6/10

Eureka Seven - le manga

Des mechas, une histoire d'amour, de l'action à revendre mais un grand vide scénaristique qui se matérialise sous la forme d'une lutte manichéenne...

Le jeune Renton vit dans l'ombre de son père célèbre inventeur qui s'est sacrifié pour sauver le monde lors du Grand Cataclysme. Il est élevé par son grand-père et s'intéresse vaguement à la mécanique mais sans vraiment y trouver sa voie. Ce qui le passionne plus que tout, c'est le "riff", le surf aérien sur un courant de particules, en dehors de cela, il s'ennuie à mourir.
Pourtant, sa vie va changer du tout au tout, le jour où un LFO, un vaisseau-robot rebelle, se pose à proximité de lui... La belle Eureka en descend et le prie de lui apporter son aide pour réaliser sa mission vitale pour le bien de l'humanité...!

 

Eureka Seven
Eureka Seven
L'anime portait déjà plusieurs stigmates, mais on peut le dire désormais : Eureka Seven demeure de ces mangas de mechas condamnés à rester dans l'ombre des fleurons du genre à cause d'un scénario alambiqué, prenant fait et cause pour la démesure d'une guerre contre la nature par une troupe de beatniks au lieu de se concentrer sur une ligne directrice simple et plus conventionnelle. La science-fiction au service d'une relation romantico-tragique ne parvient pas à convaincre et les mechas n'apparaissent alors que comme des moyens d'attirer l'attention du spectateur par instants. Progressivement, le lecteur se rend compte qu'il est tombé dans une aventure beaucoup plus banale dans laquelle le manichéisme rappelle des titres comme Vision d'Escaflowne. La relation prédominante entre Renton et Eureka tient en haleine un temps avant de tomber dans les redondances comme de trop nombreuses romances tirés de l'univers manga. Alors, il reste un cocktail d'action important en quantité, souvent riche en qualité mais trop peu pour parvenir à en faire un très bon titre.

Les studios Bones ont fait confiance à Jinsei Kataoka pour reprendre l'histoire et la condenser en l'espace de six volumes. Pari réussi mais on s'attardera plutôt sur la qualité du trait de l'auteur aussi à l'aise pour le chara design que pour le mecha design. En tant qu'actioner, le découpage est à la hauteur des espérances et le titre ne laisse pas le temps de s'ennuyer. Le remplissage laisse les yeux profiter du travail et on laisse Eureka Seven avec une sensation agréable de travail bien fait.

Un titre sans flagornerie, allant droit au but, mais dont les ficelles scénaristiques restent tellement évidentes qu'il en devient aisé d'en saisir la conclusion. L'aventure aurait presque mérité d'être totalement refondue...

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Kuma Kuma

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