4.5/10

GO ANd GO

Le baseball et la France, il faut bien l'avouer, ce n'est pas vraiment une grande histoire d'amour. Allez demander dans la rue, c'est à peine si les français connaissent les règles de ce sport pourtant diablement amusant. C'est ainsi que GO ANd GO fait figure de produit exotique sur notre beau marché national. Hélas, ce n'est pas avec un tel manga que le sport favori des japonais et des étasuniens risque de prendre de la popularité en France.

Takao Koyano donne assez vite le ton de son manga, dès le titre. 'Ango' voulant dire 'idiot' dans le dialecte de Nitta, le héros de l'histoire, on peut comprendre le 'Go And Go' de la couverture comme un 'vas-y imbécile' du meilleur goût. Humour débile et auto dérision sont donc au programme, ce qui ne peut qu'être un point positif.

Seulement, après trois volumes sortis jusqu'ici, on a beau chercher, l'humour est le grand absent de ce manga. Non pas qu'il n'y ait quelques pitoyables tentatives, mais l'on rigole en moyenne 5 secondes par volume (devant les dessins la plupart du temps). Et sur un temps de lecture moyen d'une petite heure, il faut bien reconnaître que ça fait peu. Des gags téléphonés s'enchaînent et se ressemblent, à la consternation du lecteur à qui il faudra bien du courage pour continuer la lecture.

GO ANd GO se contente donc du service minimum, narrant l'histoire de Nitta, jeune lanceur venant tout juste d'intégrer la prestigieuse équipe d'Hoyo. Il y fera la connaissance de Sakurai, occupant la même position que lui. Une forte rivalité naîtra entre les deux garçons, qui cherchent tout deux à devenir lanceur attitré de l'équipe.
Nitta est un Sakuragi du pauvre, Sakurai un faux Rukawa. Vous l'aurez compris, GO ANd GO à bien du mal à trouver son identité par rapport aux autres mangas de sport, Slam Dunk en premier. Les personnages n'ont aucune vie, n'arrivent pas à interpeller le lecteur comme sait si bien le faire Inoue. Le base-ball est un sport se jouant par équipes de neuf, et le pauvre Koyano peine déjà à mettre en place deux protagonistes.

On se consolera par la qualité technique des matchs et une intensité plus ou moins bien retranscrite. De même, l'auteur arrive à laisser certaines pistes de l'histoire dans l'obscurité, ce qui laisse à présager une potentielle évolution dans le scénario. Mais ce qui ne pardonne pas, c'est les dessins. Banals, bâclés, vides, moches (n'ayons pas peur des mots); c'est bel et bien la goutte qui fait déborder le vase. Même les amateurs de shônens les plus persévérants auront du mal à s'attacher à GO ANd Go. Dans le même genre, Rookies est largement mieux réussi à tous les niveaux.

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BX

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4 commentaires

  • Anonyme

    25/12/2008 à 11h33

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    Pas d'accord avec tout ce qui est dit...


    J'suis eu 15eme T et j'adore

  • Anonyme

    15/06/2009 à 16h47

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    je suis pas du tout d'accord non plus, et surtout pas avc l'histoire des dessins, surtout quand on connait le rythme de parution au japon... je trouve qu'ils sont plus réussi que certains tome de Naruto par exemple, en sachant que ce sont ses assistants qui font tout le boulot ou presque


    Je fais du baseball, et pour les fans c'es un bon manga ( je connais aussi Slam Dunk, et si on connaît l'histoire, on ne trouve pas que Nitta= Sakuragi et Sakurai= Rukawa, Nitta lui estdéjà un excellent joueur dès le début, contrairement à Sakuragi, et Sakurai n'est pas un "génie" comme Rukawa )

  • Jade

    15/06/2009 à 23h49

    Répondre

    je suis d'accord sur certains points :


    Au niveau graphique,  on dépasse parfois Naruto, mais je trouve aussi Naruto particulièrement moche et baclé. Le niveau général des shonens actuels (et déjà à l'époque) sur le plan des dessins est, je le répète, déplorable. Bien sur, si on considère que ce sont les assistants qui font la plupart du travail et que la parution est hebdomadaire, on peut être clément. Mais vu le résultat, on ne peut pas dire que les dessins soient beaux, ce serait un mensonge, surtout par rapport à d'autres mangas.


     Concernant la comparaison avec Slam Dunk, je pense que le duo Sakuragi/Rukawa et Nitta/Sakurai est comparable car il on y retrouve la meme dynamique : un surexisté arriviste sûr de son talent qui mis en compétition avec une star de l'équipe taciturne et prétentieux. Je ne dis pas qu'elle fonctionne au dela, mais c'est déjà énorme comme déjà vu, je trouve. 


    Sinon pour les matchs, il me semble que dans la critique, je dis qu'ils valent le coup et je confirme donc, même si la lecture de ce manga remonte à loin.

  • Anonyme

    16/06/2009 à 15h05

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    C'est vrai que pour les dessins, ce n'est pas du grand art... mais, pour un manga, c'est un bon coup de crayon. Certes, certaines cases sont bâclés en y regardant de plus près on peut voir de nombreuses imperfection. Mais si sur chaque manga on ne regarder que les imperfections, cela nous paraitrer bien fade, c'est du moins ce que je pense

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