La France dans le Japon - En guise d'introduction (1)

Avec sa nouvelle politique éditoriale, Krinein fait la part belle aux dossiers. C'est l'heure de l'inauguration et pour cela, j'ai choisi un thème que j'ai toujours trouvé sympathique : la place de la France dans les manga. Les Français raffolent de ces "images dérisoires" qui nous viennent du Japon mais il ne faut pas oublier que les Japonais aussi adorent la France et ils nous le montrent assez souvent !

Je préfère le dire dès le départ, ce dossier n'aura pas vocation à lister absolument tous les manga qui parlent de la France ou d'un élément français mais tout simplement de vous donner une petite idée du type de mise en scène qu'il peut y avoir autour de notre pays. Il ne sera donc en rien exhaustif en termes de quantité mais aura pour but de présenter des titres qui m'ont interpellé par leur originalité et leur qualité. 

Lexique. 

Durant ce dossier, je vais utiliser de nombreux termes qui pourraient paraître obscurs pour des non-initiés, d'où l'intérêt de rappeler leur signification ici. Aussi, le mot manga sera considéré comme un mot d'origine étrangère et ne sera donc pas accordé. 

Anime (アニメ) : Se prononce «animé». C'est un dessin animé à la japonaise.  

Drama (テレビドラマ) : Série télévisée (avec de vrais acteurs), certains manga sont adaptés dans ce format. 

Jôsei (女性) : Manga pour jeunes femmes.

Manga : Ce mot (漫画) peut se traduire par «images dérisoires».

Mangaka (漫画家) : C'est le nom donné aux auteurs de manga.

Otaku (お宅) : Passionné de manga et de figurines, qui vit souvent enfermé dans sa chambre. Ce terme est très péjoratif au Japon alors qu'en France, il désigne simplement un fan invétéré du Japon.

Seinen (青年) : Manga pour jeunes hommes.

Shinsengumi (新選組) : Nom donné à l'organe du gouvernement dont la mission était de faire respecter l'ordre pendant toutes les périodes dites de «shôgunat» (de domination d'un shôgun, un chef). 

Shôjo (少女) : Manga pour jeunes filles.

Shônen (少年) : Manga pour jeunes garçons.

Début d'un phénomène.


Dorothée et toute la bande de la matinale adulée par tous les nostalgiques.

Le phénomène manga/animé a débuté en France dans les années 90 (en tout cas pour moi). Lorsque le Club Dorothée sur TF1 se met à diffuser des séries comme Dragon Ball Z, Les Chevaliers du Zodiaque (Saint Seiya) et Sailor Moon (même si cette série est arrivée un peu plus tard), le jeune public est très rapidement réceptif. Il l'est tellement que les animes en question seront au cœur d'une polémique plutôt virulente sur la violence dans les dessins animés diffusés aux jeunes (Ségolènnnnnnnnnneeeeee !!!).

En 2013, les animés ont perdu de leur importance. Il est vrai que certaines chaînes comme Direct Star peuvent diffuser abondamment certaines animes (il n'était pas rare de voir huit épisodes de One Piece en une journée il y a quelques mois...) mais ce n'est pas vraiment le moyen de diffusion de prédilection de la culture japonaise. C'est son pendant papier, le manga, qui se taille la part du lion dans un marché qui tend de plus en plus vers la saturation.

La France n'usurpe pas sa place de deuxième consommateur mondial de manga avec ses près de 1500 sorties à l'année. Dans cette pléiade de titres, on en remarque certains plus que d'autres car ils possèdent un petit quelque chose de très intrigant : un lien avec notre pays. Si nous sommes très friands de leurs «images dérisoires», les Japonais raffolent encore plus des produits qui définissent notre France. Il n'est donc pas difficile de trouver un manga portant sur le vin ou encore sur le pain... C'est même tellement facile que l'on en vient à se demander ce que les Japonais, avec leur imagination débordante, peuvent bien trouver à notre culture. Qu'est-ce qui les intéressent au point de les faire délaisser leurs «japoniaiseries» et faire de nos valeurs un de leurs puits d'inspiration ?

Ce qui vous attend ce mois-ci sur Krinein...

Partie 1 : Quand France rime avec éxotisme, luxe et magie.
(Jeudi 5 et mardi 10 septembre)
Chapitre 1 : Une localisation exotique, luxueuse et empreinte de magie - Nodame Cantabile et La Rose de Versailles.
Chapitre 2 : Des personnages historiques forts - Napoléon et Jeanne.

Partie 2 : Des emblèmes nationaux repris à bon compte. 
(Jeudi 12 et mardi 17 septembre)
Chapitre 3 : Quand pain et vin font rêver les japonais - Yakitate!! Ja-panSommelier et Les Gouttes de Dieu.
Chapitre 4 : Le cyclisme, sport à la française - Over Drive, Tour!, Yowamushi Pedal.

Partie 3 : Diaspora française ? 
(Jeudi 19 et mardi 24 septembre)
Chapitre 5 : Dans le manga - Afterschool Charisma, Drifters, Golgo 13.
Chapitre 6 : Dans l'animation - Gankutsuou.

Partie 4 : L'avis des éditeurs. 
(Jeudi 26 septembre)

Cet article sera mis à jour lors de la parution de nouvelles parties avec le lien correspondant.

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

7 commentaires

  • nazonfly

    03/09/2013 à 11h25

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    Mmmmmm ça m'a l'air d'être du tout bon dossier !

  • cubik

    03/09/2013 à 11h43

    Répondre

    dossier intéressant mais qui commence pas bien. Phénomène des années 90?? Et Goldorak, Albator et autre Captain Flam, ils venaient du Poitou, ptet? >

  • nazonfly

    03/09/2013 à 11h44

    Répondre

    (chut, en plus au départ il avait écrit phénomène du milieu des années 90)

  • OuRs256

    03/09/2013 à 20h14

    Répondre

    Bah disons que le vrai boom, même s'il s'est fait avec Goldorak, Albator et Capitaine, je ne l'ai vu qu'avec les années DBZ/St Seiya. C'est moi qui écrit le dossier, je parle de mon point de vue/mon vécu . J'ai jamais voulu faire un cours d'histoire

  • cubik

    03/09/2013 à 23h09

    Répondre

    ces jeunes, ils respectent rien >

  • OuRs256

    03/09/2013 à 23h34

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    Eh oui, rebelle attitude

  • Islara

    04/09/2013 à 10h28

    Répondre

    Pour ma part, c'est vrai aussi que j'ai vraiment commencé à être à fond dans les mangas avec Les Chevaliers du Zodiaque. Capitaine Flam, c'était bien, mais les CDZ, c'était de la passion ! DBZ, j'accrochais bien, mais bcp moins. Tortue Génial était trop malsain : pour l'enfant que j'étais, c'était même ultra-limite. Il générait en moi un profond dégoût. 

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