1.5/10

Chaosland

Une blague. Deux blagues. Trois blagues... Chaosland est la preuve écrite qu'un déluge (prétendument) humoristique ne peut se révéler être une réussite.

Dans un monde où le bonheur semble couler à flot, l'heure est venue pour certains de faire face à un destin qui semble inéluctable! Un héros guidé par un rêve, monte un groupe d'élite pour arrêter le mal à la racine! Chaosland est avant tout une plongée dans un univers coloré et absurde, revendiqué par les auteurs, qui se jouent de notre lecture et de leurs personnages en écumant leurs bulles de jeux de mots ubuesques.

Chaosland
Chaosland
On pourrait presque faire un remake de Chaosland... C'est l'histoire d'un nanar qui se savait nanar mais pour le prouver, il allait se montrer vraiment très potache au point d'en être méchant avec ses doses d'humour déversés par bennes à ordure. C'était lui, on l'appelait le vilain petit nanar...

Quand Ankama va trop loin... Peu de chose positives à retirer de ce Chaosland sinon que deux auteurs de la petite maison d'édition, ayant fait une infidélité à Dofus, se donnent la main pour faire un festival de private jokes et d'humour de blagues à deux balles tout en s'enfonçant dans une aventure de fantasy totalement linéaire. Je vous rassure, on en ressort indemne, surtout car on n'a aucunement l'impression d'avoir passé un quelconque moment intéressant en compagnie de cette troupe improbable. Forcément, on pense aux aventures du Donjon de Naheulbeuk (drôles, elles !) croisé avec la saga BD Donjons (elles, aussi !) mais la qualité de ce défouloir-ci est bien trop médiocre pour espérer en tirer quoi que ce soit. Les deux auteurs s'étant visiblement donné le mot (ou s'étant livré à une compétition) pour bourrer chaque case d'une blagounette insensée faisant chavirer le lecteur entre le rejet et le dégoût. Alors quoi ? Bin, on écope et il ne reste plus que les multiples références à la contre culture pour attirer un peu l'oeil de temps à autre.

Avant de sombrer définitivement dans le chaos, force est de constater que la colorisation et la qualité de l'ouvrage sont sans doute deux qualités du titre. Trop peu pour tenter un lecteur lambda de s'intéresser au titre graphiquement. Le chara design tenant plus de la plaisanterie que d'une inspiration proche de Trondheim. Les étenels bonus laissent passer amèrement la pilule.

Humour potache, histoire absente, réalisation graphique médiocre... Vous n'êtes pas devant le dernier film d'Eric et Ramzy mais on n'en est pas loin... Mais bon. Hop, hop, hop, la récréation est finie, on oublie tout et on retourne bien bosser  son prochain Dofus...

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Daiô

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3 commentaires

  • Anonyme

    02/02/2009 à 20h08

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    Oops..tu n'as vraiment pas aimer


    dommage 

  • juro

    02/02/2009 à 21h10

    Répondre

    En général, je suis plutôt client de tes productions mais là... comment dire... c'était pas possible

  • Anonyme

    13/02/2009 à 09h07

    Répondre

    J'ai adoré Chaosland.


    Effectivement je peux comprendre que la sauce ne prenne pas à tous les coups. J'imagine qu'il faut une grosse part d'autodérision et partage un tant soit peu les références des auteurs (vive Tremors!) pour en apprécier tout le sel.


    Longue vie à Chaosland !

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