2.5/10

Gonta

Round 1 :
Umeboshi Kinya, jeune lycéen, a enfin réalisé son rêve en devenant le battle king : le roi de la baston de rue. Pourtant, rien ne va plus. Sans rival, Kinya se retrouve sans but dans la vie... jusqu'au jour où il entend parler de Tobita, un boxeur qu'il cherche alors à défier. Kinya va alors découvrir la boxe mais surtout des adversaires qu'il n'imaginait pas si forts.

Punch Comics nous propose une fois de plus un titre du catalogue de l'éditeur japonais Akita Shoten. Après le base ball (GO ANd GO) et la comédie romantique (No Bra), au programme cette fois-ci la boxe. Une fois de plus, cette sortie n'apporte rien de nouveau au paysage du manga français. En effet, les manga de boxe et plus généralement de combat sont légion (Hajime No Ippo, Tough, Katsuo, Racaille Blues, Noritaka, High School...). Et malheureusement, face à cette concurrence il ne faut pas avoir peur de dire que Gonta ne fait pas un pli. Ainsi, dès les premières pages, on se rend compte du faible potentiel de l'oeuvre :
- un thème surexploité
- un héros tête à claque
- des personnages secondaires sans charisme
- ...la liste est longue.
Résultat, tout au long de la lecture on s'ennuie ferme. Le héros ne dégage rien et on a d'ailleurs plus envie de le dégager tellement il tape sur les nerfs par sa stupidité. Les personnages secondaires ne remontent malheureusement pas la barre : entre une coacheuse andersonesque, un rival de Kinya au flegme endormant et un petit bonze façon chimpanzé, on a de quoi faire.

Round 1, Gonta déjà K.O.

Round 2 :

Gonta
Gonta
Face à une telle nullité, on aimerait pouvoir dire que le dessin va pouvoir sauver les meubles mais une fois de plus c'est un direct qu'on se prend dans les dents. Le dessinateur, sans être mauvais, a tout de même beaucoup de mal à faire ressortir une quelconque émotion de ses planches. Les combats sont platoniques, sans rythmes et donc ennuyeux au possible. Aucune tension ne ressort. Les protagonistes principaux sont différents mais pas bien dessinés. On croirait avoir devant nous des caricatures. Enfin, la mise en page très classique n'arrange rien au fiasco.

Round 2, Gonta au tapis.

Round 3 : dernier round.

Au final, seule l'édition proposée par Punch Comics nous permet de dire du bien de ce titre. Comme à son habitude, l'éditeur a fourni un travail de qualité pour un prix dans la moyenne du marché. Seuls les fans de bastons trouveront donc un intérêt dans ce titre. Pour les autres, passez votre chemin sans hésitation.

A découvrir

No Bra

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