Les Delcourt des mois de février-mars 2015

Le mois en deux mots trois mouvements : URYYYYYYY ! / Shotacon ? / chasse aux sorcières / rayon de soleil


Battle Tendency 1 & 2 : Après la première saison, Tonkam (maintenant une collection officielle de Delcourt) enchaîne directement sur la seconde, Battle Tendency. On suit donc les aventures de Joseph Joestar, petit fils de Jonathan qui a péri sous les coups de Dio quelques années auparavant. Il va devoir faire face à une menace venue du fond des temps puisqu'elle est liée au masque de fer et à ses inventeurs… Tout commence lorsque la fondation Speedwagon retrouve un homme mystérieusement encastré dans un pilier lors de fouilles archéologiques et que les vibrations qu'il produit en font… le plus vieil être vivant jamais découvert ! Araki continue à poser les bases de son style avec des poses toujours aussi folles mais surtout des personnages hauts en couleur et particulièrement originaux. Vous découvrirez donc un nouveau membre de la dynastie Joestar complètement différent de Jonathan. Fini le calme et la réflexion, place à l'excitation et à la ruse (même s'il semble toujours foncer tête baissée, il a toujours une idée derrière la tête). Battle Tendancy sera aussi l'occasion de faire connaissance avec Stroheim, le nazi que vous aurez du mal à haïr. Le soldat (dont la coupe de cheveux a clairement inspiré celle de Guile de Street Fighter) fait une entrée fracassante et à la hauteur de son rang. Bien évidemment, l'homme dans le pilier, Santana saura captiver votre attention de par le danger qu'il incarne mais aussi par son caractère mystérieux. Bref, Battle Tendency, c'est du Jojo et c'est tellement bon qu'on en redemande !

I Dream of Love 1 : Dans cette nouvelle série d'Arina Tanemura, une auteure que l'on aime visiblement beaucoup en France (Kamikaze Kaito Jeanne est en cours chez Glénat), on suit les aventures de Chikagé Deguchi, une trentenaire pas vraiment heureuse. En tant que lecteur, vous ne pouvez être qu'abasourdi. Je peux même dire que vous êtes en train de vous demander pourquoi une série d'Arina Tanemura met en scène une héroïne de plus de quinze ans ! Mais n'ayez crainte, cet âge adulte n'est qu'une couverture. En effet, après la réunion des anciens élèves de son lycée, Chikagé va se morfondre sur son adolescence ratée mais qu'à cela ne tienne, son ami d'enfance Tokita travaillait pour un laboratoire qui a mis au point une pilule rajeunissante. Une fois ingurgitée, elle fait rajeunir le sujet d'une quinzaine d'année pendant une période d'environ 6 heures. Eh oui, on ne va donc pas suivre une adulte mais une gamine puisque la façon de penser de Chikagé est incroyablement puérile. Sa volonté de changer est touchante, certes, mais cette obsession avec son adolescente est assez ridicule pour une femme de trente-et-un ans avec un travail et un background aussi sérieux. J'ai eu aussi beaucoup de mal avec ses sentiments mal placés pour le jeune Hibiki. Il est mineur quand même, non ? Et ça ne gène vraiment personne ? Bon… Le seul point positif que je trouve à ce titre, c'est son graphisme. C'est beau, aucun doute là-dessus et la narration est fluide. Je reste cependant réservé quant à la qualité du titre. J'attendrais le deuxième pour donner un avis définitif mais ce n'est pas super bien parti…  


Liselotte et la forêt des sorcières 2 : Liselotte s'installe tranquillement dans sa campagne avec Yomi et Engetsu. L'acclimatation se fait plutôt bien et si le passé trouble de la jeune ne revenait pas la hanter, on se dirait presque que tout se passait trop bien et que tout était trop facile… Natsuki Takaya nous prend à revers avec un tome un peu plus sombre que le précédent. L'auteure de Fruit Basket semble avoir bien travaillé le background de ses personnages, elle prend juste son temps pour le faire découvrir aux lecteurs. L'enfance de Liselotte n'a pas été facile et la jeune fille n'est pas une héroïne de conte de fée qui vit persécutée et qui sortir du joug d'une vilaine marâtre. C'est plus complexe et de nombreux indices pointent vers une possible faute de la jeune ou de sa famille (qui cherche du coup à la protéger). Une chose que l'on ne peut pas enlever à Natsuki Takaya, c'est son trait. C'est fin, détaillé et le découpage classique fonctionne bien. Vraiment, il n'y a rien à dire à ce niveau là. Après la lecture de ce deuxième tome, on se dit que les éditions Delcourt auraient peut-être dû sortir les deux premiers volumes d'un coup car ils posent un peu mieux l'intrigue et permettent de juger un peu mieux le titre. Cependant, avec à peine 5 tomes sortis au Japon (la série est en pause), ce n'était pas forcément quelque chose de facile. Bref, malgré un démarrage timide, la série est bel et bien lancée. 

The World is Still Beautiful 1 : Avant la lecture, c'est la couverture de The World is Still Beautiful, nouveau shôjo chez Delcourt qui m'a interpelé. Le personnage principal possède un design particulièrement efficace qui fait d'elle l'héroïne aussitôt qu'on la regarde. En ce qui concerne l'histoire, on suit l'histoire Niki, la princesse du royaume de la pluie. Cette dernière possède une faculté particulière : elle peut faire tomber la pluie grâce à un chant sacré. En âge de se marier, son père lui arrange un mariage avec Livius Ier, le prince du royaume du soleil, grand empire qui est parvenu à pacifier une grande partie du monde. Sa surprise est grande quand elle découvre que ce dernier n'est autre qu'un enfant. Alors oui, on ne s'y attend pas particulièrement (je ne lis que rarement les résumés en quatrième de couverture) et ça fait bizarre au début mais ça marche plutôt bien. Malheureusement, ça limite quand même beaucoup l'intérêt. Les situations sont, pour l'instant, assez classiques et vu le dessin de l'auteure, on aurait peut-être préféré quelque chose d'un peu plus adulte. Rassurez-vous, ce n'est pas un manga pour les cougars mais l'idée de la femme-grande soeur n'est pas quelque chose qui marche particulièrement bien. Je serais probablement assez curieux pour essayer le tome 2 mais si ça continue comme ça, pas sûr que je reste à bord…

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

3 commentaires

  • Anonyme

    22/04/2015 à 14h17

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    C'est street fighter qui s'est inspiré de la coupe de Stroheim . Sinon sympa les critiques

  • OuRs256

    25/04/2015 à 16h24

    Répondre

    Tout a fait, c'est bien les devs de Street Fighter qui se sont inspirés de Stroheim mais... c'est ce que je dis dans la critique, non ?

  • Anonyme

    02/05/2015 à 15h54

    Répondre

    Fail de lecture, la fatigue, la fatigue...

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