un sport qui compte énormément pour Jirô, on ne le voit que très peu pratiquer alors que quelques pages de flashback auraient pu étoffer encore l'ensemble. Quoi qu'il en soit, j'espère découvrir d'autres titres de l'auteur dans les prochains mois parce que, pour le coup, j'ai vraiment accroché.

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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