8.5/10

Chihayafuru T.1


Jeune et jolie ?
En sixième, la petite Chihaya fait la connaissance d'Arata, un nouvel élève qui vient de Fukui. C'est un jeune garçon mature et peu bavard qui cache un talent tout particulier : il excelle à un jeu appelé Karuta, qui regroupe les cent poèmes traditionnels du Hyakunin Isshu. Chihaya est très impressionnée par sa capacité à ramasser les bonnes cartes en une fraction de seconde, avec une ardeur inégalée. Mais de son côté, Arata est cloué sur place par la disposition naturelle que semble présenter Chihaya vis-à-vis de ce jeu…

Je vais le dire d'entrée de jeu mais si vous aimez les jeux japonais dont personne n'a jamais entendu parler quand vous leur en parlez dans la rue (genre le Gô, le Shôgi...), vous allez adorer Chihayafuru. Je ne vais pas vous refaire l'histoire (suffit de lire un peu plus haut) mais je vais plutôt parler des personnages un peu plus en détails car les trois protagonistes sont vraiments très différents. Chihaya d'abord semble assez 'je m'en foutiste' mais se révèle très rapidement passionnée et même acharnée quand il s'agit de faire quelque chose. Elle n'a jamais pratiqué le Karuta avant qu'Arata ne l'initie. Taichi est un garçon assez banal : il est assez sûr de lui, plutôt intelligent et d'un milieu aisé. Il avait d'ailleurs des bases dans le jeu. Arata est un personnage mis au banc de la société par ses camarades. Considéré comme un paria, personne ne sait rien sur lui mais il faut avouer qu'il n'aide pas puisqu'il ne répond pas quand on parle. Cependant, Chihaya va aller plus loin et réussit à voir ce qui se cache derrière ce masque de bougon. 

Les trois enfants vont ainsi se lier d'amitié et commencer leur voyage initiatique autour d'un jeu étonnant : le Karuta. Si j'ai bien compris (les règles sont encore un peu confuses), il consiste à associer des parties de poèmes (il y en 100 différents en tout et même s'ils sont assez courts, ça fait un sacré paquet de trucs à retenir) écrits sur cartes au moment où quelqu'un les prononce. Dis comme ça, ça ne vous paraît peut-être pas folichon mais il y a tout une stratégie que l'on peut adopter selon le début du poème. Certains seront reconnaissables dès la première syllabe alors que d'autres vont en nécessiter 4 ou 5 sous peine de se tromper de carte. Il y a donc une véritable tactique au moment de poser les cartes (privilégier certains poèmes que l'on est sûr de reconnaître). Dans le Karuta, vitesse et capacité de mémorisation sont mises à rude épreuve et ça donne des duels vraiment intenses ! 

Yuki Suetsugu mêle avec brio histoire d'amour et jeu inattendu dans une histoire vraiment accrocheuse. Ce petit côté Hikaru no Go saura accrocher les fans de cette série qui s'avère tout aussi épique lors des parties. Si vous ne connaissez pas, c'est à essayer de toute urgence !

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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