FUJISAWA, auteur martelé par Pika ! - GTO par-ci, GTO par-là…

Le mois de septembre était un peu le mois de FUJISAWA chez Pika qui sortait ni un, ni deux mais trois titres de l’auteur. Outre le retour d’Onizuka, un autre ancien (mauvais) élève de Shônan est de retour du « bon côté de la barrière » puisque Saejima est devenu flic ! Le troisième titre se passe aussi en milieu scolaire puisque le Kamen Teacher doit aussi s’occuper de petits rebelles ! Premier regard sur des séries… inégales.


Paradise Lost : Le nouveau challenge d'Eikichi Onizuka : la classe des stars du showbiz de l'école Kisshô ! Le prof indigne fantasme déjà sur sa vie de rêve dans un paradis peuplé de starlettes à croquer… Sans se douter que ce qui l'attend est un véritable cauchemar : la pire classe à problèmes dont la seule évocation terrifie les enseignants les plus blasés !

En gros fanboy, retrouver Onizuka est un vrai bonheur. Les derniers tomes de GTO m'avaient particulièrement laissé sur ma faim et, heureusement, FUJISAWA est revenu la satisfaire. Il faut dire que ses autres titres sans le prof blondinet font souvent un gros bide… Soul Reviver, Momoider, Reverend D, ça dit quelque chose à quelqu'un ? Non ? C'est bien ce que je pensais ! 

Même si la façon de faire n'a pas changer, ce sont bel et bien les personnages qui plaisent toujours autant. Onizuka ou Uchiyamada sont deux opposés qui fonctionnent à merveille ensemble. Leurs running gags sont toujours là : le sous-directeur (maintenant « directeur adjoint », le même rôle mais au lycée…) et sa voiture chérie, Onizuka et sa perversion/obsession pour les starlettes…

Dans cette nouvelle aventure, Onizuka va devoir faire face à une menace qu'il ne connaît pas encore très bien. En effet, il doit gérer les élèves de l'école mais aussi leurs fans. Ce sont d'ailleurs ces derniers, ou plutôt ces dernières, qui vont lui donner du fil à retordre.

Si on aime le style FUJISAWA, Paradise Lost fonctionne. Le lecteur se trouve en terrain connu avec des personnages qui n'ont pas changé mais des défis un peu plus retords. Il ne manque que quelques anciennes têtes et une parution peut-être un peu plus régulière (la série a été en pause un moment au Japon) pour que l'on puisse se convaincre qu'Onizuka est revenu pour un petit moment. 


Ino-Head Gargoyle : Après des années à semer la pagaille avec Onizuka sous le pseudo du « Chien enragé de Kamakura », Toshiyuki Saejima s'est rangé. Le voici aujourd'hui devenu un respectable policier à peine corrompu. Il mène une petite vie bien paisible entre magouilles et prostituées moches, jusqu'à sa rencontre avec la belle Shizuka, call-girl de luxe qui cherche désespérément à échapper à son ex-petit copain et proxénète. La gargouille d'Inokashira va-t-elle enfin réussir à faire l'amour gratuitement ?

Saejima est un personnage de génie. On l'avait déjà vu via les chapitres spéciaux éparpillés dans GTO (Un jour comme les autres dans la vie de Saejima, agent de police) mais l'ancien bozozoku n'a rien d'un représentant de l'ordre. Comme Onizuka, il ne pense qu'à s'envoyer en l'air, il n'hésite pas à abuser de son autorité, bref, le genre de flic qu'on ne veut pas vraiment croiser.

Pourtant, il fait du bon boulot et tient à ce que le domaine qui est placé sous sa juridiction soit bien tenu. Ne croyez pas que Saejima le fait dans les règles de l'art. FUJISAWA ne se prend absolument pas au sérieux et chaque séquence n'est qu'un prétexte pour une blague vaseuse ou un délire aléatoire. 

La clé d'Ino-Head Gargoyle, c'est l'humour. Si vous le lisez pour de l'action traditionnelle avec des flics, c'est raté. C'est le côté décalé de l'ancien loubard qui donne tout le sel à la série et qui la rend même digne d'intérêt. Le mangaka a même pris la peine d'ajouter une intrigue de fond (assez bateau mais quand même drôle) histoire de fédérer le lecteur à tous les niveaux. 

Le bonus qui fait plaisir : les chapitres dont j'ai parlé un peu avant on été ré-introduit dans cette série en « hors-série » à raison d'un épisode à la fin de chaque. L'occasion pour tous ceux qui ne les avaient jamais lus de les découvrir en contexte.


Kamen Teacher Black : Le prestigieux lycée Hiiragi, à Ikebukuro, est connu comme un établissement «VIP». Mais en réalité, c'est un lycée à problèmes, qu'une clique d'élève nommés les «Spé-A» dirige à sa guise. C'est sans compter sur l'arrivée d'Hayato Jûmonji alias Kamen Teacher. Avec Gôta Araki, un nouveau professeur entré en fonction au même moment que lui, ils vont faire revenir la lumière dans ce lycée prisonnier des ténèbres.

L'éducation est, semble-t-il, un thème cher au mangaka qui tente d'en faire un peu à toutes les sauces, à notre grand malheur. Ici, pas question de traiter le sujet de manière subtile ou intelligente, ce qui compte, c'est la violence. Le prof ne cherche pas vraiment grand chose de plus et ne laisse pas beaucoup de place à un peu d'originalité.

Manque de pot, le thème des « enfants stars » est aussi (mieux) traité dans Paradise Lost qui sort en même temps. A choisir entre Onizuka et Jûmonji, c'est vite réglé… Le personnage principal de Kamen Teacher Black n'est pas particulièrement charismatique et n'est pas assez travaillé pour que l'on ait envie de le revoir après la première saison. On avait d'ailleurs l'impression que le mangaka avait fait le tour de son personnage mais bon… 

Avec Kamen Teacher Black, FUJISAWA essaye de faire un GTO plus adulte mais force est de constater que les histoires sont vraiment trop similaires. En lisant le début de cette « saison 2 », j'ai eu l'impression de relire le début de la première. Le niveau est peut-être un peu plus élevé mais la structure est la même. En résulte un titre sans envergure et peu inspirer qu'il est toujours aussi difficile de véritablement recommander. 

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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