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CIMOC - Le manga et plus si affinités...

Doki-Doki a lui aussi proposé son manga qui parle de manga avec CIMOC terminé au mois de décembre dernier. Alors, jackpot ou non ?

Kôta Inamine débarque à Tokyo pour réaliser son rêve : devenir mangaka. Mais ses premières planches ne sont guère appréciées et ses jobs d'assistant dessinateur finissent en fiasco. Alors que Kôta plonge dans le désespoir, il apprend que son envahissante voisine est aussi rédactrice en chef d'un magazine de manga ! La roue du destin va-t-elle enfin commencer à tourner pour Kôta ? Deviendra-t-il un grand mangaka ?

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Joli clivage, non ?
Dernier Lim-Dall Young en date terminé chez Doki-Doki, CIMOC possède un élément caractéristique de l'auteur qui se remarque immédiatement (soit sur la couverture du premier tome de la série), à savoir une héroïne aux formes plus que généreuses. Alors pourquoi commencer par évoquer ce qui semble être un simple détail ? Tout simplement parce que la toute première scène en abuse pour accrocher le lecteur qui veut se rincer l'œil et l'inciter à se lancer dans une série pas franchement engageante. Vous me direz que toute personne qui se lance dans une nouvelle série de l'auteur sait parfaitement à quoi s'attendre à ce niveau là. Je répondrai tout simplement qu'allié à une bonne intrigue, le fan service ne dérange pas le moins du monde mais ici, ce n'est pas vraiment le cas tant l'intrigue est superficielle.

L'auteur cherche à nous montrer les dessous du manga mais il semblerait que le chemin soit parsemé des dessous de ses personnages féminins... En effet, le manga joue énormément sur le fan service, à tel point qu'on en oublie rapidement ce que l'auteur voulait nous raconter dans un premier temps. Les coulisses du manga sont abordées de manière très sporadique dans des passages qui ne sont que peu développés. Ne vous attendez donc pas à du Bakuman sauce ecchi car on ne retrouve nullement le niveau de détails de la série d'Obata et Oba. D'ailleurs, plus on avance et plus la relation entre auteur et éditeur semble être assimilée à une sorte de dictat de l'éditrice qui ne semble pas vouloir laisser la moindre marge de manœuvre à son nouveau protégé, naïf et probablement encore très influençable.

Les personnages secondaires sont assez insignifiants et il faut avouer qu'à part la rédactrice Jumonji et le rival Ozma, ils n'ont pas un charisme fou. La plupart va et vient et se fait rapidement oublier (même l'escort girl qui ne vient pas pour jouer aux dés et qui finit pourtant comme une sorte d'assistante...). Ils ne sont pas mémorables soit mais ont le mérite de faire avancer l'histoire et de ne pas laisser le titre s'embourber dans une relation que je définirais comme une "relation de travail conflictuel" entre Sawanoguchi et Inamine.

... malgré quelques bonnes idées.


Yummy...
Tout n'est pourtant pas à jeter. Le dernier affrontement contre le studio d'Ozma n'est pas avare en renseignements sur le fonctionnement des gros studios qui sont formatés pour produire des titres commerciaux à la pelle (sachant que l'auteur est aussi à la tête d'un studio, on se demande s'il n'applique pas la politique qu'il condamne mais ça... c'est une autre histoire). Le héros, archétype du naïf, complètement inutile va se transformer en fervent défenseur de valeurs considérées comme d'une autre époque pour le rival du héros. De même, Lim-Dall Young gère plutôt bien l'histoire d'amour du manga qu'on voit venir assez rapidement après le début de la série et ce, malgré les tentatives de l'auteur pour fausser les pistes et perdre son lecteur.

Au final, CIMOC n'est pas un très bon titre pour de nombreuses raisons : personnages caricaturaux au possible, intrigue tirée par les cheveux, fan service à outrance et j'en passe probablement pas mal... Après, nul doute que les fans de Lim-Dall Young y trouveront leur compte mais pour ceux qui cherchent à découvrir les "dessous" du manga comme annoncé en accroche de la série, ils risquent malheureusement de faire une overdose de "dessous" justement... 

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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