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Gunparade March

Gunparade March ne laisse aucun doute sur sa fonction de divertissement : il y aura des méchas, du combat, du courage et des tas de valeurs humaines débordant de héros charisma... ah non, excusez-moi mais voici une surprise bien différente de celle à laquelle tout un chacun pouvait s ‘attendre. A travers douze épisodes, le scénario se plonge dans les relations des combattants en n'évoquant que rarement les affrontements extérieurs. Conceptuel ? Nouveau ? Surprenant ? La suite vous le dira...

Mech d'amour

En 1945, des extra-terrestres dénommés "Chimères" ont attaqué la terre. Du fait de leur supériorité numérique, beaucoup de soldats terriens sont tués au combat. En 1978, la compagnie Shibamura développe le HWT, un robot de combat humanoïde. La société se réorganise de son côté, et les lycées sont transformés en écoles de combat, où chaque élève de plus de 16 ans se retrouve assigné à une mission précise. L'une de ces unités, la n°5121, est à la fois la meilleure, mais aussi la plus étrange, notamment depuis l'arrivée de Maï Shibamura. Son comportement hors norme déstabilise l'unité. De nombreuses tensions apparaissent avec les autres "étudiants", et en particulier Hayami, mettant en péril les missions, dans ce monde en guerre...

Ne vous fiez pas au titre de l'anime, Gunparade March ne correspond pas du tout à des combats de mécha mais représente tout simplement une histoire de coeur somme toute banale entre des lycéens aux caractères assez stéréotypés. Comme d'habitude, on retrouver la fière, l'étourdi, la malheureuse aux airs de malade, la petite fille kawaï, le dragueur, etc... Le scénario laissait envisager un véritable combat mais il n'en est rien. Les combats sont peu nombreux, peu haletants et l'histoire se recentre sur la relation entre Maï et Hayami. Floué sur le scénario, le spectateur se recentre alors sur les amours des deux lycéens qui joue à « je t'aime... moi non plus ». Si les premiers épisodes sont plus centrés sur la découverte des personnages, la suite se recentre essentiellement sur une mise en couple qui... traîne jusqu'au bout sans décoller. Typique, classique, totalement dans la norme des animés d'amour et d'amitié.

March avant ou march arrière ?

A croire que Déclic Images n'a pas visionné l'animé avant de le distribuer, le résumé est totalement inadapté au genre. Cependant, tout n'est p as à jeter dans l'animé. La réalisation est efficace même si devant se plier au cahier des charges avec tous les clichés du genre. Les plans de vision tactique des combats ou les quelques effets sont intéressants et maîtrisés avec bonheur. Seulement, des plans et des situations répétitifs viennent gâcher un peu le plaisir. Du fait de l'histoire, le rythme est plutôt lent, provoquant peu de surprises (à l'exception d'un épisode).

Le chara design est somme toute banale, les mecha ne présentent aucune originalité et les situations de genre présentent un certain nombre de plans convenus (pont suspendu, chat qui miaule...). Les traits sont fins pour détailler des personnages au physique similaire, avec de grands yeux et des mentons à pic. Question packaging, trois DVD comblent un coffret sans fioritures, peu aguicheur et vide tout bonus. A ce propos, une seule piste audio est disponible et l'interactivité se révèle réduite. RAS pour l'OST faisant office de musique militaire.

Au final, Gunparade March se révèle comme un sous-Gundam - Ecole du ciel version animé sans véritable intrigue de mécha mais juste une amourette de lycéens des plus bateaux. Excepté pour certains plans de la réalisation, la suite est à ranger du côté des animés de commande toujours plus ou moins proches d'un cahier des charges dont il est difficile de se dégager.

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Nekojiru Udon

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