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Château ambulant (Le)

A 18 ans, Sophie travaille sans relâche dans la chapellerie familiale. Au détour d'une rue, elle fait la connaissance d'un énigmatique garçon lui venant en aide. Secours malheureusement succinct vu que le jeune homme est poursuivi par des créatures. Le sauvetage se transforme donc en une folle course poursuite dans les méandres des ruelles de la ville qui se finira magiquement en volant. Sophie sauvée, le bel éphèbe l'abandonne laissant notre héroïne éprise.
Sophie sur son petit nuage va pourtant vite se rendre compte que le pire n'est pas passé. En effet, la « Sorcière des landes », morte de jalousie de cette escapade, maudit la jeune chapelière. Sophie transformée en une vieillarde, désemparée n'a d'autre solution que de fuir et de tenter de retrouver son prince charmant. Fuyant la ville, elle va alors trouver refuge dans le mystérieux château ambulant de Howl.

Enfin ! Trois ans que l'on attendait le nouveau film de Hayao Miyazaki après le triomphe international du Voyage de Chihiro. Trois longues années heureusement comblées par les sorties en France de ses anciens films tels que Le château dans le ciel ou encore Kiki la petite sorcière. Bref, vous l'aurez compris, Le Château Ambulant s'est fait longtemps désirer. Alors, le film valait-il ces si longues années d'attente ?

Si la première chose qui frappe lorsque l'on se retrouve à regarder Le Château Ambulant est la qualité et la beauté de l'animation, le spectateur se retrouve tout de même très vite pris sous le charme de l'histoire, plongé dans un état euphorique proche du rêve. Ebahi, transporté en tout les cas, on laisse notre imagination débordée et vivre pleinement cette fable faite de magie. Une narration quasi parfaite, originale mais surtout envoûtante, renforcée par une musique symphonique toujours dans le ton. Mais avant de développer tous ces attraits de ce chef d'oeuvre de Miyazaki, commençons par le commencement et donc par l'animation.

Le Château Ambulant : un film... d'animation avant tout

Qui pense 'dessin animé', pense forcément 'enfant'. Si Le Château Ambulant est un dessin animé et effectivement un film d'animation destiné aux enfants c'est tout d'abord un conte pour tous. Que l'on ait 7 ou 77 ans, on ne peut qu'être touchés par ce film.
Techniquement, le film est quasi parfait. Après ces précédentes productions, on ne pouvait en attendre moins de celui-ci. L'animation est fluide et les détails sont légion que ce soit par exemple dans les scènes se déroulant en ville ou encore dans les scènes dans le château. Pour autant, Miyazaki a une fois de plus fait plus fort. En effet, un ingrédient primordial vient s'ajouter au Château ambulant : le 'mecanical'. Tout au long des deux heures que compte le film, on est ainsi émerveillés par les prouesses techniques accomplies par les chara-designers que ce soit sur le château lui-même ou encore sur les machines de guerres. En visionnant le film, on se rend réellement compte à quel point ces éléments ont une place importante dans l'histoire et encore plus le château. Quand on sait que le père du réalisateur était dirigeant d'une manufacture d'avions et que ceux-ci l'ont toujours fasciné, on en vient à comprendre son obsession et leur présence importante voire parfois humanisée. Porco Rosso en étant jusqu'à ce jour l'exemple le plus flagrant. Dans Le Château ambulant, Miyazaki repousse encore les limite en nous offrant un château somptueux, ambulant mais encore plus vivant.

Le château ambulant : héros inavoué ?

Un souci du détails impressionnant, une présence constante : le château en un mot en impose. Rarement on aura vu un ‘lieu' aussi vivant. Si le château bouge, grâce à ses quatre pattes, tel un animal, ce n'est pour autant pas cela qui le rend si humain. Car, à n'en pas douter, il est sans conteste le personnage principal du film. Il suffit pour cela de regarder sa forme générale qui dénote comparé à un banal château. Ici, les murailles, créneaux et donjons sont mis aux oubliettes. Le château adopte une forme surnaturelle, croisement d'un éléphant, d'une tortue... voire peut être d'un glouton. Des canons s'improvisent tels deux yeux, disposés de part et d'autre au dessus d'un ersatz de langue. Les briques en forment de dents, les pièces habitables du château disposées de part et d'autre sur le dos de la chimère qui, pourtant, parait bien réelle. La machine vivante, fonctionnant à la vapeur, crache des flammes tel un dragon. En un mot: saisissant. Pourtant, rien de tout cela ne serait sans le formidable travail de mise en mouvement de la ‘bête'. Les animateurs ont effectué dessus un travail de titan. Gigantesque, celle-ci parait pourtant fragile malgré le fer qui la constitue. Chaque pas, tels ceux d'un vieil animal, parait pouvoir lui être fatal. Et pourtant le château tient, les cartes s'envolent dans un grand fatras de bruit mécaniques, de vapeur sifflante ; de métal mal huilé.
Parler du château sans parler de son maître serait impossible. Si Hauru, le beau magicien en est le locataire, Calcifer en est bien le véritable chef. Sans lui le château meurt. Et pour cause, Calcifer est la source d'énergie du château : un démon lui aussi maudit transformé pour l'occasion en feu de cheminée fort loquace. Malgré sa petitesse, Calcifer en impose réellement à l'écran (n'oublions pas que c'est un démon tout de même). Au caractère bien trempé, têtu comme une mule mais très attachant, Calcifer est en quelque sorte l'âme du château.
Un personnage qui, de prime abord, pourrait passer pour secondaire mais qui au final impose tout en nuance sa présence obligatoire. Un acteur à suivre diraient certains...

Le château ambulant : une niche de vie

Si au départ le château peut paraître plutôt inhabité (vu l'état on comprend) celui-ci va vite se remplir d'une petite galerie de personnages. Ainsi, si les deux personnages principaux : Hauru et Sophie prennent une place importante dans l'intrigue du film, paradoxalement, ils s'effacent souvent face aux personnages secondaires hauts en couleur. En effet, Calcifer n'est pas le seul personnage secondaire de l'histoire à tirer son épingle du jeu. Comme dans tous ses films, Miyazaki a apporté un soin tout particulier à leur création. Chacun pourrait avoir le droit à un paragraphe tellement leur caractère se montre riche, original et souvent bien plus complexe qu'on pourrait le croire. Ainsi, l'épouvantail à tête de navet (réincarnation dissimulée de Totoro) en surprendra sur la fin plus d'un, tout comme le chien complètement déjanté au nom aussi bizarre qu'imprononçable. On aura rarement vu un personnage aussi expressif. Si ces personnages peuvent à première vue avoir un rôle uniquement humoristique, ce serait faire fausse route. L'auteur l'a d'ailleurs déjà prouvé dans Le Voyage de Chihiro par exemple.
Enfin, peut-être qu'aussi ces personnages secondaires apparaissent si présents à l'écran du fait de la fadeur des deux protagonistes principaux : Hauru et Sophie. En effet, Hauru manque trop souvent de présence à l'écran et son personnage reste trop souvent terne et en retrait. Magicien de talent, beau comme un prince, il lui manque pourtant ce petit quelque chose chevaleresque. Sophie, bien que débordante de bonne volonté, généreuse au possible, souffre presque du stéréotype de l'héroïne classique. Après, peut-être que ces deux têtes d'affiche sont en fait sans reproche mais que malheureusement les seconds rôles se révèlent meilleurs. Tout est question de point de vue.

Un château Chatoyant

Techniquement parfait, le film est aussi dans le fond une belle réussite. Si on en prend plein les yeux, on en prend aussi plein la tête. Rien à voir pourtant ici avec des productions hollywoodiennes. Attention à ne pas confondre. Le Château Ambulant affiche la différence. Tout est dans l'imaginaire, la subtilité. Regarder ce film, c'est accepter de rentrer dans un monde onirique, accepter de rêver éveillé. Le film invite au dépaysement complet. Miyazaki plus que quiconque se montre un maître dans ce domaine. Les détails à foison sont là pour nous convaincre de continuer à croire en ce monde imaginaire. La richesse des décors apportée à l'oeuvre par le réalisateur tout comme celle du livre d'origine de Diane Wynne Jones : auteur du roman force au respect. Au fur et à mesure, on est complètement pris au piège, on s'enfonce dans son fauteuil et surtout on se laisse emporter.

LE Miyazaki ?

Et bien non. Pourtant, le film a tous les atouts pour convaincre. Malheureusement on regrettera quelques défauts significatifs comme les raccourcis dans l'histoire utilisés par Miyazaki. En effet, l'oeuvre et donc l'univers créés par la romancière anglaise sont très riches. Le réalisateur a ici du mal à retranscrire en deux heures les complexités de l'intrigue comme les causes de la guerre par exemple. En résulte par moment un sentiment de perdition pendant le film. On se demande si on n'a pas raté un passage. Peut être que le film aurait ainsi gagné à durer un peu plus longtemps, voire à être plutôt adapté en série.
En outre, malgré les talents de narrateur de l'auteur, l'histoire tourne parfois trop dans le mielleux entre Hauru et Sophie.
Enfin, chose peu courante pour un film de Miyazaki et surtout pour son compositeur Joe Hisashi, la musique parait absente. N'entendons pas par là qu'elle est mauvaise mais juste qu'elle n'est pas majestueuse comme elle l'est généralement.

Au final, Le Château ambulant n'est pas la meilleure oeuvre de Miyazaki mais presque. On espère qu'une fois de plus l'auteur reviendra sur ses paroles et nous redonnera d'ici quelques années l'occasion d'aller voir son nouveau film au cinéma.

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37 commentaires

  • Choucroot

    13/01/2005 à 15h21

    Répondre

    Sur ce coup, tas pas traîné Djak. Et comme ta critique est plutôt bonne, je ne vais pas en refaire une, mais juste donner un avis différent sur certain points. Bon si j' en refais pas une, c' est aussi parce que le film est tellement riche, varié, presque brouillon, je ne saurai absolument pas par quoi commencer.
    Je disais donc, je suis d' accord avec Djak, SAUF QUE:

    "Enfin, peut-être quaussi ces personnages secondaires apparaissent si présents à lécran du fait de la fadeur des deux protagonistes principaux : Hauru et Sophie"

    Wouaaaaaaaaarg !! Hauru et Sophie, FADES ?!!
    Cest justement selon moi un des aspects les plus réussi du film, les personnage ont tous au moins 2 visages. Sophie vieillie ( je peux le dire, tout le monde est au courrant), on a donc au début une Sophie toute jeune ( et effectivement pas très jolie -selon moi-), puis une mamie de 90 ans, qui se donnera d' ailleurs du courage en se regardant dans un miroir et s' adressant a elle même en s' appelant "grand-mère". Je nentre pas dans les détails, mais il ne faut pas croire qu' elle est bêtement transformée en vieillarde, c' est plus subtile que ça .
    Pour ce qui est de la dualité des autres personnages, je vais passer en mode spoiler:
    Hauru, fade ? raa c' est a croire que tu faisait autre chose pendant le film ! Hauru qui est effectivement présenté comme un "bête de beau gosse", puissant, classe, et chevaleresque ( quoi que tu en dise mon cher Djak ), nous surprend tous lors de la mémorable scène ou il débarque a poile dans la pièce principale du château en s' arrachant a moitié les cheveux car ils sont devenus roux... s' en suit une crise de déprime, ou il dégouline littéralement en gémissant " ça sert a rien de vire si on est pas beau "! On a donc déjà 2 Hauru, auxquels viennent sajouter le Hauru "monstre". Ca fait déjà 3 personnages en 1!
    De la même manière, la sorcière des landes commence le film en sorte de Castafiore démoniaque, pour finir en mamie rabougrie a moitié gâteuse (mais pas tant que ça en fin de compte), Calsifer, le démon de feu, se présente sous la forme d' une petit flammèche toute mimi-rigôlôte, mais s' avère être des plus imposant et puissant lorsqu' il s' en donne la peine. Même le gamin (qu' est ce qu' il fou la ? pas la moindre idée, mais on en a rien a cirer) a 2 face: le petit bambin naturel, et sa transformation en pseudo hermite.
    Allé, je vais jusqu' au bout: le chien aussi y a droit! Au début, c' est un "peut être Hauru transformé", puis il est en réalité un espion de la sorcière royale ( qui elle aussi surprend par son comportement, vue sa tronche souriante ), puis alors qu' il s' est fait porté dans les escalier par Sophie ( halala, la scène des escaliers ), s' envole d' un battement d' oreilles.

    Donc voila, vue la multiplicité de facettes de chaque personnage, je trouve ça osé de les qualifier de "fades".

    Autre point sur lequel je ne suis pas d' accord avec Djak (et il le sais deja ):

    "En effet, luvre et donc lunivers créés par la romancière anglaise sont très riches. Le réalisateur a ici du mal à retranscrire en deux heures les complexités de lintrigue comme les causes de la guerre par exemple. En résulte par moment un sentiment de perdition pendant le film."

    Selon moi, le film ne parle que des personnages principaux. Non pas que le malheur des autres soit ignoré, mais tout les évènements sont une toile de fond, un prétexte pour les mettre dans des situations assez »extrêmes », tant physiquement que psychologiquement.
    Pourquoi perde du temps à construire une origine a la guerre alors que celle ci ne sert qua mettre en avant des sentiments, des réactions.
    Limpression dêtre perdu ? Mais évidement ! Jai été perdu pendant tout le film! Perdu dans un rêve extraordinaire, drôle, émouvant, passionnant, subjuguant !
    Il n' y a aucune trame principale, ébauche dintrigue... on suit le file, se laissant emporté dans des trucs vraiment dingues. ( non j' ai rien trouvé de mieux ). Comme dirai un des potes avec qui je suis allé le voir " c' est le syndrome Totoro". on observe un bout de vie, il n' y a pas d' ennemis a chercher, pas d' intrigue a résoudre... ca vit.
    Laspect gnian gnian ? bon c' est avant tout une histoire d' amour, mais pendant le film, ces sentiments restent dans les personnages, il n' y a aucun déballage outrancier. Cest discret et sincère.
    En fait, tout ce qui concerne cet aspect du film ( absence d' explication sur la guerre, gnian gnian etc) s' explique....
    ...a la fin du film, et de manière on ne peut plus clair. Le chien qui contacte sa maîtresse, lui jette un regard en lui montrant toute la bande réunie, heureuse, et celle ci répondant ( grosso modo ) " ha tu veux un happy end, bon ça va pour cette fois. Allez, mettons fin à cette guerre stupide". Stop. Aucune explication a la base, et on clos le sujet en une phrase.
    Alala, y a pas a dire, avec Miyazaki, c' est magique

    En ce qui concerne le reste, ben effectivement, cest vraiment très très très beau, les couleurs sont éblouissantes, toujours justes, les animations impeccable, le château magnifique ( me le faut sur un mur de ma chambre ), et les musiques... absentes. je n' en ai retenu aucune, bien qu' elles soit bien placé dans le film... rien de marquant, voir traumatisant comme celles de Mononoké.
    Un coup de chapeau particulier aux créatures qui peuplent cette aventure, vraiment excellentes. Les porteurs de Sorcière des Landes en particuliers, mais on a vraiment une tripotée de bebettes, budiles et machins tous plus réussis les uns que les autres .

    En définitive, je pense que c' est la le film le plus audacieux de Miyazaki, le plus réussi, le plus beau, le plus drôle, le plus surprenant. Une réussite totale.
    Mais attention, que ce soit clair, il ne joue pas dans le même domaine que Mononoké, et si vous avez été rebuté par Chihiro, celui la a peu de chance de vous plaire.

  • hiddenplace

    14/01/2005 à 23h25

    Répondre

    Rholàlà, dommage que je sois un peu crevée, parceque j'aurais tant de choses à dire sur ce film!
    Alors la critique de Djak en dit déjà très long, et sur bcp de points, je suis d'accord: surtout sur ce sentiment de confusion à propos de la guerre: ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à m'être sentie "paumée" pour comprendre ce contexte. J'ai lu dans MK2 magazine (ou un truc du genre) que c'était une référence à la Prusse du début du XXème, mais comme je ne suis pas incollable sur cette période, il faudrait que qqn m'explique historiquement ce qui c'est passé.

    En tout cas, moi qui attendais avec une impatience presque insoutenable la sortie du [i]Château Ambulant, qu'est-ce-que j'ai été contente de le découvrir! La surprise en moins, je crois que j'ai ressenti le même genre d'émotions qu'en voyant Chihiro, Mononoké puis Totoro: de la fascination bête et méchante. Qu'un film d'animation puisse nous faire nous poser autant de questions, qui semblent rester sans réponse et-c'est-pour-ça-qu'on-est-content-quelquepart, que les couleurs puissent être aussi vivantes que la nature elle-même, et qu'une machine (plus qu'un château) puisse nous habiter et nous toucher à ce point, je dis vraiment "chapeau bas"...

    Comme Djak, le personnage qui m'a peut-être le plus touché, avant de découvrir la fin, est l'épouvantail/ Tête de navet (quel joli surnom!), car comme l'a justement dit Djak, il a ce quelquechose de Totoro, le côté bienfaiteur et pourtant muet, avec un sourire qui ne se défait jamais. Il me rappelle d'un autre côté l'Homme sans visage dans Chihiro[/i], car à première vue on ne sait pas s'il faut se méfier de lui ou pas, Tête de navet est à sa manière sans visage, à la fois immobile et vivant.

    Vraiment c'est du grand art. Et la seule chose que je reproche n'a rien à voir avec Miyazaki: il y avait à côté de moi une cruche qui lisait TOUS les sous-titres à sa fille, je vous raconte pas comme ça m'a déconcentrée et gâché une bonne partie du spectacle. D'accord je prône la VO pour les films étrangers, mais qd les gamins ne savent pas bien lire, autant qu'ils y aillent en Français... ou alors qu'ils se débrouillent!

    Pour la peine je vais y retourner.

  • iscarioth

    17/01/2005 à 06h53

    Répondre

    Très déçu. Pour la première fois, après des perles comme Mononoké ou Chihiro, un film plus "conte" que "héroic fantasy". La plupart des thèmes du conte sont retraités (la belle et la bête, le baiser de la princesse...). J'ai trouvé ca très lourd, peut-être à cause de cette fin à rallonge. Le final est horriblement cul-cul la praline. On se croirait au beau milieu d'une parodie des films disney 80's 90's. Reste les thèmes de l'écologisme, de l'antimilitarisme... Mais ils sont traités si superficiellement et d'une façon si manichéenne que ça pert beaucoup de sa force. Le contraste, à la fin du film, entre la vallée fleurie et les engins militaires volants est affligeant simplicité et de miévrerie, à l'image de l'ensemble du film. Maintenant, je ne connais pas les ambitions de Miyazaki pour ce film et ne peut donc pas en dire plus sur sa démarche.

  • Daggy

    17/01/2005 à 10h27

    Répondre

    Vous en avez des choses à dire sur ce film. Ca va pas être facile d'en dire plus...

    Personnellement, j'ai été soufflé par la beauté des images et des animations. L'intégration de l'image de synthèse (pour quelques décors, le chateau et les engins) au dessin 2D est remarquanble. Comme dirait Calcifer : on y voit presque que du feu^^. Je crois que c'est le travail sur les textures peintes à la main et appliquées aux modèles tridimentionnels qui joue énormément dans la réussite de ce mixage 3D/2D. Ensuite, l'animation des environnements est superbe et d'une richesse incroyable. Je me souviens principalement de la séquence où Mamie Sophie quitte la demeure de sa môman pour aller se cacher dans les Landes : ces méticuleux d'animateurs sont allés jusqu'à animer les brins d'herbes des collines que l'on voit en arrière plan ! Cela rend l'image si vivante qu'on reste fasciné. Je ne parle même pas des effets atmosphériques : magnifiques. Tout cela participe à la mise en place d'un monde saisissant et touchant.

    En ce qui concerne le scénario, je ne ferai pas autant d'éloges. Je suis du même avis que Gallu : c'est plutôt superficiel et les personnages manquent de reliefs dans le sens où leurs parts d'ombre sont quasi inexistantes. Cela rend le contexte de cette guerre totalement surréaliste et improbable. En même temps, je pense que c'est la volonté de Miyazaki : montrer que les origines d'une guerre sont absurdes et, pourquoi pas, incompréhensibles. Cette absence d'explications justifie aussi l'abscence totale d'une forte personnalité torturée par le mal et pouvant être désignée en tant que racine de cette guerre. Cela ne me gêne pas vraiment même si je n'aime pas le principe de généralisation. Et je comprends le dessein du réalisateur. Mais au final, le principe de "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" est encore plus énervant que les films de Disney. Avec le [i]Chateau Ambulant, le manichéisme propice à ce genre d'histoire est remplacé par une candeur dénuée de force et plombe un peu l'histoire. Un conte de fée sans véritable méchand à combattre, un conte de fée où les personnages sont tous sympas, un conte de fée qui se termine par une révélation (celle du Navet^^) surprenante et ridicule à la fois, un conte de fée où il suffit de claquer des doigts pour résoudre un conflit. Tout cela est assez déroutant, je trouve.

    Je reste donc enthousiasme sur la réalisation, superbe. Beaucoup moins sur l'histoire et sa résolution. Par contre, certaines sitations sont vraiment poilantes. On rigole à de nombreuses reprises. Le personnage de Sophie est tout de même attachant et j'ai trouvé que le glissement (visuel et psychique) entre la jeune fille et la grand-mère était bien trouvé. Dernière observation comparative et inutile à la one again :

    La porte multidimentionnelle du chateau ambulant m'a bien fait rire, surtout lorsque mamie Sophie la teste. Cela m'a rappellé le film d'horreur burlesque House[/i] et dans lequel les portes de la maison donne sur des endroits divers et variés.

  • Djak

    17/01/2005 à 13h09

    Répondre

    Quelques remarques:
    - concernant ll afin très Happy End : il suffit d'écouter les paroles de l'ending pour se rendre compte que Miyazaki joue avec le spectateur très certainement.

    - Le film ne traite pas de la vieillesse mais plus de la confiance en soit et des apparences. AInsi avant le sortilège Sophie se trouve dejà vieille. Sa belle mère lui donne qu'elle est une vieille fille...
    Après le maléfice quand elle prend confiance en elle, elle retrouve par intermitence sa jeunesse.

    - Ces apparences sont le centre de l'histoire : la sorcière des Landes pas si méchante que cela, La magicienne Sulimane d'apparence propre pas si gentil que cela, le chien , le navet...

    Réfléchir sur le film a plusieurs échelles est très constructifs.

    ET ne nous énervons pas.

  • Choucroot

    17/01/2005 à 13h29

    Répondre

    Djak a dit :

    - Le film ne traite pas de la vieillesse mais plus de la confiance en soit et des apparences. AInsi avant le sortilège Sophie se trouve dejà vieille. Sa belle mère lui donne qu'elle est une vieille fille...
    Après le maléfice quand elle prend confiance en elle, elle retrouve par intermitence sa jeunesse.
    .

    La je suis tout a fait d' accord. Je trouvais deja ca reducteur de dire que le film parle de vieillesse, mais plus d' age en général, et des comportements qui vont avec. Toutes les tranches (ou presque) d' age sont représentées, avec son lot de comportements propres.
    En ce qui concerne la variabilité de l' état de sophie, je pense qu' il est en rapport directe avec son état d' esprit ( de maniere générale, quand elle est amoureuse ou heureuse, elle est "jeune"), comme quoi on a l' age que nos actes nous donnent...
    Enfin, c' est encore subjectif. D' ailleur, et si le coté decousu, defilé de bestioles et d' idées, n' était qu' un moyen de nous donner des éléments et de nous laisser faire le reste ? une sorte de délocalisation reflective des studios Ghibli vers nos cerveaux ?



    Bon bien, ca me reussi pas d' ecrire encore a moitier endormi ( on ne regarde pas l' heure )...

  • Daggy

    17/01/2005 à 18h27

    Répondre

    Personnellement, je nai jamais dit que je navais pas aimé le film de Miyazaki. Jai éprouvé beaucoup de plaisir devant ce spectacle, jai eu quelques petits frissons, jai rigolé à plusieurs reprises et jai été fasciné par lambiance générale. Maintenant, pour moi, ce film nest pas totalement un chef duvre, et je ne vois pas pourquoi je ninvoquerai pas le droit de râler sur un final qui ne me convient pas.

    Et puis une discussion avec de multiples points de vue est toujours plus percutante quun monologue générale (limite fanatique) ventant les mérites dune réalisation.

    Sur limportance des apparences et la prise de confiance dans le film, je suis grosso modo daccord. Surtout lorsquon évoque Hauru qui met tout en uvre pour dissimuler son apparence suite au "pacte" passé avec Calcifer pour rester dans les hautes sphères de la société. Il le dit lui même dans le film dailleurs. Et cest étrange quil attache autant dimportance à son paraître mais quil ne se soucie pas de celui de Mamie Sophie dont il tombe pourtant amoureux. Jai trouvé quil y avait un truc qui clochait là aussi (pardon, Choucroot^^).

    La sorcière des Landes ne devient pas meilleure au cours de laventure, elle subit. Je ne l'ai pas ressenti comme cela. Parce quon lui retire ses pouvoirs, elle est obligée de se mettre à la retraite et na même plus la force de garder le cur tant convoité. Jai trouvé que cétait une faille dans le scénario et cest delle que la part dombre aurait pu venir pour augmenter lintensité émotionnelle finale. Jaurai la même remarque concernant la magicienne Sulimane. Bizarrement, je nai pas eu confiance en elle dès la première séquence et jai été très surpris par sa réaction totalement détachée à la fin du film. Comme la laissé entendre Djak, Miyazaki a joué avec le spectateur. Malheureusement pour moi, je nai pas trouvé cela amusant mais un tantinet décevant.

    Au sujet de Sophie, je ne crois pas que la prise de confiance soit responsable de lévolution du personnage ou de sa libération du sort de vieillesse. Elle saffirme dès le début de lhistoire et prend possession des lieux du Château. Le personnage est déjà construit autour dune forte personnalité et ce, jusquà la fin. Il me semble que Sophie regagne son apparence originelle à chaque fois quelle est transportée soit par le rêve (lorsquelle dort, elle a lapparence dune jeune fille), soit par sa dévotion à Hauru (morphing quand elle parle avec/de lui ou pense à lui). La confiance en soi, il me semble, ne joue aucun rôle là-dedans Lamour et le rêve, par contre, oui. Je rejoins Choucroot sur ce point.

    Quant à cette idée de laisser des blancs dans lhistoire pour faire fonctionner limaginaire du spectateur, ya probablement un peu de cela. Mais Miyazaki nest pas Lynch^^. Et on est tout de même en droit dattendre un peu plus de rigueur à propos du contexte. Car je ne suis pas le seul à avoir été un peu largué par lhistoire à cause de cela. Cest dommage. Mais ne vous inquiétez pas, je vais rétablir le problème très vite pour que tout le monde tombe d'accord sur ce film...


    Daggy a dit :
    Cher Monsieur Miyazaki que j'aime,

    Je suis très déçu par la fin de votre film, le Chateau Ambulant. Et je suis pas le seul a n'avoir rien compris au contexte de votre réalisation tout à fait charmante cela dit.
    C'est pas bien d'avoir pensé qu'à vous faire plaisir ! Vous devez à tout pris refaire la fin et muscler un peu cette histoire de guerre !
    Et si vous pouviez rajouter un combat sanglant entre Mamie Caoutchouc des Landes et le Toutou 007 de Sulimane, ça serait sympa.

    Cordialement,
    Daggy-les-bons-tuyaux.


  • hiddenplace

    17/01/2005 à 21h55

    Répondre

    Djak a dit :


    - Le film ne traite pas de la vieillesse mais plus de la confiance en soit et des apparences. AInsi avant le sortilège Sophie se trouve dejà vieille. Sa belle mère lui donne qu'elle est une vieille fille...
    Après le maléfice quand elle prend confiance en elle, elle retrouve par intermitence sa jeunesse.

    - Ces apparences sont le centre de l'histoire : la sorcière des Landes pas si méchante que cela, La magicienne Sulimane d'apparence propre pas si gentil que cela, le chien , le navet...


    Je suis d'accord là dessus aussi. Et contrairement à Daggy, je pense que c'est justement et à la fois la confiance en soi ET l'amour/ le rêve qui font varier l'apparence de Sophie. D'ailleurs pour que mon post ne soit pas totalement inutile, ça me rappelle une BD de Stassen, [i]Thérèse, si vous avez l'occasion de la lire. Une histoire à la fois assez noire et plutôt optimiste sur une jeune fille complexée qui, tout au long de l'histoire, subit quelques transformations de ce genre jusqu'à une métamorphose totale.

    Sinon, moi non plus je ne comprends pas trop où vous voyez un manichéisme à la Disney... jamais chez Walt on ne verra des personnages dont on ignore de quel côté ils sont (et c'est pareil chez bcp de personnages secondaires de Miyazaki, comme le Bébé/ hamster, l'oiseau-sorcière/ mouche chez Chihiro et la sorcière des Landes dans le chateau ambulant[/i])
    Mais je suis qd même d'accord pour dire que les personnages ne sont pas bcp développés. Cela dit, je ne suis pas sûre que ça me dérange tant que ça. Oui, Miyazaki a voulu se faire plaisir et nous laisser dans le flou total pour le contexte ET MEME la psychologie des personnages, mais je pense qu'il reste fidèle à sa manière de dépeindre ses atmosphères: mystérieuse, mais fascinante quand même. (sauf le personnage de Chihiro qui je pense est assez fouillé)

    Enfin, comme Choocrout, moi non plus je ne suis pas très objective, alors...

  • Daggy

    17/01/2005 à 22h27

    Répondre

    Heu... Je tiens à dire que je n'ai jamais dit qu'il y avait du manichéisme dans ce film. Au contraire : "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Pour moi, c'est encore plus embêtant que le manichéisme de Disney. Je crois sincérement que le Chateau Ambulant manque d'un véritable méchant pour épicer un peu le récit. Et j'aurai bien vu la Sorcière des Landes endosser un peu plus cette responsabilité sur la fin (même si l'intention y est).

  • Anonyme

    18/01/2005 à 02h45

    Répondre

    Tout d'abord j'ai aimé ce film. Tout comme les autres film de Miyazaki, mais celui si est mon préféré. Tout simplement parce qu'il est humain. Je ne trouve pas que les personnages soient tous gentils, au contraire ils ont chacun leurs part de ténèbre et de lumière. Dans ce film il n'y a pas de pur méchant, ni de pur gentil, comme dans la vie. Pour moi c'est loin très éloigné d'un walt disney où on sais toujours d'avance où ça va finir. Dans "Le chateau ambulant" on est surpris, on rit, on est touché. Il y a beaucoup de nuances, et elles parlent à chacun de façons différentes.
    En tout cas les réactions sont vives, n'est ce pas cela qui caractérise l'art ? Toucher et faire réagir positivement ou négativement ?
    Pour moi c'est un film qui contient de multiples messages, à chacun de recevoir celui qui lui parle le plus. Celui que j'ai reçu et un message de spontanéité, de fraicheur, de vie. Merci à Miyazaki.

  • Choucroot

    18/01/2005 à 13h34

    Répondre

    J' ai revu le film hier ( de très loin d' ailleurs, c' est pas terrible les salle de cinoch format paquet de spaghetti ), et j' ai pris conscience d' un point qui m' a turlupiné deux heures durant: la voix de Sophie - en VO bien entendu.
    Je suis partagé.
    Je trouve sa voix "jeune" geignarde, traînante, nasale. Quand elle vieillie, ce côté est supprimé en raison des tons grinçant et râpeux de lage, donc rien a redire, mais la voix jeune, ça colle pas.
    Ou si, trop bien. Car on ressent vraiment une ressemblance entre les deux voix (je ne sais pas si on a affaire a 2 doubleuses différentes), ce qui fait que quel que soit son age, je prend Sophie comme une vieillarde. Rien quà la voir au début, assise à son plan de travail, elle fait vieille, et ce sentiment est renforcé quand on entend sa petite voix au timbre désagréable (selon moi)...
    Alors je suis partagé: dun côté on a une très bonne correspondance, très crédible, d' un autre on a une héroïne affublé d' un timbre insupportable ( c' est de pire en pire... ), et pas franchement [i]kawai ( elle ressemble trait pour trait a Hashitaka, héros de Mononoké. Oui Héros. Un homme donc. ), ce qui est pour le moins inhabituel chez Miyazaki, la seul personne au monde qui me fera adorer une gamine de 6 ans dans un film.
    Tout ça pour dire que: non pas que je trouve Sophie ratée, mais je suis perdu entre lattachement que jaurai pu éprouver a son égard, et son coté horripilant.

    Pour les critiques récurrentes sur la fin (et la guerre, puisqu' a apparemment, on a pas l' un sans l' autre), je crois qu' il faut remettre en question la manière dont est perçu le film dans son intégralité. Non pas quil y a de bonne ou de mauvaise manière de voir le film, il y a en tout cas la manière positive ( ou fanatique diront certain ) . Voila, je fais de la visualisation positive (comme le neveu de Tony Sopranos tiens ^^ ).
    Encore une fois, je nai absolument pas été choqué, et je dirai même quelle suit la logique amorcée. La guerre commence on-sait-pas-pourquoi. Normal quelle finisse pareil.
    Alors pourquoi la guerre ? Pour mettre les personnages en situation je pense. Pour parler de responsabilité/fuite (Hauru) et pour quil y ai plus de planches en orange, cest joli. Franchement, je ne voix pas grand chose de plus. Si on cherche un message antimilitariste, il est chez les personnages, pas besoin de faire parler qui que ce soit dautre, et encore, je nai cherché aucun message de ce type, et aucun ne sest présenté a moi.
    Ce qui aurait été grave, ça serai quon ai eu 30 min de film au début ou ça raconte plein de choses sur le conflit a venir, et que ça finisse comme ça. Mais pourquoi perdre du temps a trouver un dénouement a une guerre qui na pas d' origine. Ca sen va et ça revient...[/i]Et ces gens, toujours agités, bavards, parfois euphoriques, quand on parle de guerre. Elle semble faire partie du quotidien, comme un match de foot.
    Et cest sûrement ici quon a un message

    Concernant le manichéisme, il me semble évident quil n' y en a tellement pas, que ça pourrait en être déplorable (et ça a été déploré).
    Moi aussi jai tout de suite douté de Suliman, et japprécie le physique de gentille mamie quon lui a affublé.
    La sorcière des Landes reste pour moi une énigme. Je ne saurais même pas dire si elle change après son..."ratatinage". Garde-t-elle la même personnalité, les mêmes objectifs ? Les objectifs, oui, mais le comportement non. Et le comportement est a différencier de la personnalité, puisqu on a vu chez Sophie quune même personnalité dans un corps plus vieux de 70 ans peu donner.

    D ailleurs, comment interprétez vous le changement qui sopère après le vieillissement de Sophie ? Ses gestes de vieillardes sont ils ceux dune jeune fille rendus maladroits par les problèmes physiques, ou alors, a sa propre vue, Sophie adopte les manières d une grand mère ? Je pense en particulier à la scène ou elle réalise ce qui lui arrive. Elle se retrouve a tourner en rond, faire des allez retour absurdes Je vois mal la Sophie de 18 ans se comporter comme ça. Alors quoi ? Encore une fois, on a lage quon se donne ? Rien que de se voir grand-mère, elle devient grand-mère ?

    Bon je m' arrête, a vouloir trop en faire, ça deviens la pagaille

  • Anonyme

    18/01/2005 à 17h51

    Répondre

    Désolée je ne l'ai pas vu en VO. Mais en ce qui concerne Sophie, on peut dire qu'au départ elle a un tempérement de vielle, et quand elle devient vielle elle a des paroles que seul l'expérience aurait pu lui apporter, peut être a-t-elle été trop marqué par la vie. Au fur à mesure, on se rend compte qu'elle a des réactions de moins en moins réflechies, et plus "gamine", elle en vient même a balancer de l'eau sur Calcifer, a le sortir du chateau...quitte a ce qu'il s'écroule. Je crois que chacun des personnages au fond sont à la recherche d'un équilibre...ça parle de se trouver soi-même, et en cela ce n'est certainement pas gnan-gnan.
    ça montre aussi que ce que nous appellons le mal vient de nous même et que plus il nous gagne plus on a du mal a s'en défaire.

  • Choucroot

    18/01/2005 à 18h30

    Répondre

    Mékare a dit :
    Au fur à mesure, on se rend compte qu'elle a des réactions de moins en moins réflechies, et plus "gamine", elle en vient même a balancer de l'eau sur Calcifer, a le sortir du chateau...quitte a ce qu'il s'écroule.

    Gnhu?
    Il me semble que c' est exactement le contraire, que justement elle prend ses responsabilité, quite a utiliser les grands moyens.

  • Anonyme

    19/01/2005 à 00h45

    Répondre

    En fait je vois ça comme plus de spontanéité, je la trouve plus proche de l'essentiel, elle agit vite pour ce qui compte le plus, alors qu'au début elle se laisse portée de façon résignée...non ?

  • Choucroot

    19/01/2005 à 00h53

    Répondre

    Selon moi, elle est passive au debut, et devien de plus en plus active.
    Apres, a cause de qui ? circonstance je supose...
    (je fais dans le télégraphique, ca m' evite de dire trop de conneries, et puis j' ai un Voisin Totoro sur le feu )

  • Anonyme

    22/01/2005 à 19h31

    Répondre

    J'ai juste envie de pointer vers la critique d'Animéland de ce film:
    http://www.animeland.com/index.php?rub=articles&id=639

    Je ne suis pas du tout d'accord avec cette critique car j'ai profondément aimé ce dernier qui renout à mon gout avec le meilleurs de Miyazaki c'est à dire le conte poétique (à la Laputa, Porco Rosso, Chihiro). J'ai trouvé que l'écologisme carabiné de certains de ces films pouvait être assez lourd (Mononoke, Pompoko) et j'étais enchanté de retrouvé cette douce poésie qui ne se veut pas (trop) moralisatrice!

    Enfin, je trouve que ce Magazine est atteint de snobisme aigu et adopte désormait un point de vu élitiste. Ca fait déjà un bout de temps qu'ils m'ont perdu comme lecteur et c'est pas comme ça qu'ils vont me retrouver...

  • Anonyme

    23/01/2005 à 14h58

    Répondre

    Il est vrai que cette critique est un petit peu abusée... Le coup du "femme de ménage dans un chateau = film macho"
    Aucune explication de la place de Hauru dans le conflit? Il a fait quoi durant le film le critique?
    "Le succès monstrueux du film au Japon (plus de 100 millions de dollars de recettes après seulement 7 semaines dexploitations) nous apparaît donc comme un mystère total."

  • Choucroot

    23/01/2005 à 15h46

    Répondre

    Franchement, avec en intro "Le château ambulant ressemble à une catastrophe en marche : autopsie dun échec sans précédent", fallait pas s' attendre a des commentaires intelligents...

    Et il pourrait etre un fiasco commercial complet que ca n' en serai pas moin un exelent film. L' argument du nombre d' entrée est absurde, ca ferai de Matrix 3 et Spiderman 2 des chef d' oeuvres, alors que personnelement, je considere le premier comme un ennieme mauvais film d' action a tendance science fictionniste de super marcher a budjet collosal ( même si ca n' est absolument pas le sujet ).

  • Twipol

    25/01/2005 à 01h15

    Répondre

    Cette fois, ça ne prend pas.

    Je trouve qu'avec [i]Le château ambulant, Miyazaki nous fait un coup de moins bien. Faudrait pas se reposer sur ses lauriers, dites-donc...

    On voit qu'il ne suffit pas d'appliquer la recette Miyazaki pour que ça prenne. Onirisme, je veux bien, film à voir avec des yeux d'enfants, je veux bien, ne pas prendre le scénar' de façon trop terre-à-terre, je veux bien, c'est bien ça qui m'a fait adorer Totoro, par exemple. Mais là, le problème, d'un point de vue narratif, c'est que ça parvient à être aussi simpliste que bordélique. Je suis au moins d'accord avec Djak pour ce qui est des raccourcis, je dirais que le film est entièrement articulé autour de raccourcis bancals. Trop de choses s'enchaînent sans cohérence, et grosso modo vers le milieu, l'histoire se délite complètement à grand coups d'héroïsme surranné et de cris d'amour sans relief. Ca devient confus, diffus, souvent mièvre et laisse une désagréable impression de bâclage.

    Pendant une bonne deuxième moitié du film, j'étais au bord de l'indigestion. Où sont la spontanéité et l'élégance narratives de Totoro, Porco Rosso ou de Chihiro ? poil au dos ? Je ne suis pas d'accord pour dire que le château ambulant[/i] joue la carte de l'onirisme avec la même efficacité, loin s'en faut. Ses prédécesseurs étaient dotés d'une narration plus distillée, posaient mieux le contexte, nous introduisaient mieux au décor et aux personnages et ça ne signifie absolument pas qu'ils étaient plus terre-à-terre et invitaient moins au rêve.

    De positif, je ne retiens que des éléments purement visuels : le château ambulant bien sûr, avec son animation épatante, le personnage de la sorcière des landes qui, au début, fait froid dans le dos, la montée de l'escalier interminable par celle-ci, la déco de la chambre d'Hauru... Pour ça, on le sait maintenant, Miyazaki sait y faire. Il ne faut pas que ça l'invite à négliger le reste...

    PS : les débats on pris une tournure houleuse et pas très constructive vers le début du topic, ce qui est d'autant plus gênant que c'est un topic de commentaire dont les premiers messages apparaissent sur le site. Donc faites gaffe ENCORE PLUS sur ce genre de topics. Ici, je tronque.

  • Bzhnono

    25/01/2005 à 14h15

    Répondre

    J'ai vraiment adoré ce film moi. Comme toujours c'est envoutant, magique, plein de couleurs et de fantaisie.
    Bon, je suis d'accord, au niveau du scénar' on a un peu du mal à suivre quand même. Ce qui m'a fait adorer ce film c'est la réflexion sur la guerre (plus poussée que dans Porco Rosso et moins développée que dans Nausicaa).
    Seul gros bémol selon, la fin du film. D'une mièvrerie digne des vieux Disney, mais ça aurait pu passer. Ce qui fait que ça ne passe pas vraiment c'est le fait que les explications qu'on est en droit d'attendre et qui ont bien compliqués le film ne prennent qu'à peine dix minutes du film.
    Tout va très vite, si vite que je suis resté sur ma faim. Vraiment, le dénouement aurait mérité un peu plus de temps et de précisions.
    Voilà, ce sont les seules petites choses qui m'ont vraiment gêner. mais de là à être d'accord avec la critique d'Animeland...y a un fossé énorme.

  • Twipol

    25/01/2005 à 22h58

    Répondre

    Bzhnono a dit :
    Ce qui m'a fait adorer ce film c'est la réflexion sur la guerre


    Euh, elle était où ?

    Tiens je l'ai lue la critique d'Animeland, boudiou c'est plus le ton que je connaissais dans ce mag version papier il ya quelques années A l'époque ils auraient fait un gros dossier de fanboy, vain et sans contenu, avec des fiches personnages à la noix et l'histoire résumée poussivement sur deux pages Non là à part qu'ils abusent sur cette idée de machisme et qu'ils ne rendent vraiment pas justice à l'apsect technique du film, je trouve qu'ils tapent dans le mille.

  • Anonyme

    26/01/2005 à 03h34

    Répondre

    Je pense que dans ce film Miyasaki laisse une grande place à l'interprétation du public. Les réactions sont vraiment très différentes et c'est certainement parce qu'il nous laisse le choix de voir ou de ne pas voir ses messages. Personnellement je suis bien entré dans l'histoire et encore plus dans les personnages. Ce film est très profond, et la plupart des mauvaises critiques sont des reflexions hâtives et viennent de personnes qui ne sont pas sensibles à certains sujets.

  • sven

    26/01/2005 à 10h15

    Répondre

    vous faites des posts beaucoup TROP LONGS!!!!
    j'ai la flemme, moi...

    donc...
    j'ai vraiment adoré [i]Le Chateau Ambulant et ce pour plusieurs raisons:
    - paske c'est beau, même sublime, grapgiquement (mais Daggy en parle bien mieux que moi) et dans l'ensemble
    - paske l'histoire est profondément émouvante, comme souvent chez Miyazaki, même s'il est vrai que la romance prend pitet un peu vite le pas sur le reste de l'histoire, je suis assez d'accord
    - paske la guerre c'est pas beau
    - paske les personnages secondaires sont hilarants, attachants, pas méchants (j'ai pas d'autre rime en -ant )
    - paske comme souvent chez notre ami mr M. l'histoire se finit bien, et ça, c'est trop rare pour ne pas en parler
    - pask'on s'évade toujours, pour des pays intemporels, colorés, pleins de vie et de nature, de gens gentils et rigolos, et que moi j'aime bien ça au cinéma

    voilou...
    donc j'ai adoré Le Chateau Ambulant et je pense que je le mettrais 2e dans mon Top 3 Miyazaki, d'une courte tête devant Chihiro, mais un peu derrière Mononoke[/i]

    ps: je suis assez d'accord avec chaipluki en ce qui concerne la musique: si on sait dès les premières secondes qu'il s'agit de Joe Hisaichi (les pitites notes au piano sont reconnaissables entre 1000), je dois avouer que moi non plus la musique ne m'a pas plus marqué que ça
    elle colle parfaitement au film, mais elle ne reste pas après l'avoir vu!
    en tout cas, bien moins que Mononoke notamment, mais là, il faut dire qu'elle était sublime, avec ses envolées parfaitement adaptées aux chevauchées d'Ashitaka dans les vertes prairies...

  • Fiddler

    30/01/2005 à 14h49

    Répondre

    A mon tour! J'ai enfin vu le film. Et j'ai plutôt bien aimé. Peut-être pas de manière fanatique, mais il faut quand même reconnaître la très grande qualité de l'animation. D'un autre côté, je ne l'ai vu qu'une fois... Je crois que je l'aimerais davantage en y retournant.

    Dès le début, on se retrouve en terrain connu, avec le fameux style Miyasaki, son goût pour le merveilleux et la technologie, ses créatures étranges, la musique d'Hisaishi qui va avec, etc. Il y a de très bonnes idées: l'héroïne changée en vieille, Calcifer le démon du feu, le château fait de bric et de broc, etc. L'univers est très riche et visuellement, c'est remarquable.

    Je ne me suis pas senti troublé particulièrement par la narration et je ne suis pas sûr que 30 minutes de plus auraient été nécessaires. La guerre fait partie du contexte de l'histoire, mais on se fiche d'en connaître les tenants et les aboutissants. Finalement, les idées qui sous-tendent le film ne sont pas vraiment argumentées: la guerre c'est pas bien, la vieillesse rend plus sage, etc: les maximes sont lancées en l'air, à chacun d'en faire ce qu'il veut. Miyasaki n'a pas un parti-pris moralisateur, ce qui peut dérouter, effectivement (incarné par Hauru qui refuse justement de prendre parti et par l'héroïne, qui justement est en marge de la véritable histoire, la guerre).

    En ce qui concerne la fin, bah je n'ai pas trouvé ça mièvre, je dirais plutôt qu'il s'agit d'une sorte de lieu commun des contes de fées, comme nous le rappelle la chanson de fin. On n'est pas dans la vie réelle. Il s'agit d'un rêve, d'une histoire, et dans ce genre de cas, une guerre peut se finir d'un coup de baguette magique. Mais les rêves aussi ont une fin.

    Comme l'a très bien dit Djak, le film traite des apparences. D'ailleurs, il me semble que certaines idées ont un côté très psychanalytique: cf la porte qui mène au passé de Hauru. et je suis sûr qu'il y aurait beaucoup de choses à dire sur le côté symbolique de cette affaire.

    Sinon, concernant la critique d'Animeland, même si je respecte l'avis du chroniqueur (il a le droit de ne pas aimer), je trouve que la manière dont il le dit est hautement contestable: plutôt que de dire "j'ai pas aimé le film", il dit grosso modo que Miyasaki est un nul, qui n'a rien fait de bien depuis Porco Rosso... No comment. C'est d'autant plus comique lorsqu'il avoue du bout des lèvres à la fin qu'il n'a rien compris au film! Mais je ne suis pas là pour descendre le chroniqueur, même si il faut bien avouer qu'il nous tend le baton pour se faire battre.

    En conclusion donc, le Château Ambulant est, à mon sens, un très bon film. Et je ne cherche pas à le comparer aux autres films de Miyasaki (le sujet qui fâche ), autant apprendre à l'apprécier pour ces différences avec les oeuvres précédentes (Les films ultimes n'existent pas).

  • Grrr

    30/01/2005 à 21h22

    Répondre

    Eh bé il faudrait ajouter au titre du topic :attention ça spoile dur par ici !!!(dautant que la critique est parue très tôt^^)


    Bon cest un film foisonnant , brouillon, mm par moment donc il y a des choses à dire !
    Jai bien aimé le château ambulant , mais il na pas suscité chez moi le mm engouement que le Voyage de Chihiro et les précédents films de Miyazaki.

    Dun point de vu [b]graphique je trouve le film très réussi (le château est fascinant, vraiment, la lande est bien travaillée), mais en-dessous de Chihiro (où les couleurs étaient à la fois transparentes, lumineuses et vives). Jai attribué cela à la différence de paysages (moins balnéaire au début), mais la scène (pourtant très belle)dans le jardin secret dHauru me fait penser que non !

    Ensuite les personnages principaux mont moins plus : Ils sont moins attachants, comme dans tous les Miyazaki ils ont plusieurs facettes, enfin Hauru en tout cas , car Sophie semble quasi parfaite ses seuls défauts sont le manque daudace et de confiance en elle ! Hauru est a priori plus intéressant, vaniteux ,superficiel séducteur sans cur ,froussard, mais également anti-militariste , conscient de la vacuité de la guerre et heureux propriétaire dun magnifique jardin secret (je veux le mm !). Alors honnêtement je me suis demandé ce quils se trouvaient lun à lautre. Ce qui nétait pas le cas dans les autres films, où malgré labsence de démonstration , ça paraissait évident .Je ne sais pas pourquoi mais les personnages des précédents Miyazaki me semblaient plus profonds , plus attachants bien que ce soient des enfants pour certains, la romance de Chihiro me parlait plus et les petiotes de Totoro étaient moins futiles tout en étant capable de cette gaieté enfantine réjouissante !


    Pour ce qui est de la guerre ,du manichéisme ..etc :
    Je ne suis pas tout à fait daccord avec ce que jai pu lire dans certains posts, Hauru refuse de prendre parti , parce que cest de toutes façons une grosse c*******e, et que lissue est connue davance. On le comprend dautant mieux lorsquon rencontre Suliman et quon entraperçoit le roi, cette guerre est un caprice de puissants qui sennuient , un passe temps quils décident darrêter selon leur bon vouloir

    Si il y a des méchants , mais leur apparence est douce et sage (ça contrebalance lidée que lâge est synonyme de raison)La sorcière des landes en est un autre exemple , elle ne change pas , elle est contrainte de porter son âge (ça me rappelle Claude Sarraute racontant quelle avait subi tellement de liftings et autres quelle ne pouvait plus faire retoucher son visage) et dès quelle en à loccasion elle tente de récupérer le cur dHauru !
    la belle mère de Sophie nest pas mal dans le genre non plus les autres femmes de lanime ne sont pas plus jolies , mais toutes très maquillées , ça ma marqué. De mm que Sophie ne devient pas subitement belle à la fin , c'est pas mal !

    Le machisme, le happy end , la morale[/b] de lhistoire :
    Hmm, cest drôle cette remarque dans lautre critique sur le machisme, , sans aller jusque là (et en tenant compte du fait quil sagit dune anime japonaise , avec une culture..différente^^), certaines répliques mont marqué : Sophie dit « je suis laide et je ne sais faire que le ménage » et Hauru répond « tu nes pas laide Sophie» et cest tout . Bon elle fait des chapeaux aussi cest bien , cest pratique lhiver et ça tient chaud^^ .

    Eh bien je ne suis pas convaincu que le machisme du film se trouve là : elle dit bien quelle ne sait faire que ça , et elle le regrette (mm si finalement elle a plus de ressources quelle ne limaginait). Lorsquils séchappent du château , Hauru la pousse à conduire lavion, et elle y arrive !
    Concernant Hauru, encore , sil est très préoccupé par son reflet , et ce que lon pense de lui, il est moins regardant en ce qui concerne les autres , il dit dailleurs avoir trouver la sorcière des Landes intéressante , alors que mm au début du film elle na rien dun prix de beauté^^. Le fait quelle fasse le ménage chez lui relève plus du symbole je crois (et ce film en es truffé !)

    Par contre ce qui magace un peu dans cet anime comme dans dautres cest quon a un personnage féminin très fort , presque parfaite qui sauve un héros sombre et torturé de se démons et de lattraction du pouvoir, cest un peu caricatural je le reconnais , mais cest qd mm beaucoup ça^^, et jaimerai plus souvent une héroïne un peu plus trash et un peu moins gentille, dont laccomplissement ne se trouve pas dans lunion avec le héros. Enfin elle dit « mm si tu es un monstre je taime », moi je dis , faut pas exagérer, aimer cest aussi accepter la part sombre de lautre ça part monstrueuse , mais si cest pas juste une part faut pas pousser non plus^^, jai trouvé ça moyen !

    Et je nai pas aimé le happy end , lourd et expéditif, on ne comprend pas pourquoi ils saiment, si soudainement (oh oh finalement je taime jarrête mes conneries et le blond vénitien , je vais devenir qlqn dautre , allons cueillir des fleurstrop crédible ),bien quon en voit les effets (je pencherai pour loption dépassement de soit concernant Sophie).

    Bon pour finir ya des choses pr lesquelles je ne suis pas sur davoir la bonne explication(le château détruit puis remobilisé ), cest habituel chez Miyazaki , mais là jai douté que ce soit voulu par moment. Jai la sensation que cest un des travers de ladaptation, le syndrome Harry Potter^^ou une astuce pour quon retourne le voir (ce que je vais mempressé de faire)

    En conclusion cest agréable , mais je préfère les précédents opus, pour toutes sortes de raison (je préférais les le petit rat et loiseau de Chihiro à la vieille sorcière et au sac à puces , pareil pour la musique , jolie mais moins émouvante)





    Oué oué je sais , c'est très long , et encore j'aurai encore plein de choses à dire

  • arwen94

    09/02/2005 à 18h36

    Répondre

    C'est vrai qu'on a beaucoup d'impressions de déjà vu durant certaines scènes, mais je vais être plus conciliante que mes prédécesseurs...
    Rien qu'à la vue du titre on pense tout de suite au "château dans le ciel", et j'avoue que j'ai pas mal hésité avant d'aller le voir au cinéma. J'ai fini par me décider et franchement je n'ai rien regretté. Toutefois je ne peux pas faire une analyse aussi poussée que les autres, car je n'ai pas vu tous les chefs-d'oeuvres d'Hayao Miyasaki, mais l'histoire du château ambulant est assez amusante, les images sont splendides (une merveille pour les yeux....c'est vrai) malgré la reprise de certaines idées de ses autres films...Hayao a fait un travail extraordinaire. Je pense que certains d'entre nous sont trop sévères et vu ce que demande la création de telles merveilles d'animations, je pense qu'on peut bien pardonner les quelques erreurs de Miyasaki. Et adapter un livre au cinéma n'est pas chose aisé je pense. D'après certaines critiques, vu le nombre d'entrées depuis sa sortie, Miyasaki verra encore un de ses chef-d'oeuvres placé en haut du box-office.

  • Bzhnono

    09/02/2005 à 23h29

    Répondre

    arwen94 a dit :
    Miyasaki verra encore un de ses chef-d'oeuvres placé en haut du box-office.


    Et ça incitera peut être les distributeurs à sortir (ou resortir) les films qui ne sont pas sorties en France ou qui n'ont pas eu beaucoup de succès (je pense notamment à Porco Rosso:20 000 entrées lors de sa sortie en France).

  • Anonyme

    21/02/2005 à 21h03

    Répondre

    Grr, tu demandes en parlant de Hauru et Sophie se qu'ils se trouvent...eh bien en fait je pense que la principale raison est qu'ils se connaissent depuis longtemps. Quand Sophie visite le passé d'Hauru, avant de s'en aller elle lui crie ainsi qu'à Calcifer de l'attendre dans le futur. En fait dès le début du film Hauru à reconnu Sophie...Voilà !

  • Grrr

    23/02/2005 à 23h56

    Répondre

    Mékare a dit :
    Grr, tu demandes en parlant de Hauru et Sophie se qu'ils se trouvent...eh bien en fait je pense que la principale raison est qu'ils se connaissent depuis longtemps. Quand Sophie visite le passé d'Hauru, avant de s'en aller elle lui crie ainsi qu'à Calcifer de l'attendre dans le futur. En fait dès le début du film Hauru à reconnu Sophie...Voilà !


    salut Mékare,

    en fait je ne cherchais pas une cause logique ou scénaristique à cela . Dans Sen to Chihiro on retrouve la mm chose (ils se sont déjà rencontrés , sous une autre forme)) , mais ça n'est pas pour cela que leur affection nous semble évidente, naturelle. C'est du domaine de la suggestion, de l'imperceptible, je crois que le portrait un peu caricatural de Sophie et Hauru y est pour beaucoup en fait^^
    Je ne sais pas si tu as vu Princesse Mononoke , mais je préfère San à Sophie (bien qu'elles ne soient pas si différentes que ça finalement!)

    j'espère avoir été plus clair cette fois-ci

  • Daggy

    24/02/2005 à 11h41

    Répondre

    Je viens d'apprendre que les décors médiévaux du Chateau Ambulant étaient directement inspirés par la ville de Colmar (Alsace), dans laquelle il y a beaucoup de japonais.

    Buta Connection a d'ailleurs fait un remarquable travail sur l'inspiration graphique (entre autres) : c'est par là...

  • juro

    24/02/2005 à 12h27

    Répondre

    Buta Connection (le site officiel francophone de Ghibli) a d'ailleurs fait un remarquable travail sur un grand nombre des oeuvres du studio. Et il y a régulièrement des mises à jour, vraiment un très bon site.

  • Anonyme

    03/02/2008 à 09h52

    Répondre

    décevant! je n'ai que ce mot à la bouche...


     


    La 1ere heure est incroyablement réalisé conté... on a vraiment du grand Miyasaki.... mais ensuite tout s'enchaine avec des raccourcis incomprehensibles des imprécisions qui nous font un peu décrocher de l'histoire.... pour finalement arriver aux dernières 20 minutes où pour la première fois dans du Miyasaki on tombe dans la niaiserie!


    les "tu es belle comme le soleil" aimons nous toute la vie je ne vivrai que par toi et pour toi...


    J'ai personnellement déchanté passé la 1ere du film et pourtant tout était fait pour que j'adore ce film...

  • Anonyme

    13/06/2008 à 17h31

    Répondre

    trop bien j'adore se film

  • Anonyme

    17/06/2008 à 21h55

    Répondre

    c'est super car hauru est très beau c'est romantique et Sophie est comme son prince charmant


    une histoire impressionante !!!bravo a hayao miasaki

  • Anonyme

    03/04/2010 à 19h32

    Répondre

    Très belle critique mais avec laquelle je ne suis pas tout à fait d'accord (chacun ses goûts ^^). Déjà et avant tout à propos de la musique, que je trouve sublime, le plus beau thème de Joe Hisaishi pour Miazaki, à mon sens, avec Le Château dans le ciel. Et puis, je trouve moi le couple Hauru-Sophie fascinant (bon d'accord, je suis peut-être un poil amoureuse de Hauru aussi) et loin d'être niais, à part peut-être quelques lignes de la scène dans son "jardin secret."


    En même temps, l'amour "véritable" (je veux dire par là entre un homme et une femme, pas deux enfants) n'est pas souvent traité par Miasaki et on lui pardonne facilement quelques maladresses mièvres. Je pense sincèrement que c'est un genre dans lequel il pourrait exceller. Quand au personnage d'Hauru lui-même, je le trouve interessant, dans le sens qu'il n'est pas parfait, il a des défauts, (superficiel, peureux) défauts qui le rendent particulièrement humain. Hauru est en fait l'"humain" et Sophie "la magicienne",  croulant sous les qualités, et, qui, elle, est effectivement un peu fade.

  • Anonyme

    03/04/2010 à 19h49

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    Et, effectivement, les 10 dernières minutes sont décevantes.

  • Anonyme

    17/01/2012 à 12h39

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    Miyazaki c'est trop génial tout le temps semblez-vous dire.

    Et bien non, d'ailleurs, le château ambulant est, de loin, le moins inspiré et le plus baclé à tous points de vue (personnage, narration, fin, musique).
    Cela me fait rire qu'un autre anonyme encense la musique, car Hisaishi ne s'est pas foulé et a répété ses thèmes précédents à l'envie.
    Il s'est par contre très bien repris avec la géniale musique de Ponyo. Concertante et expressionniste à souhait

    Note 5.5/10

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