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Devil May Cry 3 - Préparez vous mouchoirs...

Adapté du jeu défouloir du même nom, Devil May Cry 3 partait avec un bon a priori de ma part (j'ai adoré bousiller des démons sur ma bonne vieille PS2 à l'époque). Malheureusement, à la lecture des deux tomes (il n'y en a pas plus), c'est pas vraiment la joie...


Il paraît cool là, non ?
Problèmes de famille

Dante, chasseur de démons et fils du légendaire “chevalier sombre” Sparda, tient sa propre agence, le Devil May Cry. Cette fois, il se voit confier une nouvelle mission : retrouver une jeune fille nommée Alice. Sa recherche le mène alors vers un vieux manoir où l'attend un mystérieux personnage… Au même moment, surgit en ville Vergil, son frère présumé mort. La rencontre prochaine de ces deux frères ennemis n'augure rien d'autre qu'un combat aux enjeux fatidiques pour l'avenir de l'Humanité…

Analyse d'une adaptation ratée

Commençons par le graphisme qui n'est pas vraiment folichon. Malgré de superbes couvertures (ça pour le coup, on ne peut pas lui enlever), le coup de crayon de l'auteur peine à rendre les démons crédibles. On voit des squelettes, super, mais ils sont loin d'être effrayants ou de posséder une quelconque substance. Même le "boss" ne dégage aucune puissance et fait un peu pâle figure. Dans le cas de Dante, c'est un peu pareil. Le héros paraît mou et ses fameuses galipettes sont apparemment inconnues de l'auteur puisqu'il ne le fait quasiment pas bouger... Je pensais que ça serait difficile de faire perdre sa classe à Dante mais apparemment, Chayamachi Suguro a réussi !

En fait, en lisant le synopsis, on se dit : "Pourquoi pas ? C'est un peu comme dans le jeu" puisque l'idée principale résidait dans la lutte entre les deux frères. Cependant, après un premier volume passé à courir après un lapin (si si, je vous assure), on passe notre temps à attendre un combat qui n'arrive qu'à la fin du deuxième tome et qui est expédié en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire... En fait, au moment où les choses deviennent intéressantes (le plan du curé commence à se dévoiler et on voit où l'auteur veut en venir)... c'est la fin !
Il fait flipper Vergil...

Tous les cris, les SOS...

Patatra ! Le tout est coupé et la série s'arrête. La faute à une popularité probablement trop faible mais qui se comprend quand on voit les nombreuses faiblesses de la série. Je peux pas dire que je ne comprends pas le choix éditorial de Kazé Manga qui reste dans sa logique et qui tente d'étoffer un peu plus son catalogue Game. Pour le coup, ça faisait longtemps que je n'avais pas mis une si mauvaise note mais avec son graphisme froid, sa fin "n'importe nawak" et la désacralisation d'un personnage mythique, c'était difficile de faire autrement. Bref, si vous aimez la série, ressortez votre PS2 et allez blaster du zombie, votre temps sera mieux mis à contribution !

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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