Les Glénat du mois de janvier 2014

Comme à son habitude, Glénat ne proposait aucun titre en décembre, de quoi laisser aux gens une opportunité de bien faire leur choix de titres à mettre sous le sapin. L'éditeur est de retour en janvier avec deux nouveautés et une multitude d'excellents volumes.


Bleach 56 - ***

La Soul Society continue à trembler sous les assauts de ses nouveaux ennemis et les shinigami tombent comme des mouches. Même si Ichigo n'est pas loin, cette défaite totale des forces en présence laisse planer le doute quant à l'issue du combat. Une fois leurs bankaï volés, même les capitaines ne font pas long feu, c'est pour dire... Plus encore que pendant le combat contre Aizen et ses arrancar, on sent une véritable détresse compte tenu du rapport de force plus qu'inégal encore les deux parties qui s'affrontent.

Captain Tsubasa 22 - ***

L'affrontement entre Nankatsu et Toho continue et l'auteur prend bien son temps pour nous détailler le duel entre Tsubasa et Kojiro. Malgré la blessure, le héros de Yoichi Takahashi se débrouille plutôt bien et enchaîne les tirs liftés... jusqu'à ce que le drame survienne et qu'il s'écroule (!). L'auteur continue dans la démesure sans se défiler. On retrouve les terrains immenses et les tirs fous que l'on gardait en mémoire. C'est un fait, Captain Tsubasa est une série qui avait bénéficié à l'époque d'une adaptation véritablement fidèle quant à son esprit. Les amateurs de football ne pourront que rire des situations fantasques proposées par l'auteur (dont un super coup de la corde à linge de la part d'un gardien qui ne sera même pas sifflé...) mais bon, après tout, on reste dans un manga. 

Dream Team 14 - ****

C'est l'heure des repérages pour la non-équipe de basket de Kuzuryu. Motivés à bloc pour leur match (qui décidera de leur futur) contre l'une des meilleures équipes lycéennes, l'équipe peine à retrouver sa cohésion d'antan. De nombreux personnages progressent, c'est un fait mais ils ont de plus en plus de mal à jouer ensemble. Hinata cherche à ancrer encore plus sa série dans un contexte réaliste grâce à une réaction tout à fait plausible. Après plusieurs défaites d'affilée et un événement qui a mis tout le club en danger, les individualités ressortent et l'esprit d'équipe s'effrite. Dans un autre titre, il n'aura pas été étonnant de voir une succession de "Yeah, on est des oufs, on va s'en sortir" mais ce n'est pas le cas ici. Le chemin sera long avant la guérison et il passera avant tout par le savoir-faire du manager. 

Gangsta 1 - **

Je n'ai pu me plonger dans ce nouveau seinen que très récemment et force est de constater que la critique a été plus qu'élogieuse avec le titre. Autant le dire tout de suite, j'ai beaucoup de mal à comprendre l'engouement affiché. Le premier volume croque un monde assez sombre où la prostitution et la corruption sont monnaie courrante, un monde où deux jeunes hommes tentent de survivre en tant que tueurs à gages. Pas de doute, ça donne plutôt envie mais une fois le volume entre les mains, on se rend compte que le dessin (dont les personnages filaires auraient presque une touche shôjo) est très standard voir inégal dans certaines scènes d'action mais surtout que la narration est incroyablement molle. Ce manque de dynamisme n'est pas non plus sauvé par les protagonistes qui restent classiques au possible avec le gigolo au passé trouble et le ténébreux qui a décidé de tenir sa langue pour une raison encore obscure... Non, vraiment, pour le moment, Gangsta, c'est pas ma came. 


Les Gouttes de Dieu 31 - ****

C'est l'affect du lecteur qui est mis à contribution dans ce trente-et-unième opus des aventures de Shizuku et d'Issei. Les auteurs décident en effet d'inclure le Tsunami qui a ébranlé le Japon dans leur histoire en dessinant des personnages solidaires qui tentent de participer (à leur échelle) à la reconstruction du pays. Ce sera aussi une opportunité pour la plupart des personnages de prendre un nouveau virage dans leur carrière mais aussi dans leur vie. Même si vos sens ne seront pas trop titillés dans ce volume, Les Gouttes de Dieu aura quand même de quoi vous proposer une lecture enrichissante.

Knights of Sidonia 7 - ****

Une nouvelle arme est arrivée pour soutenir l'humanité : une chimère (moitié humaine et moitié gauna) capable de sentiments et de réflexion vis à vis de ses actions. Cette dernière va se montrer plus qu'efficace dans les premiers combats auxquels elle va participer (ça n'empêchera pas Tanikaze de lui voler la vedette non plus). Nihei va, grâce à ce personnage, pouvoir développer des relations humains/non-humains qui en apprendront peut-être un peu plus sur la nature des gauna (la façon dont elle sonde Tanikaze nous donne déjà quelques détails sur ses capacités sensorielles). Du côté des humains, une guerre se prépare dans l'ombre et certains humains peu scrupuleux n'hésitent pas à sacrifier leurs congénères pour mener à bien leurs plans... Affrontements spatiaux et disputes d'influences squattent le haut de l'affiche dans Knights of Sidonia et ce n'est pas pour nous déplaire ! 

Reborn! 39 - ***

La bataille des arcobaleno continue et les rebondissements s'enchaînent. Alors que tous sont occupés par la seconde bataille, l'équipe Skull (constituée des Simon) se fait attaquer par les Vindice (les gardiens de la loi de la mafia) et un huitième arcobaleno : Bermuda (et non, il n'est pas en short...). Ce dernier va tout simplement voler les montres de l'équipe et rentrer dans la compétition. Manque de pot pour les autres, il ne joue pas à la régulière et va envoyer ses hommes casser du représentatif hors des phases officielles... Amano continue donc à faire monter la pression autour de cette bataille. On commence à y voir plus clair à la toute fin du tome, lorsque les grandes capes des Vindice commencent à tomber. La flamme de Tsuna brûle plus que jamais dans un arc final qui remonte un peu le niveau de la série. 

One Piece 69 - ****

Toujours aux prises avec la Morte-Terre de César, nos héros vont se heurter à de nombreux ennemis tels que Vergo ou Monet, ce qui va limiter leur champ d'action. La course poursuite continue dans un espace confiné et on commence à comprendre un peu mieux le plan imaginé par Law avec la découverte du SAD et de fruits du démon... particuliers (je ne dirais rien de plus pour ne pas trop en dévoiler sur l'histoire). Une bataille avec Doflamingo semble se profiler de plus en plus car tout le système de ce dernier repose sur César... Oda nous propose toujours un mix entre des situations loufoques et des phases d'actions un peu plus sérieuses. Avec un dosage presque parfait, le lecteur ne peut que s'immerger dans un pavé de plus de 240 pages (oui, c'est plus que d'habitude) ! Notons aussi qu'on sent une petite amélioration sur l'adaptation, ce qui rend la lecture un peu plus agréable. 


GITS Stand Alone Complex 3 - ****

Nouveau tome, nouvelle mission. Cette fois-ci, on va parler de drogue ! La section 9 va devoir escorter un révolutionnaire sud-américain qui semble tremper dans des affaires pas très nettes. Avec ses intrigues joliment orchestrées et ses personnages fouillés comme c'est pas permis, Ghost in the Shell Stand Alone Complex a réussi à me faire oublier ma petite déception Gangsta et fait partie des meilleures sorties seinen du mois, aucun doute là-dessus. 

Tokyo Ghoul 3 - ****

Alors que les parents d'Hinami se sont faits tuer par les colombes, Kei et Toka vont se rendre en territoire ennemi afin de mettre la police sur une fausse piste. Malheureusement, l'inspecteur Mado et son adjoint veillent au grain... Ce nouveau tome de Tokyo Ghoul reprend les éléments qui marchaient dans les deux premiers : les personnages sont toujours aussi bien dépeints, dans leurs doutes mais aussi dans leurs convictions ; les combats sont courts mais intenses ; et la terreur ne vient pas forcément des "monstres". Même si la vie de goule n'est pas de tout repos pour Kei, ce dernier semble comprendre petit à petit quel est son rôle. Il voudrait servir de pacificateur, de lien entre les hommes et les goules. Lors de son combat contre Kei, les paroles de l'inspecteur qui accompagnent Mado laissent d'ailleurs imaginer cette possibilité comme développement potentiel de l'histoire. Graphiquement magnifique avec un jeu d'ombres particulièrement réussi, Tokyo Ghoul est un très bon seinen dont il serait dommage de se priver. 

Vertical 3 - ***

Ah... la montagne... On la retrouve à nouveau grâce à Shinichi Ishizuka et son personnage qui ne perd jamais le sourire. Sanpo continue à aider les âmes en peine dans les Alpes japonaises dans de nouvelles petites histoires indépendantes. On commence à voir une jolie évolution graphique avec des personnages moins grossiers (les décors étaient déjà sublimes) et un découpage un peu plus recherché. Une bonne nouvelle pour la suite ? Réponse au mois de mars !

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

2 commentaires

  • vaiowega

    13/02/2014 à 18h37

    Répondre

    Morte-terre ? Glénat s'est encore surpassé (j'ai acheté le volume mais je ne l'ai pas encore lu).C'est
    triste cette obsession à vouloir absolument tout traduire, au risque
    que ça ne veuille rien dire ou que la traduction littérale sonne
    complètement à côté de la plaque (comme la plupart des noms d'attaques
    et autres appellations tordues dont l'auteur est si friand).Accessoirement, on n'a pas du tout la même idée du "shôjo/josei", je trouve les dessins de Gangsta justement très "seinen", malgré la présence d'un beau-gosse limite bishounen.

  • OuRs256

    13/02/2014 à 20h39

    Répondre

    C'est surtout les personnages qui font très féminins je trouve. Pour du seinen, j'ai trouvé que c'était beaucoup trop filaire Quand tu regardes des titres comme Tokyo Ghoul ou Les Gouttes de Dieu, t'as des héros qui ont de la substance alors que dans Gangsta, c'était pas terrible... Pour OP, disons que je suis pas contre le fait de tout traduire si c'est bien adapté. Ici... Ben... Ca l'est pas vraiment ^^. Je suis pas du tout fan du nouveau traducteur, Sylvain Chollet était bien meilleur, avec un vrai travail d'adaptation

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques