4.5/10

Cyber Blue - C'est la cyber-guerre mon colonel !

Cyber Blue possède beaucoup d'éléments similaires à Hokuto no Ken. Que ce soit au niveau du scénario, du personnage principal, des ennemis, ne vous attendez à rien de spécial puisque vous vous trouvez en présence d'un titre qui n'est même pas moyen.


Il a les yeux revolver...
C'est l'histoire d'un cyborg...

Tinos, planète colonisée par l'homme située à des années-lumière de notre planète bleue. Composée essentiellement d'étendues désertiques, l'air y est rare et son atmosphère toujours teintée de rouge, la faute aux nuages de poussières formés par des vents tourbillonnants soufflant en permanence. Dans un environnement aussi hostile, l'homme n'a eu d'autre choix que de créer des dispositifs de protection avec lesquels il est obligé de vivre en symbiose. Aujourd'hui, plus de 300 ans se sont écoulés depuis l'arrivée des premiers pionniers dont les rêves se sont éteints, brisés par les nantis qui ont vu Tinos non pas comme une nouvelle terre d'accueil, mais comme un moyen de s'enrichir vilement... Pour les combattre, un homme d'un genre nouveau va se dresser, une arme fatale à enveloppe humaine allant par le nom de : BLUE !

L'histoire sans fond

C'est... bourrin ! Rien de plus. C'est dommage mais le "scénario", si on peut le considérer comme tel, est une simple mission d'assassinat qui va mener notre héros à des situations toutes plus violentes les unes que les autres. Les morceaux de corps volent de partout, les têtes explosent, bref...  Amateurs de viande hachée, vous allez être servis. Même si le coup de crayon est bon, ça devient quand même assez vite lassant...

L'auteur introduit quand même un petit complot de la part des Anciens (ceux qui dirigent la planète), qui deviennent du coup les grands méchants de l'histoire. Résultat des courses : le manichéisme primaire inhérent à la série est renforcé (comme si ça ne suffisait pas...) et on tombe dans des excès qui ne sont pas forcément agréables à suivre. 

Heureusement que le ridicule ne tue pas... 

Le personnage principal est une copie de Ken en mode robot. Plus de bons sentiments du géant de la grande ourse, mais des émotions froides et maîtrisées d'un robot qui voit la justice, et uniquement la justice. Même si, tout au début (quand il n'est pas encore cyborg en fait), Blue paraît assez sympathique du fait de sa naïveté ; cette impression disparaît au moment où il est robotisé.  

Comme je l'ai dit plus haut, c'est manichéen au possible : les méchants sont des gros méchants qui profitent des faibles, le gentil est désabusé et se fait complètement avoir au début, d'où son envie de vengeance. Les ennemis sont, un peu comme dans Ken, des espèces de gros machins qui manquent totalement de charisme et qui ne sont là que pour servir de chair à saucisse à Blue et à ses pouvoirs évolutifs... Génial !


La terre est bleue comme le logo Kaze.
Vers l'infini et en deça...

Le problème de la série réside dans ses grosses caricatures en ce qui concerne les personnages. Elles donnent un ton peu sérieux qui ne plaira probablement pas à grand monde. Une chose que l'on ne peut pas enlever au titre, c'est la façon dont l'auteur fait tenir l'histoire en trois tomes. À aucun moment on a une impression de rush ou de ralentissement, ce qui fait que le tout est fluide (ennuyant mais fluide...). Si on veut voir un mec seul éclater des dizaines de types en rigolant, mieux vaut se diriger vers Hokuto no Ken où on verra la même chose, à mains nues mais aussi avec des "Tatatattatatata" et autres "Tu ne le sais pas, mais tu es déjà mort !!" partout. Si vous n'êtes pas fan de Hara et de son univers, ne vous y risquez pas, si vous avez besoin d'un bon défouloir et que vous avez déjà Hokuto no Ken... C'est une petite série en trois tomes, donc pourquoi pas ?

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Samidare T.6

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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