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Dernier Moudang (Le)

Les nouvelles acquisitions sortent désormais au compte-goutte parmi les labels de SEEBD. Le Dernier Moudang apparaît dès lors comme la curiosité du moment. Faible curiosité cependant pour un titre coréen sans réputation et dans les canons typiques du sonyung local. Pas de quoi soulever une masse d'enthousiasme à première vue même si le duo d'auteurs met en avant des qualités graphiques plutôt que scénaristique. Mais c'est surtout à cause d'un rythme lent que le manhwa a bien du mal à convaincre.

Last but not least

1895. Mok est le fils d'un noble de Cho-Sun. Alors qu'il accompagne son père à la capitale, il aperçoit un homme étrange, sans pieds. De retour chez lui, il tombe gravement malade. L'homme mystérieux, qui n'est autre qu'un fantôme, le guide à travers la fièvre jusqu'à ses anges gardiens... Depuis, bon gré, mal gré, Mok intervient pour résoudre des phénomènes liés aux esprits...

Définir Le Dernier Moudang revient à peu près à prendre n'importe quelle oeuvre basique montrant un sonyung au plus haut de sa forme. Les exemples ne sont pas flagrants et peu de noms sautent aux yeux et pire, sonnent aux oreilles. Mêlant le fantastique à une petite dose d'aventure dans un contexte historique aux limites du XXI° siècle, cela pourrait être bien si seulement un scénario quelconque était construit en parallèle. Le Dernier Moudang tourne autour d'une histoire d'esprits vus par un seul jeune garçon visiblement extralucide. Et nous voilà, re(x100)-parti pour une quête initiatique au cours de laquelle le petit Mok, héros anti-charismatique au possible apparaît comme l'être le plus pathétique au monde. Ce n'est ni du Shaman King, ni du G-School pour le côté fantasmagorique mais plutôt une sorte de manhwa bizarroïde et légèrement soporifique sur les bords.

Qui se Mok ?

En nous entraînant dans la légende et en faisant apparaître les divinités asiatiques sous forme d'animaux se matérialisant parfois en dieux pour aider ce faible héros, les auteurs jouent la carte de la tradition. Classique. Mais cela ne suffit pas à combler un manque évident de rythme. Le manhwa évoque une histoire de fantômes plutôt barbante qui n'aboutit pas à grand-chose et qui a bien du mal à passionner. Le contexte historique a beau être mis en avant, difficile d'y accrocher plus que cela et c'est bien le problème du manhwa, un manque d'intérêt cruel.

Par contre, les qualités graphiques sont évidentes. Si elles apparaissent dans la norme actuelle du manhwa sans s'en détacher d'un pouce, l'ensemble est plutôt soutenu sur le détail et le remplissage (pour une fois chez les coréens, rare !). Pas de quoi s'emballer véritablement mais l'ensemble défile agréablement sous les yeux.

Le Dernier Moudang ne devrait pas faire de remous et laissera continuer de somnoler ses acheteurs s'il ne trouve pas un second souffle très très rapidement. Les nouveautés ont la vie dure chez Tokebi et compagnie, on attend toujours un successeur aux séries les plus populaires, toujours en cours et sans suite dans le planning pour le moment (Heat ?). Cher éditeur, reprends-toi !

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