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Georgie - la série

Nostalgie quand tu nous tiens... Georgie est une de ces nombreuses séries à être ressusciter par IDP après son passage sur les petits écrans lors du fameux débarquement en masse de la japanimation des années 1980. Tiré du manga éponyme de Izawa Man et Yumiko Igarashi, déjà auteurs de Candy, Georgie se révèle être dans la droite lignée des shôjos mangas à l'eau de rose et au scénario aisément prévisible. Avec son lot de larmes, de baisers, de trahisons et de secrets révélés au grand jour, la série a tenu les fans en haleine durant deux saisons, pouvant se targuer d'un succès notoire à l'époque au Japon... bien moins en France. Vingt ans plus tard, les adeptes des histoires d'orpheline au destin tragique sont-ils toujours les mêmes ou un nouveau public fera-t-il son apparition ?

Rose bonbon

Incroyable surprise pour le fermier Eric Baker et ses fils, Abel et Arthur. Lors d'une nuit orageuse, il découvre une femme pourchassée, blessée et sur le point de trépasser en étant bloquée sous un arbre. Les mystérieux agresseurs restent inconnus mais une chose est sûre : ils en ont après le bébé que cette femme serre dans ses bras. Voyant venir son heure, cette courageuse mère cède son enfant au fermier lui faisant promettre d'élever cette enfant déjà marqué par le signe du destin et portant un bracelet serti de pierres précieuses. Cette enfant, c'est Georgie, et ce bracelet à priori anodin, c'est lui qui sera plus tard indirectement au coeur de l'intrigue... Les années ont passé, au beau milieu de la verte plaine australienne du XIX° siècle, le quotidien de la jeune fille passe joyeusement entre malice et bienveillance protectrice fraternelle lorsque l'histoire du bracelet va ressurgir pour faire parler d'elle...

Possédant tous les ingrédients du conte de fée avec sa phase de féerie et son côté sombre cachant un secret, Georgie ne déroge pas à la règle des shôjo fleur bleue. Son héroïne orpheline au grand coeur aussi solitaire que passionné offre un personnage stéréotypé dans un récit finalement pas si manichéen qu'il n'y parait au premier abord. Si la vie de Georgie et son secret représentent bien une intrigue principale très appauvrie au niveau du suspense, les histoires de coeur se développent à l'infini dans un registre comme celui d'Autant en emporte le vent. Véritable coeur d'artichaut, la jeune demoiselle verra ses prétendants se multiplier au fur et à mesure que le scénario prend forme, même si un noyau dur organisé autour d'un trio dominera. La série s'étale d'ailleurs dans le temps au point d'engendrer de rocambolesques changements physiques chez les personnages passés à l'adolescence. Cependant, le véritable apport reste le voyage et une couverture de multiples facettes du monde : de l'Australie à l'Angleterre. Plutôt inattendu et toujours appréciable.

Autant en emporte le vent 2

La fin de l'anime est bien plus « soft » que celle du manga d'origine, édulcorée pour le public. En effet, ce n'est pas tout à fait le même public qui pouvait se permettre d'acheter le manga ou de regarde la série. Le chara design répond aux critères du genre sans rechercher l'originalité à tout prix. La blondinette aux grands yeux et au sourire gravé sur le visage, le garçon ténébreux, l'autre plus expansif et les méchants... tout a été pensé pour en faire une grande saga. Plutôt réussi sur ce point, la série reste quand même cantonner dans son cadre sans prendre la peine d'en sortir et le spectateur averti ne se laissera pas berner par le scénario.

Le chara design et l'animation sont d'époque mais apparaissent bien pauvre aujourd'hui, particulièrement ceux des premiers épisodes dans lequel les personnages ressemblent parfois à des figurines en pâte à modeler. Niveau colorisation, la série manifeste un ton pour la diversification qui apporte énormément au visionnage, permettant de faire difficilement passer la pilule de l'animation. Le gros point noir reste l'antique mise en action car si la série date de 1983, on pourrait bien lui donner quelques années de plus. A titre de comparaison, la première saison d'Edgar de la Cambriole s'avère presque aussi bonne, même si datant de 1971.

Le DVD en lui-même ne comporte qu'une seule et unique piste, la version française. Le générique est toujours aussi niais et les voix sont très typées années 1980. Bien dommage de ne pas avoir de version originale mais chez IDP, le parti pris semble visiblement de ne rajouter que le strict minimum au niveau bonus, soit rien ou presque. Question de prix à la vente pour une vieille licence certainement...

Au final, Georgie se révèle être une série moyenne qui a sans doute fait son temps mais qui peut donner quelques souvenirs. Sans pour autant démériter sur certains points, la série ne peut qu'être coller à l'étiquette : à réserver aux fans du revival.

 

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6 commentaires

  • Kumiko

    28/07/2006 à 21h00

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    Je doute que qui ce soit ici connaisse cette série! Dommage! Quand j'etais petite, j'ecoutais cette emission sans en manquer un bout! Ce n'est pas un de ces grands manga qui frappe, mais je trouve qu'il y a un certain charme dans cette histoire répétée on ne sait combien de fois!

  • Djak

    28/07/2006 à 21h10

    Répondre

    le manga sort a la rentrée chez tonkam

  • Kumiko

    28/07/2006 à 21h16

    Répondre

    C'est vrai?
    Il va falloir que je fasse de l'harcelement a mes parents pour de l'argent!
    Ah! Les souvenirs d'enfance!

  • Anonyme

    24/10/2007 à 23h04

    Répondre

    J'adore Géorgie et j'ai rgarder tout les episodes et je dois l'avouer c que je l'aime aussi

  • Anonyme

    16/05/2008 à 08h12

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    J'adore Georgie.

  • Karen83

    17/04/2011 à 22h37

    Répondre

    Je me permets une légère correction : Yumiko Igarashi a bien dessiné Candy et Georgie, mais Izawa Man n'est l'auteur que de Georgie, l'auteur de Candy étant Kyoko Mizuki. Pour le reste je suis assez d'accord, je regardais Georgie enfant, j'y suis attachée, mais il fait partie des clichés des romances bluettes avec orpheline...http://manga.krinein.com/georgie-serie-3701/critique-3713.html

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