6.5/10

Cesare T.1


Jolis cheveux.
Naïf et studieux, Angelo da Canossa n'est guère armé pour la vie d'étudiant à l'université de Pise, lieu d'intrigues et de tensions dans l'Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d'une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d'accéder au Saint-Siège ? Rivalités entre les différentes factions de l'université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d'un jeune homme en passe de devenir l'un des personnages les plus fascinants de l'Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…

Comme à son habitude, Ki-oon a mis le paquet pour promouvoir son nouveau titre et ils ont bien prévu leur coup puisque la sortie des deux premiers tomes coïncide avec le salon du livre. Fuyumi Soryo était donc présente pour défendre son bébé. Pour les plus intéressés, vous pouvez retrouver un compte-rendu sur le site Animint. Quoi qu'il en soit, voyons ce que ça vaut !

Fuyumi Soryo ne fait pas dans la dentelle en ce qui concerne la précision historique. L'ambiance d'époque est vraiment bien retranscrite (d'où l'intérêt du co-scénariste pour superviser tout ça). Que ce soit au niveau des bâtiments ou même des vêtements, découvrir la façon de faire de l'époque est vraiment très intéressant. Si vous avez étudié la dynastie des Tudors, ou même si vous avez vu la série TV The Tudors (soyons fous), le système de "factions" ne vous est pas inconnu. Ces groupes d'influence étaient l'une des pierres angulaires des systèmes politiques s'organisant auteur d'un monarque. Ici, le pouvoir est partagé entre l'archevêque de Pise, les Médicis et les Dominicains. Malheureusement, lors de son arrivée, le pauvre Angelo n'y connaît strictement rien. L'approche est très plutôt étonnante. On se lance dans la lecture avec pour idée de lire un manga sur Cesare Borgia mais il s'avère que le point de focus de ce tome est l'incompétence d'Angelo plus qu'autre chose. Le fameux Cesare se fait un peu plus présent vers la fin, mais il n'apparaît pas encore comme héros de l'histoire. Peut-être que cela changera dans le volume suivant, peut-être pas. Le trait de Fuyumi semble n'avoir pas changé ou prou depuis E.S., en tout cas, je ne vois pas une grosse différence. Ses dessins sont très fins et précis, ce qui sied parfaitement au style de la série qu'est Cesare

Encore assez inégale pour le moment, la série démarre timidement. Heureusement, Ki-oon a eu la bonne idée de sortir les deux premiers tomes d'un coup. Bon ben... quand faut y aller, faut y aller !

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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