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Edgar de la Cambriole - Film 01 - Le secret de Mamo

« Un bruit au fond de la nuit, une ombre sur le tapis, une clef tourne sans bruit, un coffre s'ouvre en silence... Une main gantée de noir prend des paquets de dollars et les bijoux, les Renoir disent au revoir... Edgar, Edgar, prince de la cambriole... Edgar un gentleman, un milord, vous repartez dans l'ombre à l'autre bout du monde pour transpercez les coeurs et les coffres-forts ». Voila... L'excellent générique de la seconde série est une excellente introduction résumant bien l'esprit retrouvable dans n'importe quel épisode d'Edgar de la Cambriole alias Lupin III. Ce premier film d'animation, Le secret de Mamo, n'échappe pas à la règle tout en présentant un des méchants les plus charismatiques, même si loin derrière le comte de Cagliostro.

All over the world, all over the world...

Mort ! Edgar de la Cambriole est décédé mais Zénigata n'y croit pas et décide de s'en assurer en ouvrant lui-même le cercueil dans lequel son ennemi préféré pour parachever le travail. L'instinct de flic de Zénigata n'avait vu qu'une partie du plan du voleur playboy qui s'apprêtait à dérober un nouveau trésor pour l'offrir à sa belle, Fujiko. Le complot est aussi une affaire de femme car cette même Fujiko mène à bien ses propres affaires pour le compte d'un commanditaire secret répondant un nom de Mamo. Et celui-ci semble aussi vouloir en finir avec l'équipe d'Edgar. Une équipe au bord du clash interne...

Héros incontournable au Japon, maintes fois adaptés au cinéma et résistant à travers les âges comme une icône incroyablement populaire, Edgar de la Cambriole est débarqué en masse depuis quelques temps avec la parution de quatre des cinq premiers films de sa carrière animée. Ce premier film, Le secret de Mamo fait directement référence au clonage avec une brève réflexion primaire sur les dangers dont sont capables les savants fous. Face à la toute puissance de cet homme hybride, Edgar doit mener une lutte malicieuse à l'échelle planétaire entre poursuites et explosions. Même si dépassée dans la complexité de son intrigue, cette production est toujours aussi jouissive avec les sempiternels mêmes ingrédients faisant la réussite de l'oeuvre de Monkey Punch. Le personnage de Mamo apparaît antipathique avec une « humanité déshumanisée » et ses airs profondément vicieux.

Allo, Mamo bobo...

Si plusieurs scènes fleurent bon le vieil anime, l'ensemble se délecte avec suffisamment de saveur pour accrocher le spectateur avec son lot d'action. Il en devient même plutôt amusant de comparer l'évolution de la technique au travers des films. Pas de miracle dans celui-ci, Le secret de Mamo ne bénéficie pas d'un traitement exceptionnel avec des proportions bizarres, quelques plans suspects et un chara design laissant parfois à désirer lorsqu'un nombre important de personnages est présent à l'écran et manquant d'originalité pour les décors. Fujiko et Goémon sont légèrement retouchés par rapport à la version animée originale en moins bien, les autres personnages conservant leurs caractères habituels. Les couleurs sont pâles, voire blafardes par instants mais visuellement agréables sur la totalité du métrage permettant de mettre en valeur le cocktail action/humour/poursuite très bien connu. Un gros effort a été apporté à l'OST qui est sans doute l'une des meilleures des films de Lupin III parus aujourd'hui.

Sans déroger à la règle des précédents films parus chez eux, IDP offre un coffret comprenant le strict minimum avec son fourreau gaufré verni et des bonus inexistants à moins d'apprécier les bandes annonces des autres produits IDP déjà sortis. La jaquette est peu reluisante et aguichante avec un Edgar au regard « bizarroïde » ne rendant absolument pas justice au film. Au final, Le secret de Mamo est un bon film pour son époque mais dépassé aujourd'hui sur plusieurs points. Pour le fun procuré et histoire de compléter sa collection, il reste tout de même un agréable moment à passer...

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1 commentaires

  • Anonyme

    22/11/2007 à 20h17

    Répondre

    Honnêtement, ce film est bien meilleur que le Château de Cagliostro, et il faut être aveugle pour ne pas le voir. Cagliostro n'est qu'un film pâle et absurde, même si Clarisse est adorable de candeur. Les graphismes de Cagliostro sont les mêmes que ceux de la série Sherlock Holmes, voilà tout. Ceux de Mamo sont plus stylés et originaux. Surtout les situations sont beaucoup plus réussies, et on y retrouve l'âme de ce qui a rendue la série célèbre. Ce film est LE film d'Edgar a voir, c'est certain. L'attachement excessif de certains à une forme de graphisme n'est qu'une puérilité. Ouvrez les yeux, que diable !

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