5.5/10

Edgar de la Cambriole - série 1

Après avoir sorti l'intégrale d'Edgar de la Cambriole, la fameuse série sortie en 1977 mais qui n'était que la deuxième du nom, IDP nous offre une introspection dans l'univers animée créé à l'origine par Monkey Punch. Cette première série datant de 1971 apporte les bases des futures aventures de Lupin III avec les personnages récurrents de la série et beaucoup de bonne humeur. Si la technique a du mal à suivre, l'esprit y est et c'est toujours ça de pris...

Règle 1 : voler avec classe

Edgar est un voleur sans complexe, s'imposant toujours de nouveaux défis toujours plus difficiles les uns que les autres consistant à fuir la police, dérober des trésors, séduire les femmes, le tout sous forme de dandy classe. Poursuivi par Zénigata et Interpol, le descendant d'Arsène Lupin et ses compères Goémon et Jigen doivent faire face à toutes sortes de traquenards et d'obstacles insurmontables pour n'importe quel autre homme que la malice incarné dans le personnage à l'éternel complet veston.

Cette première série pose les bases de la grande saga d'Edgar de la Cambriole avec les classiques récurrents que sont les enquêtes, les poursuites en voiture, des méchants originaux, de l'humour à profusion, des personnages bénéficiant d'une attitude classe, les râteaux d'Edgar devant Fujiko, rebaptisé d'un nom français pour l'occasion... Totalement typé shônen, l'oeuvre de Monkey Punch propose des scénarii qui peuvent s'avérer répétitifs mais aussi un peu prévisibles sur l'issue définitive même si énormément d'efforts ont été fait pour la rendre attractive.

Règle 2 : la femme en prime

Dans la grande tradition entamée depuis ses débuts, IDP nous propose des découvertes ou des redécouvertes constituant des classiques de l'animation nipponne. Ceux-ci ayant plus ou moins bien vieillis, la question de l'animation est au centre du débat et malheureusement celle de la série de 1971 a perdu de sa vigueur assez gravement. L'animation est loin d'être honteuse mais devenue sommaire, le spectateur ne goûte plus vraiment le même plaisir qu'à l'époque. Les personnages sont animés difficilement, les plans répétitifs sont présents en grand nombre, le doublage se révèle juste, les expressions peu travaillées, le chara design fait la part belle aux personnages en fil de fer loin de la teneur des dessins d'aujourd'hui néanmoins la colorisation est au dessus de la moyenne. L'animation antique cache tout de même quelques bons moments avec certains passages de facture satisfaisante encore aujourd'hui, peut-être le fait qu'Isao Takahata (Le Tombeau des Lucioles, Mes Voisins les Yamada) et Hayao Miyazaki (Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro) se soient fait les dents dessus lors de leurs débuts l'espace de quelques épisodes...

A son habitude, l'éditeur offre le strict minimum en ce qui concerne les bonus et les pistes sonores mais il est vrai que les aventures du détective cambrioleur ne méritent pas de nombreuses fioritures supplémentaires pour un prix réduit. Finalement, cette première série d'Edgar de la Cambriole se révèle regardable mais ne laissera pas forcément un souvenir mémorable tellement la seconde version est beaucoup plus intéressante et encore d'actualité au niveau animation. Ah, j'oubliais la règle 3 : mettre Zénigata au tapis, un classique.

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