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DearS - le manga et l'anime

Connu pour avoir créé Rozen Maiden, le studio Peach-Pit voulait poursuivre l'aventure avec un autre succès public. Et reprendre une recette éculée mais remise au goût du jour pourrait bien être la solution espérée en prenant le nom de DearS dont la similitude permanente avec le Chobits de Clamp laisse parfois un petit air de déjà vu. Comédie romantique avec un fort pouvoir d'attraction sur les adolescents avec tout son lot de thèmes basiques du genre, DearS parvient tout de même à surprendre par instants. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, la sortie est simultanée avec le DVD.

Oh my DearS

DearS
DearS
Un jour, Takeya, un garçon gentiment paumé à l'école, trouve sur son chemin une fille qui faisait partie des DEARS, un groupe d'extra-terrestres arrivés sur Terre il y a un an après s'être égarés dans la galaxie. La jeune fille affamée, épuisée, s'évanouit dans ses bras. Tout penaud, Takeya la ramène chez lui et la baptise Ren...

L'esprit de Chobits plane au dessus de DearS avec insistance, le couple de personnages principaux jouant certainement pour beaucoup dans ce constat équivoque. Tout rappelle plus ou moins le manga des Clamp : des personnages au ton employé, du dessin fortement inspiré du shôjo aux comportements usuels des protagonistes. Mais la formule parvient à tenir en haleine autant qu'elle peut. Les enchaînements contribuent à apporter des émotions qu'on ne s'attendait pas trouver en feuilletant les premières pages. Bien évidemment, les thèmes communs de la comédie romantique déjà proposés à travers Video Girl Aï et consorts se retrouvent, comme par magie, réinterprétés avec une touche supplémentaire de fantaisie extra-terrestre. Ren possède tous les atouts d'une Tchii, la capacité d'aligner des phrases construites en plus. Poses lascives, regard mielleux... le fan service fait bien sûr son apparition. Les seconds rôles possèdent toujours les meilleurs attraits innovants, le reste demeurant d'un classicisme sans faille.

DearS et racontars

DearS joue beaucoup du fan service au premier comme au second degré. Ren agit comme la plus naïve des extra-terrestres oeuvrant pour sa quête initiatique et la découverte du monde, son côté "escalve" la rend patéhtiquement cliché. A l'inverse, les DearS apparaissent en général comme les éléments les plus fiables de la série, la bêtise demeurant bassement humaine. L'image de la prof ultra sexy, nymphomane et perverse de la classe de Takeya suffit à s'en faire une idée. Les premières émotions amoureuses et la tolérance des êtes différents apparaissent comme les thèmes les plus exploités du manga. Bien évidemment, certains passages convenus donnent des bâillements devant leurs évidences communes, leurs situations tournant en rond et leurs ficelles scénaristiques bateaux. L'originalité n'est pas de mise mais les aspects attendus ne tombent pas dans la parodie et prennent une tournure tenant en haleine comme il faut, sans plus.

Côté dessin, le studio Peach-Pit mêle avec assez de bonheur SD et graphisme naïf, trait typique du manga à destination féminine, remplissage assiste par ordinateur de manière extrêmement visible et découpage par trame super dynamique, même si le remplissage tombe dans le vide quasi-total. Les éléments de base du genre sont ressortis avec ferveur et discipline, sans déborder du cadre. Les personnages possèdent tout de même un chara design peu glorifiant mais les passages en SD les rattrapent en partie. Dans la veine de ces autres mangas sortis dernièrement, l'édition de Kami bénéficie d'un léger mieux au niveau de l'encrage et du papier.

ChèrE adaptation

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, la série a aussi connu une adaptation animée... Chez Kaze, on ne change rien au contenu d'un DVD d'animation classique car l'important c'est l'histoire. Du coup, comme pour Beck ou quasiment tout autre série, pas de bonus vidéo digne de ce nom, excepté les sempiternelles bandes-annonces. Le chara design reprend celui de Peach-Pit et l'animation est de bonne qualité, bénéficiant de cette douceur lancinante présente dans le manga par son grain d'image. L'intrigue est globalement repris dans son ensemble, moins développée du fait de son court étalage en douze épisodes. Mais l'essentiel y est. A l'inverse, l'OST est naïve, tombant dans une J-pop laide et enfantine, rendant peu justice à la suite.

A noter qu'un coffret contenant les premiers épisodes de l'anime et le premier volume est paru du à l'initiative commune des deux partenaires. DearS se conjugue à la sauce des comédies romantiques possédant un certain attrait mais dépendant tout de même assez fortement de sa parenté troublante avec Chobits et Video Girl Aï. Cependant, la persuasion des arguments suffisamment bien traités de la comédie romantique devrait suffire à convaincre le public en manque depuis quelques temps...

 

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4 commentaires

  • Amity

    14/06/2006 à 13h42

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    Je t'ai connu plus sévère !
    Dears c'est vraiment vraiment bof. Tout juste la moyenne ...
    Mais bon jlui laisse le bénéfice du doute !

  • juro

    14/06/2006 à 21h06

    Répondre

    Pour justifier ma note, disons que c'est plus un bon manga de comédie romantique qu'un bon manga tout court, c'est effectivement un manga moyen même si quelques passages moins bêbêtes qu'il n'y parait...
    Bon après, c'est sûr, le genre comédie romantique n'est pas ce qui se fait de mieux en manga...

  • Anonyme

    05/08/2008 à 00h59

    Répondre

    j'adore.....j'en veux encore

  • Anonyme

    01/05/2010 à 17h11

    Répondre

    ++++++ c top j'adore c pas du hentai et sa change 

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