9/10

Golden Wind - Si jamais vous mangez de l'or...

Après le jeu de mots lamentable (mais inodore) qui se trouve dans mon titre, vous vous attendez probablement à une série assez pauvre et probablement dénuée d'intérêt. Eh bien, détrompez-vous ! Il se trouve que Golden Wind est l'une des meilleures parties de ce monument qu'est Jojo's Bizarre Adventure. Pour ma part, je n'ai découvert que très très récemment puisque je ne m'y suis mis qu'avec le début de l'anime en octobre 2012. Autant dire que je me suis rapidement rendu compte que j'étais dans l'erreur la plus totale et j'en ai, depuis, profité pour rattraper mon retard. Trêve de bavardages... Prêt... critique !


Nouvelle saison, nouveau héros !
Un peu d'histoire...

En 2002, l'éditeur nommé J'ai Lu (à qui l'on doit notamment les premières éditions d'Olive et Tom et de Ken le Survivant) tente le pari fou de se lancer dans une série fleuve qui cartonne au Japon. Il s'agit bien évidemment de Jojo's Bizarre Adventure. Le premier volume paraîtra en janvier 2002 et la série sera arrêtée en
2005 avec la sortie du 46e, synonyme de fin de la quatrième partie, Diamond is Unbreakable (souvent nommée Diamond is not Crash en VO). Dans la communauté (ô combien active) des fans de la série, c'est une période de deuil qui commence puisqu'ils devront attendre jusqu'à mi-2007 pour découvrir la suite de la série qui sera licenciée par Tonkam. La série totalise actuellement 8 saisons au Japon (la huitième est encore en cours) et compte plus de 105 tomes (c'est vous dire).


C'est l'histoire d'un mafieux...

L'histoire se passe en 2001, à Rome (Italie). Hirosei Koïchi a été envoyé là-bas par Jotaro Kujo (héros de la troisième partie) pour trouver un jeune garçon nommé Shiobana Haruno. Au départ, Koïchi va avoir un petit problème avec son nom (en Italie, il se fait appeler Giovanna Giorno -> Gio Gio puisqu'en japonais, l'écriture est identique à celle de Jojo) mais il va vite se rendre compte de son erreur et retrouver le garçon en question. Malheureusement, ce dernier semble être un petit voyou... Avec les ennemis qui arrivent, Koïchi va vite voir que Giorno a quelque chose de plus que les petites frappes que l'on voit partout : un grand coeur... et un stand !

Après cette petite introduction, on suivra donc les aventures de ce blond qui s'avère être... le fils de Dio. Ne vous inquiétez pas, il n'a rien à voir avec son démon de père, il semble plutôt avoir hérité de l'amour inconditionnel caractéristique de la famille Joestar. Lors de son combat contre un tueur envoyé par la Passione, l'organisation mafieuse qui a la mainmise sur la ville, Giorno réussit à convaincre son adversaire qu'un changement est nécessaire. Commence alors une lutte incroyable contre l'organisation à l'origine des maux de la ville ! 

Parlons bien, parlons stand !

L'une des grosses particularités (et l'un des gros atouts de la série) de Jojo's Bizarre Adventure tient de son concept de stand. Les stand sont des matérialisations de la force de l'esprit apparues dans la saison 3 Stardust Crusaders à cause de Dio, l'ennemi juré de la famille Joestar (pour plus de renseignements, je vous renvoie aux chroniques à venir sur la saison en question !).

Chaque stand possède ses propres caractéristiques, avec ses forces et ses faiblesses. Puisque c'est une matérialisation de l'esprit de son manieur, c'est toujours le trait le plus présent chez ce dernier qui est exacerbé dans son stand et qui se retrouve transformé en pouvoir. Araki a vraiment bien travaillé pour cette cinquième saison puisque l'on trouve une grande diversité parmi les stand (alliés ou ennemis) que l'on peut séparer en trois grands types : les stand autoguidés, les stand de proximité et les stand à activation particulière (je préfère ne pas trop en dire pour ne pas tout révéler sur les ennemis).

Sachant que découvrir le pouvoir des stand est toujours le gros enjeu d'un combat dans Jojo, je ne vais pas trop m'étendre sur la question mais je vais quand même donner deux ou trois exemples pour que vous ayez une idée. Giorno et son amour débordant pour les humains donnent un stand nommé Gold Experience qui permet de donner la vie à tout ce qu'il touche ou l'inverse, transformer en objet un organisme vivant. Mon préféré de cette cinquième saison n'est autre que le stand de Mista, le pistolero du groupe : Sex Pistols. Il est divisé en 6 petits êtres qui dirigent des balles, provoquant accélérations et ricochets, ce qui les rend les balles de Mista encore plus meurtrières ! 

Entre charisme et caractère, il n'y a qu'un pas ! 

S'il y a bien une chose que je retiens de cette cinquième partie, ce sont bien les personnages. La petite équipe de Buccellati paraît belliqueuse au début mais on fait assez rapidement leur connaissance (pour notre plus grand plaisir). Pour preuve, je me souviens encore de tous leurs noms (ainsi que ceux de leurs stand) sans faire aucun effort (sachant que j'ai beaucoup de mal à retenir les noms en général, c'est un exploit) ! Que ce soit le joyeux luron Narancia et son stand autoguidé Aerosmith ou encore Abbacchio, ténébreux et dur à convaincre, et son stand Moody Blues, la palette de personnages fait que chaque scène change puisqu'aucun ne se ressemble. 

Le personnage de Trish (avec son stand Spice Girl) vient rajouter une petite touche de séduction dans ce monde masculin (l'équipe de Buccellati est toute entière composée d'hommes même si on se pose certaines questions sur Narancia au début). Fade et peu engageante lors de son arrivée, elle se révèle très vite être un personnage déterminé et qui n'a peur de rien. Son stand se révèlera d'ailleurs très utile à l'équipe à de nombreuses reprises. 

Un dessin à la mode. 

On le remarque très facilement aux nombreuses couvertures disséminées dans cet article, le trait d'Hirohiko Araki est très très particulier. C'est vrai en ce qui concerne les différentes poses des personnages mais aussi l'allure des stands. L'auteur adore jouer sur les contorsions du corps et ne se gêne pas pour habiller ses personnages... à la mode (en même temps, l'auteur ne s'en cache pas, il a toujours rêvé de devenir styliste !). On se rend très vite compte à la lecture qu'il apporte un grand soin aux vêtements de ses héros et on remarque que chaque motif, chaque plissure est là pour une bonne raison. 

Alors qu'on pourrait imaginer du grand n'importe quoi pendant les combats à cause des nombreux stand, nos doutes s'effacent très rapidement puisqu'Araki sait gérer ses personnages à la perfection et s'arrange pour organiser des combats qui ne sont pas brouillons, avec des pouvoirs qui ne se "chevauchent" pas. Il n'y a quasiment aucune baston à proprement parler puisqu'à chaque fois, les pouvoirs du stand sont combinés à la ruse de son manieur pour ne pas se faire repérer !

2 + 2 = 4.


Déjà fini ?
En découvrant Jojo cet automne, je me suis rendu compte que j'avais vraiment laissé passer une oeuvre majeure depuis des années. C'est vrai que mieux vaut tard que jamais mais pour le coup, j'ai été complètement aveugle ! 

Quoi qu'il en soit, si vous voulez découvrir l'univers, cette cinquième saison est une parfaite entrée en la matière et vous ne souffrirez pas du tout de ne pas avoir lu les séries précédentes. Tonkam a prévu un petit rappel pour les choses cruciales mais bon, passé les 5 premiers chapitres du tome 1, il faut avouer que les autres séries ne sont plus du tout mentionnées ! 

Si le concept vous plaît et que vous accrochez aux délires de l'auteur, guettez Steel Ball Run (la saison 7 mais qui peut se lire indépendamment du reste) et Stardust Crusaders (la saison 3 avec l'apparition des fameux stand) dont les volumes 1 sont sortis il y a quelques jours chez Tonkam ! 

A découvrir

Thermae Romae T.V

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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