Les Glénat du mois de mars 2014

Alors que le mois de février était assez avare en sorties, le mois de mars est bien rempli avec des classiques et propose même deux nouvelles séries


Bleach 57
 :
Papy Yamamoto sort de ses gonds et pousse le lecteur à se demander quel est l'utilité de l'armée de la Soul Society quand on possède un capitaine d'une puissance aussi écrasante. Non content d'éclater chaque Stern Ritter avec une facilité déconcertante, le Papy ne semble pas avoir de mal à prendre le dessus sur Yhwach (ou du moins, c'est ce qu'on essaye de nous faire croire). Bleach continue donc en mode roue libre et il faut avouer que ça me plaît bien. L'auteur a l'air décidé à finir son manga dans une sorte de Battle royale géante entre quincy et shinigami. On assiste à une énième mort impossible (cent euros que le personnage ressuscite dans moins de 5 tomes) qui ne fait que renforcer ce que tout le monde pense depuis quelques temps. Les beaux jours de Bleach sont terminés mais il reste quand même ce petit quelque chose qui nous donne envie de continuer et de voir la fin. Pour moi, c'est le trait magnifique de Kubo réussit toujours (malgré les années) à m'en mettre plein la vue. 

 


Captain Tsubasa 23
 :
La deuxième mi-temps de la finale entre Nankatsu et Toho continue et aucune des deux équipes ne veut lâcher le morceau. Tsubasa et son équipe tentent tant bien que mal de refaire leur retard et de marquer le but qui leur assurera une troisième victoire consécutive en tournoi national. Hum… Comment dire… Je pense que ça commence à faire long. L'auteur continue à étirer sa finale et le lecteur commence à le sentir. Les courses n'en finissent plus et les récupérations paraissent à chaque fois miraculeuses. Oui c'est un manga et oui, ce n'est pas forcément réaliste mais à force de faire un va-et-vient permanent entre les deux équipes, il ne faut pas s'étonner si le lecteur commence à se lasser. Le suspense est bien monté et les deux héros (un pour chaque équipe) ont bien été mis en valeur. Il serait donc peut-être temps de mettre un terme à ce duel pour que nos personnages puissent enfin évoluer. 

 


Gangsta 2
 :
L'impression de médiocrité que j'avais eu lors de la lecture du premier volume semble avoir la peau dure. Gangsta a vraiment du mal à me convaincre, que ce soit au niveau des personnages ou même du graphisme. Les deux protagonistes ne sont pas super charismatiques alors que l'un d'eux, Warwick, a quand même un cache-oeil (accessoire normalement ultra-cool, cf. Ikkitousen et Tokyo Ghoul par exemple). La narration, très lente, n'aide pas non plus. Aucune situation ne réussit vraiment à donner un coup de fouet à la scène qui suit et on se retrouve souvent sur notre faim, dans l'attente de quelque chose qui change un peu. Tout n'est pas à jeter non plus et on peut dire par exemple qu'il y a une excellente ambiance avec un quelques passages bien sentis où l'on sent la pression des réseaux mafieux. Espérons que ça décolle un peu dans le prochain volume sinon, la série continuera probablement sans moi.

 


Knights of Sidonia 8
 :
Après des titres comme Blame!, on se dit que c'est dans les scènes sans paroles que Nihei est au sommet de son art. Il nous prouve le contraire avec le huitième volume de Knights of Sidonia qui explore les liens entre l'humain et les hybrides. Tsugumi et Nagate développent une véritable amitié qui les poussent même à habiter ensemble. On retrouve les deux personnages dans des scènes de vie quotidienne qui prennent une nouvelle dimension avec l'hybride et ses tentacules et un dessin qui s'adapte bien aux scènes plus calmes (c'est là qu'on voit le talent de l'auteur en fait). Les deux êtres entrent en symbiose au fil du volume, ce qui devrait donner une excellente équipe dans le prochain combat (en même temps, Izana a bien besoin d'eux). On a donc un tome un peu moins axé action que le précédent mais qui se lit avec tout autant de plaisir.

 


La Tour fantôme 1
 :
Nouveau seinen des éditions Glénat, j'ai appréhendé le titre d'un oeil intrigué mais aussi intéressé (le seinen, c'est ma grande passion - copyrights Omar Shariff). L'histoire commence avec un loser, Taïchi Amano qui se fait agresser dans une horloge désaffectée. Ce dernier est secouru par une personne très étrange du nom de Tetsuo. Alors que se forme une relation complexe entre les deux jeunes gens, on découvre un personnage mystérieux et assez avare en informations. Pour le moment, difficile de porter un véritable jugement sur la série. La mise en place est plutôt bonne et Tetsuo reste un personnage vraiment bien travaillé mais il manque ce petit « Je ne sais quoi » qui nous pousserait à être accro. En ce qui concerne le dessin, on se trouve en présence de quelque chose de très lisse et les personnages ressemblent parfois à des poupons même si le tout se marie bien avec les décors d'époque. Bref, un démarrage sympathique mais on attend de voir ce que donnera la suite !  

 


Les Gouttes de Dieu 32
 :
Les Gouttes de Dieu est une série qui sait prendre son temps. Après deux tomes passés à se ressourcer, les choses sérieuses reprennent et il faut avouer que ce nouvel apôtre est l'un des plus corsés jusqu'ici. Le texte reste assez évasif et évoque des images fortes mais aussi très mixtes que nos deux héros vont devoir interpréter pour remporter la manche. Comme d'habitude, la lecture de l'article qui concerne le duel est très cérémonieuse et reste strictement identique aux précédentes (on ne change pas une équipe qui gagne !). On connaît bien désormais les façons dont chacun aborde la recherche. Issei va donc se mettre en mode ermite et pousser sa vie dans ses derniers retranchements pour se faire une idée correcte du vin en jeu. Du côté de Shizuku, il va partir à la rencontre de ceux qui connaissent bien le vin et tenter de fonctionner grâce à l'aide des autres. Les auteurs continuent donc à faire ressortir un contraste certains entre les deux hommes, presque devenus frères d'armes dans ce combat contre les énigmes de Yutaka Kanzaki dans une série qui, même si elle commence à perdre tout élément de surprise, réussit toujours à nous passionner. 

 


Minimum 1
 :
Lorsque vous lirez ces lignes, vous aurez peut-être lu mon Kritweet, celui où je cite une ligne de texte de la série : "Il ne me reste plus qu'à continuer à photographier des pistils en espérant y trouver de l'érotisme". Alors oui, cette phrase se trouve au début et donne tout de suite le ton. Pour le moment, Minimum ne remplit pas vraiment le cahier des charges. Il n'y a pas d'énormément de scènes « coquines » ou même de scènes « ecchi » (on en verrait presque plus dans des titres comme Berserk ou même Front Mission qui n'ont pourtant rien de titres interdits aux moins de 16 ans), les personnages principaux ne sont pas plus intéressants (Ito n'est pas franchement motivant et Haru est insupportable). Heureusement, le tout est sauvé par un dessin vraiment joli qui m'a fait penser au trait d'Hiroya Oku (Gantz) de par son utilisation bien visible de l'ordinateur. Bref, pour le moment, ce premier titre du label Erotic de Glénat ne convainc pas mais il faut peut-être lui laisser un peu de temps pour s'installer. 

 


Reborn! 40
:
L'arc final prend une toute nouvelle dimension alors qu'on apprend la vérité sur le mystère des arcobaleno. La plupart des mystères de la série sont résolus et tout est parfaitement en place pour le combat final. Alors que Bermuda et les Vindice avaient proposé une alliance à l'équipe de Reborn, ce dernier refuse sans vraiment hésiter. Pourquoi ? Le bébé le plus fort du monde n'a pas vraiment besoin d'aide supplémentaire évidemment ! Alors que la première partie du volume est consacrée au combat (plutôt bon d'ailleurs, avec de jolis rebondissements), la seconde laisse place à la discussion et à la réflexion. Une fois la vérité découverte, Tsuna va chercher un moyen de lever une malédiction qui pend au nez de l'équipe la plus forte du petit tournoi organisé par la face d'échiquier. Les deux derniers volumes promettent un joli pêle-mêle d'idées et une fin digne de ce nom pour un manga qui n'aura pas toujours eu le droit au meilleur traitement qui soit. 

 


Tokyo Ghoul 4
:
On commence à causer cuisine grâce à Tokyo Ghoul. Les exploits de Kaneki lui valent une petite réputation mais est-ce qu'il attire uniquement les bonnes personnes ? Alors qu'une goule gastronome commence à s'intéresser à lui, le jeune homme va découvrir que le monde des goules et celui des hommes n'est peut-être pas si différent. Quand la cruauté règne… Dans ce nouveau volume, l'auteur introduit le personnage du gourmet, Shu Tsukiyama, quelqu'un qui semble presque plus dangereux que les officiers du CCG pour notre héros. Ce dernier, lorsqu'il se trouve devant une chose qui sort du commun, possède une envie irrésistible… de le la manger. Manque de pot pour ce pauvre Kaneki qui va devoir faire face à une menace de plus, un danger qui va venir de l'intérieur de sa nouvelle société. Avec un ambiance toujours aux petits oignons, Tokyo Ghoul vous procurera des sensations particulières, du dégoût (quand ça bouffe de l'humain, c'est pas super ragoûtant) à l'intrigue en passant par le plaisir (mais si mais si, j'insiste !), ce qui en fait un titre à ne pas louper.

Partager cet article

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques