8/10

Dämons

Kill Bill fait des émules et inspire les nippons pour une vendetta basique mais extrêmement efficace et au rythme trépidant pour un actioner explosif !

Éminent spécialiste de la nanotechnologie, Heito Saimon refuse de céder sa science aux militaires. Pour le punir de cette trahison, ses associés suppriment sa femme et sa fille, l'amputent des deux bras et le laissent pour mort. Recueilli par un mystérieux professeur, Heito apprend à maîtriser une énergie psychique, le "Zethmos", lui permettant d'utiliser des prothèses, des bras de métal. Ivre de rage et avide de vengeance, Heito est devenu Hate, un puits de haine prêt à traquer ses bourreaux, où qu'ils se terrent...

Dämons
Dämons
A la base, Osamu Tezuka est l'auteur d'une histoire courte sur le thème de la vengeance. Par la suite, Hideyuki Yonehara créera Dämons. Avec un personnage fou, un monde dévasté et une vendetta face à des adversaires redoutables et dotés d'un background insensé pour un shônen. Fidèle à ses premières amours après Full Ahead ! Coco, l'auteur se montre d'autant plus inspiré avec un nouveau titre s'adressant tout de même à un public plus mature par son degré de violence assez extrême. Plus de blagues, Dämons se lance dans un scénario bourré d'action et de gros bras avec en toile de fond une maigre réflexion tournant autour de l'espoir restant aux êtres démunis. Maigre, bien maigre car le but reste avant tout d'entreprendre une vengeance explosive en utilisant tous les moyens et en particulier la force brute face aux armes à feu, armes blanches et aux pièges de toutes sortes. Scénario minimal mais néanmoins efficace car Yonehara reste centré sur son objectif et se disperse moins qu'avec son précédent titre. Pour un résultat bourré aux hormones et aux amphétamines !

Doki-Doki a eu le nez creux en zieutant du côté de ce spécialiste shônen avec deux des meilleurs titres de son catalogue à son actif. Le trait adapté à l'action et suffisamment travaillé pour le remplissage et les expressions donnent un grand coup de booster au titre. Facilement abordable pour peu qu'on ait le cœur bien accroché devant quelques scènes sans concession, le manga fait preuve d'une force inouïe pour déclencher une addiction rapide.

Au final, un titre efficace, ne s'embarrassant pas de complications et qui se comporte comme un très bon actioner du style de Desert Punk. Un succès attendu concrétisé par un auteur maniant le rythme des révélations avec un doigté parcimonieux. La haine ne s'apprête pas à connaître de répit.  

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