5.5/10

Embryon Road

L'auteur de Kamunagara s'oublie à nouveau dans un scénario qui possédait un univers SF intéressant.

Alors que l'humanité a frôlé l'extinction à cause de l'épuisement de ses ressources énergétiques, l'apparition d'une nouvelle et mystérieuse source d'énergie, le sephiroth, vient lui redonner espoir. Une grande compagnie, Merkabah, n'hésite pas à utiliser la force pour conserver le monopole de l'extraction et la commercialisation de cette énergie. Sa milice privée traque tous ses opposants et interpelle les Dowsers, des humains capables de détecter le sephiroth. Dans ce monde où la nature semble reprendre ses droits, un jeune homme du nom de Sey Eugene est lui aussi à la recherche d'un Dowser, dont les pouvoirs lui permettraient de retrouver sa mère. Son chemin croisera celui de Holly Fianman qui doit elle aussi en découdre avec Merkabah...

Embryon Road
Embryon Road
Avant Kamunagara, Hajime Yamamura se présente de nouveau devant nous avec une intrigue mêlant ésotérisme (essentiellement la Kabbale) et action sur un fond de science-fiction pas tout à fait convaincant. Dans cet Embryon Road, l'auteur nous offre un duo de personnages complémentaires et à la recherche de données à peu près similaires, à savoir leurs parents et les véritables pouvoirs du sephiroth. Si le côté actioner est bien mis en place dès le départ, le développement du scénario se confine longtemps à une quête initiatique placée sous le signe de la nature pour laquelle il est difficile de se passionner. L'avancée au ralenti laisse supposer que l'auteur nous baratine entre deux-trois petites révélations sur les émanations de sephiroth, laissant deux personnages au fort caractère mais sans véritable psychologie agir à leur guise... et surtout fuir la milice de Merkabah. D'accord, ça bouge beaucoup. OK pour les explosions et des duels d'hommes. Mais il en faut tout de même plus pour aboutir sur un dénouement consistant. Car finalement, l'auteur règle l'affaire dans son septième et dernier volume comme un cheveu sur la soupe, un manque de profondeur latent se fait sentir. Dommage, il y avait matière à produire un dénouement qui aurait rendu justice aux différentes sources d'inspiration disséminés dans le manga.

Evidemment, au travers du nom de la source d'énergie, on peut y avoir une référence à Final Fantasy VII qui se poursuit tout le long du manga mais on reste tout de même sur sa faim car on sent que l'auteur possède les atouts pour donner plus d'intensité à son titre. Graphiquement, Yamamura possédait déjà à l'époque un trait sensiblement similaire à celui d'aujourd'hui, à savoir un bon sens du découpage et de la mise en scène au niveau des scènes d'action mais un chara design manquant de détails et d'expressions faciales. L'ensemble manque tout de même de peaufinage, laissant là encore une impression mitigée.

Comme pour son titre suivant, l'auteur ne va pas au bout de son concept et se retient de délivrer totalement les clés de son aventure SF pour déboucher sur une œuvre aux promesses non tenues et au rythme sinusoïdal.

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