5.5/10

.hack//le bracelet du crépuscule - la série

Hack//Legend of the Twilight vise clairement un potentiel se réduisant au shônen manga sans en démordre. Et pourtant, en dépit d'un ton jovial et simple de circonstance, la série tombe parfois dans des travers redondants au genre ou peu en rapport avec l'idée de base...

Le projet .hack a atteint son objectif de se démultiplier sous les supports, les aventures parallèles dans The World ne connaissent plus de limites : manga, anime, jeu vidéo... à tel point que les idées s'amenuisent, surtout lorsque les concepteurs tentent de toucher l'ensemble du public. Si .hack//SIGN voulait atteindre un public ciblé amateur de scénarios complexes et aux ambiances « à la Lain », .hack//Legend of the Twilight vise clairement un potentiel se réduisant au shônen manga sans en démordre. Et pourtant, en dépit d'un ton jovial et simple de circonstance, la série tombe parfois dans des travers redondants au genre ou peu en rapport avec l'idée de base...

The World is mine

Shûgo et sa soeur jumelle Rena sont deux nouveaux participants à The World et ils ont remporté un prix très spécial lors d'un concours: ils ont la chance de revêtir l'apparence des légendaires hackers Kite et Black Rose. Cette occasion exceptionnelle fait d'eux le centre de toutes les attentions. A mesure qu'ils progressent dans The World, il devient évident que Shûgo et Rena ne sont pas des joueurs ordinaires. Des événements inexpliqués ne cessent de se manifester à chacune de leurs missions. Mais ils sont trop occupés à se divertir pour y prêter attention, car après tout ce n'est qu'un jeu et il n'y a probablement rien de grave. Probablement...

L'univers de The world évoqué dans .hack//SIGN est reprise dans son intégralité mais le ton n'est plus le même. En suivant deux pré adolescents joviaux mais pas toujours adeptes de réflexions intelligentes, la série prend une tournure beaucoup plus orientée action, voire légère. Le scénario peu élaboré lors des premiers épisodes ne se soulève que par bribes et apparitions de monstres insensées mettant aux prises les personnages face à un bug du jeu. Progressivement, une coalition se forme laissant entrevoir les grandes lignes d'une aventure d'héroic fantasy dans un monde virtuel. Mais pour autant, le scénario ne tire pas vers le haut et les « one-shot aventures » des épisodes ne sont pas des plus passionnantes pour une série en douze épisodes. Cependant, comme dans .hack//SIGN, la série développe aussi les ténèbres du quotidien des joueurs par instants. La virtualité colorée met en lumière une réalité trop morne, dépourvue de visages expressifs et de regards, jouant sur les ombres et les non dits. La relation filiale revient constamment sur le devant de la scène sans être plus passionnante que cela.

Hacoeur

Techniquement, pas grand-chose à redire, les gros studios bénéficient de moyens qui ne laissent pas l'oeil indifférent d'où une animation fluide avec des personnages et monstres travaillés même si pas toujours très originaux et assez caricaturaux du monde du jeu vidéo. Dans une flamboyance de couleurs vives, The world bénéficie de paysages superbes et d'un grand espace de vie sans cesse renouvelable. La bande-son juste sympathique sur .hack//SIGN disparaît au profit d'une immonde J-pop peu glorieuse. Beez propose un packaging simple avec des bonus existants en nombre suffisants pour intéresser à l'univers. A noter qu'il est quasiment impossible de supporter plus de deux minutes la VF et que par conséquent, la version originale demeure bel et bien la seule et l'unique acceptable.

Difficile transition pour le projet .hack car ce Legend of the Twilight s'avère beaucoup moins passionnant et plus simpliste que son grand frère. Le ton et le scénario se révèlent moyen, pas toujours très folichon, juste suffisant pour être regarder mais la beauté des décors saura peut-être confondre les plus récalcitrants...

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