6/10

C[si:]

Léger, tout léger, 100% action avec une ligne directrice allant droit au but et... pas plus ! Les deux volumes de C prennent à peine le temps de créer une intrigue avant d'envoyer la sauce et offrir un dénouement sous forme de feu d'artifice. Une histoire simple, un traitement simple, un dénouement simple et commun et pourtant ce petit défouloir ne s'avère pas pour autant désagréable. Juste un peu succinct.

Assaut sur la mairie

C[si:]
C[si:]
Tomatoh, l'ancienne capitale, est devenue un gigantesque bidonville où règne le chaos. Ebisu, une journaliste dépêchée par son employeur pour faire un reportage sur la dégradation de la métropole ne tarde pas à se faire agresser par des truands qui lui arrachent son sac. Heureusement, trois enfants surgissent de nulle part pour la secourir. Elle récupère son sac tombé par terre et tous les quatre s'enfuient à toutes jambes. En discutant avec ces sauveurs, la journaliste apprend que si Tomatoh a sombré dans la décadence, c'est parce qu'elle est gouvernée par la pègre. Même la police est à sa solde. Il serait donc plus sage de déguerpir immédiatement, mais hélas... dans le tumulte, le sac qu'elle a récupéré n'est pas le sien, mais celui des truands ! À l'intérieur se trouve un échantillon d'une nouvelle drogue très puissante, le Katon, que la mafia est déterminée à récupérer, et c'est là que les véritables ennuis vont commencer...

Et les ennuis s'accumulent telle une malédiction. Le scénario se révèle bien léger et manichéen avec un grand méchant tordu mais possédant suffisamment de charisme pour canaliser l'attention. Le groupe de personnages principaux répond aux codes shônen sans y déroger et finalement l'intrigue ne se compose que de courses poursuites et de combat pour faire rejaillir la vérité voulue par les enfants. Totalement dans l'esprit shônen, la capacité des enfants à renverser des montagnes et surtout à offrir un plan basique pour attaquer la mafia municipale représente un manque de profondeur notable dans le scénario. Celui-ci ne s'illustre que par les frasques héroïques et les scènes d'action rondement menées, un manga pop corn honorable, sans plus.

a, b, C, d...

L'espace de deux volumes, Yûko Osada semble avoir boucle son manga au plus pressé. Après avoir pris le temps d'installer un contexte dans le premier tome, elle se dépêche d'en finir dans le second, n'en faisant plus qu'une sorte de branle-bas de combat général contre l'affreux Kyogoku. Du coup, les bribes de scénario bien construites s'envolent mais restent cohérentes et suffisamment amusantes pour offrir un manga qui se lit correctement, sans doute lié au fait que son traitement reste simple mais sans bavure. La mangaka offre toutes les conditions nécessaires pour que cette aventure se montre sans complexe vis-à-vis de la profondeur requise pour n'être plus qu'une petite lecture facile d'accès.

C bénéficie d'un coup de crayon sympathique. Sans pour autant être unique, le trait emprunte un peu au meilleur du shônen dans sa construction (One Piece entre autres) mais aussi parfois au pire pour le chara design des yeux du personnage principal (Zatch Bell !). Le tout se présente agréablement, avec un soupçon d'intérêt grandissant au fur et à mesure de planches plus que correctes composant le manga. La mise en forme dynamique créée par un découpage fonctionnel et un remplissage tout à fait admissible permette à l'oeil d'apprécier au mieux l'aventure.

Loin d'être un manga de premier ou de second plan, C parvient à divertir avec ses moyens et ne se refuse pas de délirer complètement dans une ville où les enfants sont rois. 100% shônen, 100% action dans une édition respectable. A effeuiller en attendant mieux de Doki-Doki...

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Mijeong

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4 commentaires

  • Anonyme

    11/11/2006 à 08h09

    Répondre

    J'ai feuilletté le catalogue Doki Doki et ....coment dire....pour les chefs d'oeuvre on repassera(quoique il y a une espèce d'histoire avec un lycéen qui a une sorte d'arc-phénix dans le bras qui semble plutôt belle graphiquement et relativement originale).

    Pour en revenir à C je trouve que graphiquement c'est ...lourd.On en prend plein la vue et,même s'il s'avère que le graphisme est original,les cases sont tellement bondées qu'on fait vite une indigestion.on aime au départ ces cases si foisonnantes,et puis au bout d'un moment on prie pour un peu de sobriété....

    Enfin...je n'ai fait que le feuilletter et c'est l'impression que ça m'a donné...

  • juro

    11/11/2006 à 13h26

    Répondre

    J'ai feuilletté le catalogue Doki Doki et ....coment dire....pour les chefs d'oeuvre on repassera(quoique il y a une espèce d'histoire avec un lycéen qui a une sorte d'arc-phénix dans le bras qui semble plutôt belle graphiquement et relativement originale).
    Bien d'accord. L'oeuvre en question c'est Otogi Matsuri et pour un preimer avis en un volume, c'est un mélange de Parasite et de Kamunagara avec plus d'humour et des scènes bien gores.

    Pour en revenir à C je trouve que graphiquement c'est ...lourd.On en prend plein la vue et,même s'il s'avère que le graphisme est original,les cases sont tellement bondées qu'on fait vite une indigestion. on aime au départ ces cases si foisonnantes,et puis au bout d'un moment on prie pour un peu de sobriété....

    C'est relatif aux pages que tu as feuilleté On alterne tout de même beaucoup cases très remplies et cases plus centrées sur l'expression d'un personnage.

  • Anonyme

    12/11/2006 à 05h26

    Répondre

    Ah d'accord.
    Je sais que c'est pas bien,mais j'ai souvent du mal à aller au délà de ma toute première impression,j'en suis consciente.

  • Anonyme

    17/09/2007 à 16h13

    Répondre

    Franchement, je ne vois pas pourquoi vous critiquer ce manga...quand
    quelqu'un dit que le dessin est lourd, je rigole!!!Ken le survivant ou
    Ken Fist of the blue sky sont des manga aux dessins saturés!! C, ne
    l'est pas et ses dessins en plus d'etre superbes sont d'une clarté...et
    qui est mis en avant grace à une mise en page péchue...


    Quant au scénario, il est classique mais accrocheur.


    Les manga de Yuko Osada, C et Magara, sont les deux meilleurs titres de Doki Doki.


     


     


     


     

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