7/10

Captain Herlock, the endless odyssey

Après bien des mini-séries consacrées à l'après-aventure originelle imaginée par Leiji Matsumoto, Captain Herlock, the endless oydssey sonnait comme le glas de cette fantastique saga plus connue sous le nom de français de Capitaine Albator. Le personnage le plus connu du space opera signait une dernière aventure sous la conduite du célèbre Rintaro (Métropolis) qui avait déjà participé à l'adaptation de l'oeuvre sous sa première mouture télévisée. Fidèle aux oeuvres de Matsumoto, le réalisateur ne pouvait tirer que du bien de ce nouveau scénario au sens tragique, correspondant à l'ultime (?) voyage du balafré au sang froid. Et si tout n'est pas parfait, la réalisation vaut le coup d'oeil...

Noo c'est nous

Des extra-terrestres à l'apparence de spectres répondant au nom de Noo ont débarqué sur Terre. Tadashi Daiba fait leur rencontre, chez lui, alors qu'ils viennent de tuer son père. Tandis qu'ils s'apprêtent à s'en prendre au jeune homme, celui-ci est sauvé in extremis par Herlock, le pirate de l'espace disparu depuis 20 ans. Il lui propose de le rejoindre à bord de son vaisseau spatial, l'Arcadia dont il a retrouvé l'équipage. Débute dès lors le combat de ce duo contre les Noo, alors que la Terre disparaît, frappée par un étrange rayon provenant de l'espace. Il existe un moyen de la ramener à la place qui était la sienne, Herlock le sait. Et s'il n'a pas la moindre affection pour cette planète, ses motivations éclatent au grand jour...

Aussi simple le scénario puisse-t-il paraître, autant la maîtrise avec lequel il est guidé est impressionnante. Sans interférer avec quoique ce soit de l'intrigue originelle, le scénario prend forme, arrive à accrocher dès les premiers épisodes. L'intrigue s'étoffe par des histoires parallèles et des explications scientifiques qui donnent un corps à la théorie du Big Bang et à l'apparition du groupe Noo dans l'univers. Les quatre « fantômes » de Noo ne constituent pas les méchants les plus faramineux qu'il ait été donné de voir dans la saga des aventures du capitaine Herlock mais ils remplissent suffisamment leurs rôles pour arriver à rendre l'histoire prenante. Tous les ingrédients, et par conséquent stéréotypes du genre, demeurent bel et bien présents. Les personnages principaux conservent leurs comportements dominants, et comme souvent, l'ajout d'un nouveau personnage (Daiba) permet de développer les thèmes assez communs de la quête initiatique. Car s'il faut le rappeler, Capitain Herlock est un shônen à la base...

De la Terre à Pluton

La réalisation est impeccable, Rintaro fait du grand travail. L'animation est de bonne facture, les personnages se meuvent bien, mieux que jamais diront certains ! L'ambiance colle à celle qui a toujours été proposée, à savoir des temps morts sur des plans spatiaux entre deux scènes d'échanges verbaux avec un Herlock imperturbable. La défiance de la peur est un thème qui revient fréquemment dans les paroles comme si l'anime tendait à mettre une dernière fois à l'épreuve la « ténébritude » du capitaine... Le chara design est la marque de fabrique de Leiji Matsumoto et ses successeurs l'ont conservé dans ses moindres détails avec ses femmes plantureuses, ses seconds rôles au physique ingrat, un capitaine inchangeable et un jeune héros qui est copie conforme morphologique. Cependant, certains plans trop sombres dénotent au point d'être totalement des fondus au noir. Dommageable.

Une recommandation avant de visionner cette aventure : voir les précédents. De multiples clins d'oeil et allusions sont faites à propos de la disparition de Toshiro et de la dispersion de l'équipage aux quatre coins de la galaxie. Afin de mieux saisir l'intrigue et la détermination d'Herlock à sauver une planète Terre pour laquelle il ne conserve que de mauvais souvenirs. L'OST n'est par plus marquante qu'une autre, l'opening et l'ending non plus mais Captain Herlock, the endless odyssey parvient tout de même à conserver une aura qui mérite un coup d'oeil.

Dybex propose la saga sous la forme de quatre DVD à visionner sans se priver. Sans bonus particuliers autre que le choix du son ou de la version et les multiples bandes annonces du catalogue, l'animé ne compte que sur sa qualité bien réelle pour s'offrir aux yeux de chacun. A voir pour tous les fans d'Herlock plutôt que pour ceux qui ne font qu'appréhender à tâtons la galaxie sans fin de Leiji Matsumoto...

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1 commentaires

  • Anonyme

    13/05/2008 à 20h50

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    le meilleur de toutes les séries sur ce personnage, qui rend cette dernière aventure d'Albator au niveau de qualité d'un Gost in the Shell...et es chefs d'oeuvre mondiaux du monde l'animation en général...

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