Les Glénat du mois de mai 2014

Le mois en deux mots trois mouvements : ça brûle chez les shinigami, Ronaldo se trouve un rival de poids, la mafia se met en valeur, l'espace est à portée de main et les événements surnaturels envahissent le monde contemporain.


Bleach 58
: *ATTENTION SPOILERS* Alors qu'on pensait en avoir terminé avec le boss de la faction ennemie (comprenez : les allemands made in Kubo), l'auteur utilise un petit rebondissement scénaristique dont il a le secret (comprenez : un pétard mouillé)… Jusqu'à maintenant, Yamamoto ne se battait pas contre Yhwach mais contre un membre de son armée capable de le copier. Cependant, ce dernier n'était pas capable de reproduire un dixième de la puissance du grand méchant qui va débarquer et faire passer le shinigami le plus puissant de la cour pour un vulgaire caniche qui n'est bon qu'à aboyer… Pendant ce temps là, personne ne se pose vraiment de questions sur la retraite des Sternritters qui étaient pourtant en train de massacrer tout le monde sans trop faire d'efforts… Bref, le combat fait une petite pause, juste assez pour permettre à Ichigo de partir à la recherche de ses origines et de récupérer une bonne dose de pouvoir afin de pouvoir contrecarrer les plans de l'homme aux quatre consonnes. Les plus sceptiques sont déjà partis et on peut les comprendre mais pour ma part, je retrouve dans ces derniers tomes ce qui a fait le succès de Bleach : des affrontements dantesques et des graphismes magnifiques. Pour le scénario, hum… comment dire… c'est toujours pas ça !

 


Captain Tsubasa 24
 : Toho et Nankatsu n'ont toujours pas réussi à se départager lors de la finale du tournoi des collèges. Difficile de ne pas avoir peur quand on voit l'état des forces en présence. Le pauvre Tsubasa est aux portes de la mort (sans rire et pourtant, ce n'est qu'un collégien qui joue un match de foot) alors que Kojiro a toujours l'air en pleine forme et trouve encore la force d'enchaîner les tirs monstrueux qui iront se heurter aux corps des courageux membres du onze de Nankatsu. Vous l'aurez compris, Yoichi Takahashi est très bon pour l'exagération, à tel point qu'on pourrait presque croire qu'il est marseillais tiens ! Une partie de foot de collège se transforme donc en gigantesque champ de bataille où seuls les forts survivent. Pour le coup, on se dirait que Tsubasa est censé être le meilleur et « blablabla » mais ce qui ressort de ces derniers volumes et surtout de la finale du tournoi, c'est que Kojiro est un joueur bien plus endurant, plus complet et presque plus décisif que notre héros, du moins quand il se décide à jouer en équipe. Ceci mis à part, cette finale aura duré un moment et il faut avouer qu'un petit changement s'impose. Alors, Tsubasa au Brésil, ça vous tente ? 

 


Gangsta 3
 : Après un premier volume pas franchement passionnant et un deuxième tome mitigé, c'est avec un peu d'appréhension que j'ai ouvert ce troisième volume de Gangsta. On y découvre un pan de l'enfance de Warwick et Nicolas et notamment la façon dont ils se sont rencontrés et comment ils en sont venus à mieux se connaître et à se faire confiance. On pouvait s'attendre à beaucoup de choses concernant le passé trouble de Warwick et c'est pour ça que je ne pensais pas du tout trouver un thème aussi peu original. Constamment mis sous pression par une figure paternelle dominante et belliqueuse, le petit garçon a grandi dans un monde où la violence était omniprésente… Bon… C'est pas comme si on avait eu le droit à ce genre d'histoire des dizaines de fois (Madlax pour ne citer que celui là…). L'alternance entre chapitre flashback et chapitre normal sans introduction n'aide pas non plus la fluidité de lecture qui se retrouve assez saccadé et peu motivante pour le lecteur lambda. En fait, l'auteure semble mélanger énormément de choses différentes en les sortant un peu de son chapeau et sans trop les développer, comme pour dire « elles sont là, après, on verra si je les utilise ». Bref, ce troisième tome de Gangsta ne fait que confirmer l'idée forgée à la lecture des volumes précédentes puisque c'est une sorte de médiocrité et même de fouillis qui ressort.

 


Knights of Sidonia 9
 : Nagate et Tsumugi sont partis sauver Izana, attaquée lors d'une mission de reconnaissance. Cependant, cette dernière se retrouve en plein milieu d'une escouade de gauna alors qu'un ancien ennemi refait surface : Benisuzume. Le gauna mutant n'a pas fini d'en découdre avec nos héros et se révèle toujours aussi puissant, rivalisant même avec Tsumugi… Le combat en première partie est tout simplement magnifique, les deux ennemis s'affrontant tantôt dans l'espace tantôt sur les faibles fondations d'une planète en ruine… La deuxième partie du volume est un peu plus calme et on revient à la vie en communauté sur le Sidonia où les disparités commencent à se faire voir. La relation Nagate/Tsumugi/Izana est une fois de plus au centre de toutes les attentions avec une première micro-dispute entre le jeune homme et l'hybride (juste une petite engueulade de couple). Une fois encore, Tsutomu Nihei se fait plaisir et nous fait plaisir grâce à des scènes d'action bien maîtrisées et très faciles à suivre. Il échappe au piège de l'illisible (les combats de mechas souffrent très souvent de ce défaut) en proposant des planches simples et en limitant le nombre d'ennemis sur lesquels l'action est focalisée.

 


Reborn! 41
 : *ATTENTION SPOILERS* Avant dernier volume et donc avant dernier combat pour cette série qui aura connu ses hauts et ses bas. Les Vindice, qui, jusque là, n'avaient pratiquement jamais parlé se transforment subitement en moulins à paroles… C'est un peu dommage puisque cette composante ne va pas du tout avec leur caractère (ou du moins, ce qu'on nous avait laissé comprendre sur leur façon d'être) et il faut avouer qu'ils perdent énormément de charisme. Le dernier ennemi est assez puissant pour se payer le luxe d'étaler Xanxus, Mukuro, Dino, Hibari, Byakuran et Squallo à lui tout seul… Eh oui, ce n'est pas rien mais il y avait une petite tricherie que seul Tsuna aura su remarquer, un peu trop tard malheureusement. Akira Amano nous propose du combat hyper nerveux et sans temps mort (ce qui a pour conséquence d'expédier les trois quarts des affrontements) pour tenter de conclure sa série en beauté. Le travail d'équipe n'aura jamais été mis en avant aussi intensément ni aussi brièvement que ce dans ce quarante-et-unième volume. Plus qu'une dizaine de chapitres avant d'en voir le bout, qui, espérons-le, sera assez bien ficelé pour nous faire oublier la vingtaine de tomes plus que moyens commencés à l'arc du futur…

 


La Tour fantôme 2
: La pauvre Megumi n'aura pas survécu bien longtemps mais qu'à cela ne tienne, le jeune Taichi fait enfin preuve d'un peu de détermination. Le pleutre a visiblement été bouleversé par la mort de celle sur qui il avait flashé. Les pistes sont bien minces pour le moment, mais il s'avère que le procureur Marube a sa petite idée sur celui qui aurait pu sacrifier la jeune femme… Ce qui m'avait le plus plu dans le premier tome de La Tour fantôme, c'était son ambiance tendue et oppressante à souhait. L'auteur en tire partie pour continuer à jouer avec les nerfs du lecteur qui se retrouve baladé par des personnages qui ne possèdent pas une once d'honnêteté. Il est de plus en plus difficile de discerner le vrai du faux dans un Japon d'époque toujours aussi bien documenté (l'inondation de Hanshin est l'un des phénomènes les plus tristement célèbres du siècle au Japon). Le dessin très lisse continuera à vous porter dans un monde toujours aussi inquiétant et difficile à appréhender. Il semblerait que Taichi se soit embarqué dans une histoire qui le dépasse complètement !

 


Tokyo Ghoul 5
: Le Gourmet, Shu Tsukiyama n'arrive plus à retenir ses pulsions cannibales et va mettre en place tout un stratagème pour attirer Kaneki dans ses filets. Pour s'en sortir, le jeune garçon va devoir se battre contre un ennemi bien plus expérimenté que lui dans le maniement de son arme, preuve, encore une fois, que l'expérience peut parfois prendre le pas sur la puissance. Sui Ishida nous propose un combat véritablement exceptionnel entre une être machiavélique à souhait et son parfait opposé. Alors qu'il apprend encore à se servir de sa nouvelle force, Kaneki va être confronté à quelque chose qui le dégoûte, quelque chose qu'il ne pensait pas retrouver dans le monde des goules mais qui est bien présent : l'individualisme. Chez les humains, espèce méprisante et imbue d'elle-même, ce genre de comportement n'était pas véritablement surprenant mais chez les goules, espèce en voie d'extinction, pourchassée nuit et jour par ses assaillants, il attendait une cohésion tout autre que ce qu'il a pu voir lors de la soirée organisée par Shu ou encore dans les efforts que ce dernier fait pour le dévorer. Alors qu'on s'attendait à ce que le combat tourne court, l'auteur fait durer le plaisir et le spectacle dans un affrontement digne des meilleurs shônen du marché.  

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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