6.5/10

Danzaisha, Tetragrammaton labyrinth

Danzaisha, c'est deux fillettes qui usent de toute arme pour purifier le Mal absolu. Bien mais aurait pu mieux faire...

Londres, XIXe siècle. Les avancées de la science et le recul de la foi ouvrent la porte aux esprits malins avides d'âmes humaines. Pour les pourfendre, Meg, une jeune soeur experte en magie blanche, et Angela, une enfant immortelle aux pouvoirs étranges, prennent les armes. Derrière elles, une puissante organisation supervise la lutte contre les démons... mais quel est son véritable objectif ? Quel est le lien mystérieux qui unit les deux jeunes filles ? Et qui est réellement l'immortelle Angela ?

Autant de questions qui entraîneront nos deux héroïnes dans un tumultueux périple dans l'espace et le temps, à la rencontre d'esprits que vous reconnaîtrez sûrement !

Danzaisha
Danzaisha
Mélanger gothique et religion est une idée dont les nippons ne se lassent jamais, ils en sont tellement friands qu'ils la proposent à toutes les sauces même si rarement avec bonheur et souplesse. Ayant exploité leur patrimoine de fond en comble, ils cherchent à s'octroyer de nouveaux domaines à exploiter. Quoi de meilleur que prendre le Londres du XIXe siècle avec ses mystères et son ambiance brumeuse pour rendre compte de mystères démoniaques. Plusieurs anachronismes sautent aux yeux dès les premières intrigues sans polluer massivement le dénouement principal de l'histoire. Pour présenter l'ambiance du titre, nous dirons qu'il flirte entre Gunslinger Girl (pour le type d'héroïnes) et Chrno Crusade (pour les références ésotériques). Mais quelle est la force de Danzaisha ? Une part de mystère sans doute, une grosse part d'action et un scnéario qui tient plus ou moins en équilibre, voyage dans l'Europe à l'époque industrielle... Si le manga possède des bons points partout découvrant un certain potentiel, il n'en demeure pas moins incomplet mais aussi confus à cause d'un rythme bizarre incluant de lourdes scènes d'action et des passages inutiles. Le premier volume passable laisse libre place à un second volume beaucoup plus entraînant qui donne enfin le ton et la ligne directrice de l'intrigue. Le couple de personnages fait dans le déjà-vu mais s'impose au lecteur sans trop en faire. 

Ei Itô signe ici sa première oeuvre d'importance et il se dénote par une mise en scène créative et intuitive en dépit d'un certain classicisme du chara design et d'un bestiaire sans grande originalité. La finesse de son trait laisse entrevoir de belles promesses pour la suite de sa carrière d'autant plus qu'il s'en sort relativement bien pour l'ensemble du détail et des décors. Danzaisha possède un côté sympathique qui donne envie de s'intéresser au titre par quelques pistes bien amenées mais dans le même temps, on reste tout de même sur sa faim à cause de passages clés sans grande envergure qui aurait donné une autre saveur au titre.

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1 commentaires

  • Anonyme

    01/09/2008 à 12h37

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    j'ai lu le début du premir tome et franchement j'ai trouvé que sa génial.


    Je conseil aux lecteurs de manga de lire ce manga

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