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Dr. Forlen

Beurk ! Le Dr. Forlen fait ses petites bêtises dans son coin entouré de nazis. On se croirait dans un jeu vidéo tout pourri...

Tout droit sorti de la petite maison aux horreurs, Dr. Forlen est une oeuvre totalement réalisé à l'ordinateur par des anciens designers de jeux vidéo réunis sous le nom du studio Shipeng Lee. Le projet de leur union sous la même bannière graphique consiste à présenter une histoire courte au beau milieu d'un univers fantastico-fasciste faisant la part belle à une intrigue incompréhensible et totalement ahurissante de bêtise.

Savant fou

Avec les mémoires du Dr. Forlen, plongez dans les abysses à la recherche de ces vers du cerveau, minuscules mais aux pouvoirs sans limites. Même les soldats fous des forces supérieures ne pourront arrêter le savant dans son projet de fusion mentale avec ceux-ci... Une histoire courte dans un univers de cauchemars...

Difficile de placer un quelconque mot sur l'intrigue de Dr. Forlen tellement celle-ci s'emmêle. Mais il semblerait que ce savant fou travaille plus ou moins pour les forces nazi, en laissant son cerveau malade créer des bêtes mi-humaines, mi-monstres. L'univers pictural de Jérôme Bosch ne se trouve pas très loin, si ce n'est que l'aspect technologique prend le pas sur tout le reste. L'intrigue suit les pensées de plusieurs personnages, dont Forlen, sans pour autant qu'aucun éclaircissement ne soit apporté... La patte des designers de jeux vidéo est largement visible car le studio nous embarque dans un monde à la croisée des mondes de sources diverses : Starcraft, Medal of Honor, Final Fantasy ou Resident Evil. Le tout mélangé sans arrangement quelconque. Si, si.

For-lent

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Un truc tout fouillis / source : (c) Xiao Pan
Pas grand-chose à retirer de l'intrigue sachant que celle-ci ne représente que un quart du manhua au final pour un final complètement à plat. Le format BD de Dr. Forlen met la 3D en valeur au détriment de tous les autres éléments nécessaires à la constitution d'une oeuvre complète. A la fin, il faut se dire que Dr. Forlen doit être pris comme un coup d'essai dont il ne faut pas tenir car les superbes portraits de fin de volume régalent leur homme. Dans le même registre que les précédents sans pour autant qu'un lien ait lieu, Lee Shipeng offre une galerie conséquente de pleines pages colorisés impressionnante.

Si le Dr. Forlen est la caricature glauque de Desty Nova (Gunnm), le reste des personnages ne sont que la pâle copie de nombreux personnages de jeux vidéo avec une prise de position entre horreur et gothique dans un délire numérique assez moche au final. La volonté de réaliser un découpage original est la seule manière d'expliquer ce manhua absolument abominable.

Capable du meilleur comme du pire, Xiao Pan ne se montre pas la hauteur des espérances cette fois-ci. Dr. Forlen est à éviter comme la peste si vous comptez vous plonger dans un scénario digne de ce nom. A l'inverse, l'oeil accueille plutôt bien les représentations couleur de fin de volume. Mais la moyenne de l'ensemble revient cher. Lire ou admirer, il faut choisir.

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