7/10

Goyô

Une histoire de rônin pas comme les autres. Sans gloire ni combat périlleux. Mais l'histoire d'un observateur-enquêteur au milieu de personnages au passé trouble...

Masanosuke est un rônin, c'est-à-dire un samouraï sans maître, congédié par son daimyô à cause de sa trop grande timidité... Contraint d'errer de ville en ville, à la recherche de moyen de subsistance, il fait la rencontre de Yaichi, un jeune homme mystérieux assez débauché. Lorsque Yaichi lui propose de devenir son garde du corps, Masa ne se doute pas que Yaichi est en fait le chef d'une bande de brigands, les Goyô, spécialisés dans les enlèvements contre rançon ! Masanosuke ne sait trop que penser, mais il est en même temps fasciné par les Goyô et leurs singularités.
La bande compte en tout quatre membres : Umezo, le tenancier de la taverne où la bande se réunit, O-Take, la fille de la bande dont Umezo est amoureux, l'informateur Matsukichi et l'énigmatique Yaichi. Progressivement et presque malgré lui, Masa est embarqué dans les affaires louches des Goyô. En même temps que le lecteur, Masa découvrira un peu mieux les différents membres de cette bande de ravisseurs peu commune.

Goyô
Goyô
Goyô
est un manga de samouraï pas vraiment comme les autres. Pas vraiment d'action à proprement parler mais la découverte du passé de chaque voleur d'une bande de ravisseurs par un personnage de samouraï atypique. Timide et naïf, Masa se découvre des talents d'enquêteur contre son bon vouloir, tout en exerçant contre son gré le métier de garde du corps de ses voleurs. Dans le besoin et sans un caractère fort, il se fait mener par le bout du nez par Yaichi, un personnage étrange au passé flou. Le charme du manga réside dans ses non-dits, son ambiance austère mais terriblement intrigante et des descriptions de personnages aux facettes peu communes. Goyô prend tout son sens à partir du quatrième avec l'apparition d'un nouveau roublard et d'un officier du Bakufu se révélant une teigne.

Austère, le trait l'est aussi avec un côté minimaliste sur les détails, la mise en scène et les détails. Goyô est même presque simple en apparence mais progressivement, le lecteur se rend compte des relations complexes découvertes par bribes et d'une mise en scène beaucoup moins évidente qu'il n'y paraissait avec l'intégration de flashbacks d'intérêt. Le trait paraît faiblard, il le semble énormément au départ pour progresser un petit peu par la suite. Le chara design est particulier, pas désagréable mais fort changeant des canons manga. Natsume Ono évoque plutôt une autre mangaka atypique, Taiyo Matsumoto, en bien moins détaillé.

Goyô est une œuvre étrange qui nous happe lentement et qui semble prendre une autre envergure les volumes passant. Si les débuts paraissent difficiles, la suite prend une toute autre signification...

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