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Chroniques de Pékin

Un manhua regroupant la caste des nouveaux jeunes auteurs chinois autour du thème des Jeux Olympqies 2008.

Le Sauuuuuuuuuut
Le Saut
Dix auteurs chinois différents se sont regroupés pour raconter leur vision de la vie à Pékin, et des changements qu'entraine l'organisation des J.O. de 2008. Les thèmes abordés sont très variés(destruction de vieux quartiers, sélection des sportifs, pollution, etc.) et les styles graphiques vont du trait classique au délire visuel très proche de l'art contemporain.
 

On ne le dira jamais assez. Un recueil de nouvelles avec une multitude d'auteurs différents contribue à rendre tout type de travail inégal en qualité, surtout lorsque ceux-ci proposent des visions différentes d'un même événement. Alors, voyez que des auteurs chinois se rassemblent sous le thème des derniers Jeux Olympiques d'été pour offrir un one-shot dans lequel on trouve tout et n'importe quoi, sans véritable identité ni style graphique particulier pour montrer un résultat déroutant pour lequel on peut aussi bien s'enthousiasmer que pousser un soupir de soulagement. Car le mouvement des manhuajis est encore jeune et leur idées partent dans tous les sens sans véritable ligne directrice à tel point que certains membres du collectif dénote. Pékin est vu sous tous les angles, ainsi Ligne 104 nous offre une balade à toute allure à travers la ville, Des Pékinois pas très civilisés et Rêves Brisés nous font partager des moments dans les quartiers pauvres ou à détruire de la ville alors que de nombreux autres font appel à l'appel au dépassement de Coubertin avec La Boîte à voeux, Poisson et Le Saut. Destiné aux adultes ou à tout public, on a vraiment l'impression que le one-shot se montre fourre-tout, voire uniquement comme une compilation des artistes déjà mis en valeur par l'éditeur, Xiao Pan.

Si un grand nombre d'auteurs est déjà retrouvable dans les parutions Xiao Pan, il convient de s'attarder sur le travail fabuleux d'un presque quasi inconnu jusqu'alors : Lu Ming, qui avec Le Saut, délivre une courte histoire fabuleuse à travers laquelle il montre une histoire sur le thème du basket vu à travers les yeux d'un géant chinois bien meilleur que la série qu'il avait avait montrée auparavant (Mélodie d'Enfer). Son travail tout en finesse à la manière de Hiroaki Samura (L'Habitant de l'Infini) nous délecte les yeux par son enchevêtrement de cases magnifiquement hachurées et vierges de bulles. On reconnait aussi facilement le travail de Song Yang (Matous et Pingouins, Reload, Wild Animals) avec ses couleurs bigarrés et ses ambiances de boîte de nuit mais aussi celles dépouillée de Ji An (Niumao), figée et ennuyeux de Liu Wei (Hibernation), complètement délirante de Nie Jun (My Street, Diu Diu), torturée de Zou Jian (Le Repos de la Baleine), colorée de Jian Yi (Five Colors). Ajoutez-y quelques autres nouveaux talents ainsi qu'une couverture et illustrations signées Benjamin (Remember) et vous obtenez un ensemble correcte mais sans plus.

Chroniques de Pékin se montre inégal avec autant d'auteurs aux styles, caractères et préoccupations différentes. Mais s'il vous manque un souvenir indispensable des Jeux Olympiques...
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