3.5/10

Forbidden Love

Parmi la longue liste de manga qui aimerait se faire un nom en parvenant à concurrencer les canons du genre, Forbidden Love ne prétendra qu'à une petite place, regardant d'en bas les top des meilleures ventes. Avec un goût certain pour les prises de tête féminines à n'en plus finir, le manga part sur de mauvaises bases, tendant à nous faire croire à une relation incestueuse inopinée. Passé le premier soupir, voici ce qu'il en reste...

Un frère et une soeur, chabadabda...

Forbidden Love
Forbidden Love
En voyage à Rome, Kasumi passe une nuit avec un bel inconnu. Revenue au Japon, elle découvre avec stupéfaction que l'inconnu en question n'est autre que son frère qu'elle n'a pas vu depuis une quinzaine d'années et avec qui elle doit partager un appartement. Elle se retrouve alors déchirée entre ses sentiments et ce que la morale lui dicte de faire...

Pas le temps de se demander ce qui se passe, l'intrigue prend les devants, exposant clairement une situation de base incongrue mais dont le lecteur connaît déjà les grosses ficelles de la longue série après la lecture d'un demi volume. Pour l'originalité, on repassera... Mais surtout, on s'offre un duo amoureux fort en caractère, aux personnalités suffisamment variées par rapport à la masse de shojô, pour les prendre en considération. Eventuellement, le duo peut devenir un triangle avec l'intégration de personnages supplémentaires, apparition sporadiques car l'action est bel et bien centrée sur le couple du postulat de base. Le thème de l'inceste remis de façon récurrente sur la table laisse bouche bée devant un manque grave. Celui de construire une intrigue. La découverte de l'inceste tombe comme un tartine au Nutella qui aurait fait un triple salto : on y croit pas une seconde. Pire. Elle plombe le reste du manga... Quite à parler d'inceste dans un genre totalement différent, on recommandera Old Boy.

Jeux interdits

La collection Akiko montre l'amour et ses actes et non les purs sentiments de lycéens découvrant la vie dégage dans tant d'autres shojôs. A ce titre, Forbidden Love s'en tire plutôt avec les honneurs, effleurant un tas de thèmes. Les amours cachés, l'hypocrisie latente entre les couples sont évoqués sans pour autant atteindre des sommets d'ingéniosité. Pourtant, l'histoire lasse, la faute à la première à ses personnages de caractère terriblement inscrits dans leurs carcans, qu'ils n'en dérogent plus pour ne finir par être que des copies des canons du genre : Kasumi pleurniche et se prend la tête à longueur de temps alors que son frère alterne les scènes et les rôles de grand frère / petit ami (à en finir par être détestable). Un jeu malsain s'installe mais les ficelles shojô apparaissent à tout bout de champ. Il va sans dire que Forbidden Love s'essouffle à chaque nouveau volume...

Côté dessin, un effort à été porté sur les personnages mais là encore, passé l'effet de surprise, le reste devient classique. Offrant un univers cohérent d'une troupe d'étudiants vivant leur vie quotidienne, le trait travaillé propose des personnages plutôt « bien en forme » même si les proportions laissent parfois dubitatifs (les mains de Freddy dans Forbidden Love ?). Découpage et remplissage de rigueur. Edition de qualité convenable. Un shojô, quoi.

Comme un amour de vacances, Forbidden Love se présente avec son petit air de « ne pas y toucher », séduit par son caractère atypique et puis c'est l'emballage, le roulage de patin à tout va. On se permet une fantaisie puis une deuxième puis... Oh ! Stop ! Un amour de vacances ne dure qu'un temps et en se prolongeant et ressassant les mêmes tourments encore et encore, on en vient à être déçu, à s'en contenter pour simplement faire passer le temps en position assisse ou couchée. Et finalement, on passe à autre chose...

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Toyuki

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5 commentaires

  • Anonyme

    15/11/2007 à 20h03

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    je te trouve bien dur avc se bouquin je trouve ke c un manga comme en fai peu de no jour il est different des autre et présente les sentiment et les personnage a la fason dune tragedie grec chacun est a son tour soi euridice soi orphee et tout sa avc une grande simplisiter qui apparai dune certaine profondeur quand a la pureté des sentimen , nous ne somme plus choquer par l'inceste et ne voyon plus , nicapulet ni montague mais deux etre qui s'aime

  • patyalaca

    12/12/2007 à 22h42

    Répondre

    je n'aime pas du tout cette critique sur un manga aussi bien fait que celui ci , moi je dirais enfin un manga. qui nous parle un peu du vrai amour !!! c'est rare de voir ca et meme de se dire que ca existe je trouve k'il nous mene dans un belle histoire bien dessiné en plus *o* je suis completement fan de ce manga , je le conseille a lire pour ce qui aime des manga un peu plus mure.

  • Anonyme

    25/07/2008 à 11h26

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    Je te trouve plus que dur sur se manga, tu porte un jugement négatif, pourtant ce livre est loin d'etre comme tu le decrit. C'est un manga passionnant et qui loin de lasser, plus le livre avance et plus on a envi de savoir la suite, on ne voufrait pas qu'il se finisse un jour.


    C'est un livre d'amour merveilleux, un amour impossible peut-etre, mais un amour pur et sincere.


    les dessins sont aussi bien fait, moins je ne trouve aucune de tes critiques justes.


     Je vous conseille vraiment de lire se livre, il est vraiment génial

  • juro

    25/07/2008 à 21h04

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    Bin, je sais pas, ouvre Nana ou vrai bon shojo pour te faire une idée d'un bon manga et d'un dessin travaillé...

  • Anonyme

    17/04/2009 à 22h24

    Répondre

    j'adore se manga je voudrai connaitre la suite

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