7.5/10

Detroit Metal City

Qui c'est qui n'a pas eu sa dose de métal ??? Detroit Metal City va vous éclater les oreilles et surtout les yeux car Krauser II revient des morts pour vous faire subir son jugement dernier, esclave. L'avenir sera métal !!!

Qu'il disait... 

Sôichi Negishi est un jeune garçon qui affectionne les ambiances délicates et la pop suédoise… Pourtant, comble du paradoxe, il est le chanteur-guitariste déchaîné de « DMC » (« Detroit Metal City »), un groupe de Death Metal. Rendu méconnaissable par un maquillage outrancier et provocateur à la façon du groupe « Kiss », épaulé par les deux autres membres de son groupe, il écume la scène musicale indépendante Tokyoïte en vociférant des imprécations démoniaques sur fond de guitares électriques tapageuses. La jeune fille dont il est secrètement amoureux, et qu'il tente de conquérir, déteste le Death Metal. Sôichi, tiraillé entre sa délicatesse naturelle et son rôle « d'empereur des ténèbres » de la musique va devoir gérer aussi habilement que possible sa double vie pour avoir une chance de séduire l'élue de son coeur. Mais la vie est compliquée et les situations équivoques qui vont succéder, vont lui rendre ses chances de succès bien improbables…

Krauser II
Krauser II
D'un côté, Sôichi Negishi, jeune homme bien sous tous rapports, légèrement fleur bleue et timide. De l'autre, Krauser II, nouvel empereur du detah metal en conquête d'une réputation mondiale par ses excès délirants et ses textes sans équivoque. Ses deux personnes n'en font qu'une. Et Detroit Metal City peut s'en régaler car les situations comiques mettant en scène cet ersatz de Dr Jekyll et Mr Hyde version métal. La dualité du personnage concentre toutes les attentions et l'auteur se plaît à torturer ce personnage qui ne sait pas encore vers quel côté de la balance pencher. Fait rare pour un titre comique, l'histoire est évolutive et ne reste pas confiné sur son postulat de départ. Detroit Metal City permet de voir le personnage choisir sa voie, d'avancer et par conséquent au mangaka de ne pas se cantonner à nous raconter encore et toujours la même histoire. Entres les tentatives de séduction, les concerts et interviews et autres moments de la vie quotidienne de Sôichi, l'esprit de Krauser fait des apparitions intempestives et le jeune homme a beau essayé de lutter contre cette vocation qui lui est hostile, la nature humaine est toujours plus forte... Quantité de scènes drôles, scénario en marche, personnages secondaires complètement barrés, le manga a tapé directement dans la cible de lecture nippone qui s'est empêché d'en faire un succès. Mérité. Tellement le titre surprend par son contraste toutes incarnées par son personnage principal. Par ailleurs, le titre met aussi en évidence la difficulté des artistes musicaux à s'imposer dans leur style préféré sans faire de concession pour atteindre le succès. Même si le virage est extrême dans cet exemple, la vérité de la fiction n'est pas si éloignée de la réalité...

Kiminori Wakasugi nous propose un trait fin mais rendant les personnages étranges à cause d'un chara design particulier au niveau des têtes allongés. Si le trait se confond dans la pureté et la douceur de Sôichi, il se durcit et s'assombrit en mode métal lorsque Krauser apparaît. Le personnage correspond parfaitement à l'archétype brutal et malsain que voudrait refléter l'image du death metal et elle se retrouve souvent tournée en dérision. Le manga pointe aussi les ficelles marketing se cachant derrière ce phénomène et ses extrémités. Et au final, Wakasugi pond un bon scénario qu'elle agrémente d'un graphisme qui remplit son rôle même s'il n'est pas le point déterminant du titre.

Un bon titre pour rire, plaisant et tout à fait sympathique qui joue sur les ambiguïtés tout en dénonçant un système musical mis en place au point qu'un film live et une série animée ont adapté le manga original. En incluant une question essentielle : et si les chanteurs de death metal n'étaient tous que des hommes sensibles et fleur bleu, un peu comme des gros nounours en manque de câlins et se réfugiant derrière leurs hurlements de détresse ? Il n'y a pas de doute, Detroit Metal City a tapé juste.

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Bakegyamon

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3 commentaires

  • Anonyme

    20/11/2008 à 14h23

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    je me trompe ou t'as un acces sur les newsgroups juno ?

  • juro

    20/11/2008 à 14h42

    Répondre

    Gné ? Et puis c'est Juro

  • Bung

    21/12/2008 à 16h21

    Répondre

    Il est en effet tres agreable, mais rien de transcendant

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