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Eat-Man

La première idée qui traverse l'esprit lorsqu'on commence Eat-Man, c'est qu'il s'agit d'un manhwa. Le coté cheap du dessin et le character design pas vraiment original y sont pour beaucoup. Passé la première page, ce qui frappe, ce sont les décors très fouillés présents sur absolument toutes les cases. Passé les trois premières pages, c'est la consternation qui règne.

Mangez moi, mangez moi, mangez moi !

Eat-man
Eat-man
M. Bolt est un aventurier, c'est à dire un mercenaire dont le coté bienfaisant finit toujours par prendre le pas sur le coté mercantile. Sa carrure imposante et son ton toujours calme et posé sont impressionants, mais ce qui retient vraiment l'attention, c'est qu'il mange des boulons. Enfin, pas que des boulons : il mange absolument tout ce qu'on lui donne à manger. Ceci dit, cela n'étonne pas vraiment les gens. Ce qui les surprend, c'est que ce qu'il a ingurgité, il peut le faire sortir par n'importe quelle partie de son corps, ses mains le plus souvent. Ainsi, plus besoin de transporter un arsenal avec soit : il avale les pièces détachées d'un bazooka et des missiles et il les ressort au moment opportun.

Une fois le personnage décrit, il suffit de lire la première histoire pour connaître à l'avance toute cette série. L'histoire commence en situation de crise, on fait donc appel à Bolt. Il s'occupe volontiers de l'affaire, et n'hesite pas à choisir l'employeur qui paye le mieux. Il va alors au devant du danger, et commence à remplir son contrat froidement. Mais au dernier moment, il sauve la jeune et jolie demoiselle qui était dans le pétrin, et ce, bénévolement. Bien sur, son employeur était en fait un gros méchant, et la demoiselle une princesse vertueuse.

L'homme qui valait trois milliards

Vous avez saisi le principe ? La lecture des dix premières pages vous aurait permis d'en faire autant. Et dès le chapitre suivant vous vous seriez déjà ennuyé, et vous vous lamenteriez devant la prévisibilité du scénario. Certains mangas suivent un schéma global, mais ils apportent au moins quelques variantes à chaque fois. Ici, ce n'est pas le cas.

Dès lors, on voit mal pourquoi on continuerait à lire ce manga. En tout cas, ce ne sera pas à cause du dessin. Les proportions des personnages varient d'une case à l'autre, et le character design est terriblement fade. Bien sur, on a de temps en temps de jolis décors, mais c'est tout. La mise en page est bien plus proche de Tintin que de Monster, mais cela va de pair avec le dessin statique.

Le lecteur averti survolera le manga et le reposera pour acheter Ray, du même auteur (avec lequel il y a un cross-over dans le tome 5) et paru chez le même éditeur, Asuka. Le lecteur non averti le deviendra au bout de 30 pages. Ceci dit, au vu de la longueur de la série (19 tomes) on peut supposer que celle ci s'étoffe un peu. Mais pour le moment, on se passe volontiers de ce manga.

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