7/10

Deadman Wonderland

Deadman Wonderland ou comment rentabiliser une prison avec la vie de ses prisonniers...

Dix ans après le grand tremblement de terre de Tokyo, la prison « Deadman Wonderland » est devenue un site touristique qui permet de récolter des fonds pour reconstruire la ville. Les spectateurs assistent avec enthousiasme à des épreuves mortelles où les prisonniers s'affrontent pour obtenir quelques jours de vie supplémentaires. Ganta et ses amis vont bientôt se rendre en voyage de classe dans cette prison. Mais un homme en rouge les attaque ! Ganta est le seul survivant. Accusé à tort d'avoir tué tous ses amis il est condamné à mort et incarcéré à « Deadman Wonderland ». Avec l'aide de Shiro, une jeune fille très étrange rencontrée dans la prison, il va tenter de rester en vie. Mais les règles sont dures et Ganta doit réussir à prouver son innocence…

 


DR.
Enfermé par erreur dans la pire prison où l'être humain est considéré comme une marchandise à fort potentiel, Ganta se retrouve dans la position de l'innocent que personne ne croit. Passé la culpabilité, notre héros partira à la découverte de cet univers insolite, sombre, violent et regorgeant de spécimens proches de l'inhumanité. Deadman Wonderland fait dans le glauque et le morbide, recyclant avec surprise des recettes connues : rythme soutenu, combat avec une bonne dose de fantastique, valeurs du shônen à leur paroxysme… rien de bien original mais le manga fonctionne bien en proposant une belle brochette de personnages secondaires possédant tous un rôle fort. Des qualités mais aussi une certaine répétitivité dans les combats qui s'installe rapidement et un personnage principal trop « shônen » pour vraiment tomber en pâmoison devant le titre. La recherche de l'homme en rouge risque de s'étaler dans le temps, celui de découvrir en détails les rouages de cette prison : ces groupes, ses gardiens, son prêtre… toujours plus proches d'un monde apocalyptique.

 

Déjà aperçu dans Eureka Seven, Jinsei Kataoka se montre très à l'aise dans ce genre de titre efficace, à l'action omniprésente. Derrière son chara design très shônen, Deadman Wonderland montre un certain nombre de scènes assez glauques (énucléation, mort violente…) à la limite du soutenable. Un grand sens du détail et un bon remplissage caractérisent le travail du dessinateur. Parfois gratuite, parfois dans un grand éclat de rire, l'ambiance se rapproche petit à petit d'une série comme Oz où la formation de groupes communautaires, les complots et les vengeances deviennent légion.

 

Un bon titre qui aurait sans doute mérité une approche encore plus noire pour devenir meilleur. Pas vraiment créatif mais posant des bases solides pour une intrigue à long terme, le manga pourrait cependant s'essouffler si les situations ne se renouvellent pas plus régulièrement…

A propos de l'auteur

2 commentaires

  • OuRs256

    03/04/2011 à 18h32

    Répondre

    C'est vrai que la série est peut-être un peu trop "shônen" pour les thèmes abordés. J'aurai presque vu un encrage différent pour renforcer le côté terrifiant de la prison.

    Quoi qu'il en soit, Deadman Wonderland reste un excellent titre mené par un graphisme ultra-dynamique (le même dessin qui a réussi a me faire finir Eureka Seven en manga et ça, c'est un sacré exploit =D).http://manga.krinein.com/deadman-wo ... 15177.html

  • Blackburnes

    13/04/2012 à 22h11

    Répondre

    Oui je suis bien d'accord avec toi .. C'est pour cela que l'on attend le T9 avec impatience et d'ailleurs, je crois qu'il sort la semaine prochaine ! :bave:

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques